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elles ne font que de rares apparitions sur lescôtes de l’Océan , et, en général, ces oiseauxsont peu répandus. On peut citer comme unfait très singulier qu’en 18)8 des Echassesaient niché aux environs d’Abbeville . C’estdans les vastes marais salants de la Hongrie et de la Russie que niche habituellementl’espèce dite d’Europe .
On compte, à tort sans doute, plusieursespèces d’Echasses , dont une, celle à man-teau noir, H. rnelanopterus , est cosmopolite;les autres, au nombre de trois ou quatre,propres à l’Amérique du Sud , ne semblentêtre que de simples variétés. Celle décritepar Wilson ( t. III, p. 76) paraît pourtantêtre une espècedistincte, servant de passageau genre Avocette. C’est a côté des Avocetteset des Chevaliers que doit être la place desÉchasses. (G.)
ÉCHASSIERS. Grallatores , 111. (Gralles,Temm. ; Oiseaux de rivage , Lacép.). ois. —Cinquième ordre de la méthode de Cuvieradopté par tous les naturalistes comme undes groupes réunissant à certains caractèrescommuns un genre de vie plus ou moinsaquatique. La plupart des Échassiers ont,ainsique l’indique leur nom, les jambes fort lon-gues et dégarnies de plumes au-dessus dugenou, ce qui leur permet d’entrer dans l’eaujusqu’à une certaine profondeur, et de mar-cher à gué dans les ruisseaux et les marais.Cependant il y en a plusieurs, comme les Au-truches, les Casoars , les OEdicnèrnes, lesOutardes , les Agamis, qui n’ont pas les ha-bitudes aquatiques et se rattachent aux Galrlinacés. Les uns ont les doigts antérieurs réu-nis par une membrane plus ou moins déve-loppée, les Tourne-Pierres, les Cigognes, lesSpatules, les Ibis, lesFlammants, sont dansce cas ; ces derniers sont même de véritablesPalmipèdes. D’autres n’en ont qu’une seuleréunissant le doigt extérieur à celui du mi-lieu ; tels sont les Chevaliers , les Grues, lesCombattants, les Hérons, les Barges. Onen trouve aussi dont les doigts sont entière-ment séparés, comme les Bécasses, les Jaca-nas; ou, ce qui est plus rare, bordés d’unemembrane , telles que les Poules d’eau, lesTalèves, chez lesquelles la membrane est fortcourte, et les Foulques , les Phalaropes , lesGrèbes, qui l’ont très développée.
Dans plusieurs genres le pouce manque,ainsi que cela se voit dans les OEdicnèrnes,
les Huîtriers, les Sanderlings , les Echasses.
Les Brévipennes ont deux doigts commeles Autruches, ou trois comme les Nandouset les Casoars .
Tous les Échassiers ne sont cependant p aSdes oiseaux à longues jambes ; il y en a cer'tains , tels que les Pluviers, les Vanneaux »les Huîtriers, les Giaroles, les Bécasses»les Maubèches, les Tourne-Pierres, dont lesjambes sont proportionnellement pluscour^tes, mais qui ont le caractère commun à toutle groupe de la nudité de la jambe, except eles Bécasses, dont la jambe est emplumée.
Le bec diffère chez les Echassiers pl uSencore que chez les oiseaux des autres ordres;et si l’on en excepte les Toucans et les Ca-laos, c’est chez eux qu’on trouve les becs lesplus volumineux. Cet organe a servi à Cuvie fde caractère fondamental pour l’établisse"ment des principales divisions qu’il y a h J "troduites. On trouve parmi ces oiseaux desgenres dont le bec bizarre ou difforme l eSfait se soustraire à toute tentative de class»"fication, tels sont les Ombrettes, les Becs-oU"verts , les Savacous , dont le bec, plus larg eque haut, est en forme de cuiller renversee»
les Spatules à bec spatuliforme et les Fia»* 1 "mants, ayant un bec plus singulier que to u *les autres genres, et dont la description estimpuissante à faire connaître la forme»
Presque tous courent avec une grande vltesse, perchent peu ou pas, surtout les T fldactyles, volent avec rapidité et ont les aü eSdisposées à cet effet pour un vol souten» 1,excepté cependant les Brévipennes, qui 0< !volent pas, elles Outardes et les Agamis,d ulvolent mal. Au lieu de replier leurs P attesous leur ventre comme le font les aut f ^oiseaux, ils les étendent en arrière, compour servir de contre-poids à leur long cChez presque tous, la queue est d’une b f
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veté remarquable.
Ceuxdont les jambes sont longues, corflles Cigognes, les Hérons, les Grues, se 11nent souvent sur une seule patte, 1 a ntrepliée à angle droit, et se maintien»^longtemps dans cette position par l'effet ^mécanisme particulier qu’on a comp areressort d’un couteau. ^ qÇ) ,
Ces oiseaux sont presque tous sem»"turnes : la plupart restent immobil 6 * tcomme engourdis pendant que le sole»sur l’horizon et ne prennent de vie Q