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Tome cinquième.
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EAU

EAl

qui tiennent, soit à des erreurs dans la clas-sification géognostique, comme on peut lesupposer pour l'eau sulfureuse de Gamarde,près de Dax , soit à des circonstances parti-culières de gisement, comme à Enghien , prèsde Paris.L’eausulfureused’Engliien, en effet,prend sa source aux environs de l’étang deSaint-Gratien , au niveau des couches degypse traversées par les eaux de cet étang:or, ces eaux sont chargées de matières or-ganiques, propres, comme on sait, à opérerla décomposition du sulfate de chaux.

Il est à remarquer, du reste, que ni leseaux de Gamarde ni celles d’Enghien nesont thermales.

Parmi les eaux provenant de terrains desédiments supérieurs se rangent les eauxferrugineuses de Passy, de Forges ; les eauxsalines d'Epsom, de Sedlitz, etc.

4° Enfin, les terrains de porphyre, detrachyte, de basalte, et les terrains volca-niques, tant anciens que modernes, présen-tent le plus souvent, dans leurs eaux miné-rales, les mêmes phénomènes de tempéra-ture et de composition que les eaux des ter-rains primordiaux. Les gaz hydrogènesulfuré et acide carbonique, le carbo-nate de soude , la silice, le carbonate dechaux y reparaissent, tandis qu’on y trouveà peine le sulfate de chaux et les sels à basede magnésie ou de fer.

Les eaux thermales de Dax, celles du Mont-Dore , proviennent de roches trappéennes etbasaltiques ; il en est de même de l’eau in-crustante de Sainte-Alyre, près de Clermont .

Quelques eaux chargées d’hydrogène sul-furé et de carbonate de chaux aux environsde Naples ; les eaux du lac de la Solfatare,près de Rome ; les Geysers ou jets d’eaubouillante d’Islande , qui déposent abon-damment de la silice en incrustation; cer-taines eaux contenant de l'acide sulfuriqueà Java et dans les Cordiliéres, prennentnaissance dans des terrains volcaniques.

D’après ce qui précède, on peut admettre,et c’est en effet ce qui se présente le plussouvent, que les eaux minérales d’une mêmelocalité doivent avoir la même composition.Il se présente cependant des faits com-plètement en opposition avec cette donnée.Ainsi à Luxeuil (Haute-Saône ), par exemple,où les eaux minérales proviennent des terrainsinférieurs, on trouve, à très peu de distance

l’une de l’autre , une source thermale con-tenant des sels de soude et de la silice, etune source froide chargée de gaz acide car-bonique et d’oxyde de fer.

Kirwan, dans ses Essais d’analyse des Eauxminérales , a signalé certaines associationsparticulières de substances salines qui, touten n'étant pas constantes, sont néanmoinsassez générales pour devoir être remar-quées. Ainsi l’on trouve ordinairement réu-nis, le carbonate et le sulfate de chaux, lessulfates d’alumine et de fer, les chloruresde sodium et de calcium ; le chlorure de so-dium est toujours accompagné lui-même desulfate de chaux, à moins qu’il ne se trouvedu carbonate de soude.

Le carbonate de magnésie et le carbonatede chaux se rencontrent ensemble ; le carbo-nate de soude se trouve avec le sulfate desoude et le chlorure de sodium ; le sulfatede magnésie et le chlorure de magnésiumavec le chlorure de sodium, tandis que lesassociations inverses n’ont pas toujours lien;enfin le sulfate de chaux existe dans la pl u "part des sources minérales , et accompagnetous les sels, excepté le carbonate desoude.

D’après ce qui précède , on voit combienla composition d'une eau minérale estcom'plexe : il n'est pas rare de rencontrer deseaux qui fournissent à l’analyse dix pr‘ n 'cipes différents. Le professeur Kastner, d el’université d’Erlangen , ayant analysé, e °1838 , l’eau gazeuse de Selters ou Seltz » ^trouva trois gaz, le gaz acide carboniq ue ’l’oxygène, l’azote, et dix-sept sels différents»parmi lesquels étaient six carbonates.

Les gaz hydrogène sulfuré et acide car'bonique existent dans les eaux froides, emême dans les eaux thermales en propn r "tion beaucoup plus grande que celle <V* eces mêmes eaux pourraient contenir sous l apression atmosphérique ordinaire. Il est f acile de se rendre compte de ce phènomèn e *les eaux dont nous parlons se chargent d egaz dans les profondeurs de la terre, et P af

. . , . piles

conséquent sous une enorme pression ; ^

parcourent ensuite des canaux fermes

toutes parts , et dans lesquels tout

ment gazeux est impossible; et c’est à 1

de ces gaz en excès qu’elles tiennent

dissolution certains sels à peine solub ! 1 ’

et entre autres le carbonate de chaux qu e