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Tome cinquième.
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d’obscurité ce dernier astre et le fait dispa- jraître, en le privant de la lumière solaire. j

Quand le disque lunaire tout entier s’en- Ifonce dans l’ombre, l’éclipse est totale ; elle iest partielle si elle n’y pénètre qu’en partie, jLa Lune perd successivement la lumière des jdiverses parties du disque solaire, et ne jcesse d’être visible que quand elle estcom- \ptëtement immergée dans l’ombre. On adonné le nom de pénombre à l’espace dans |lequel a lieu cette diminution de lumière,et c’est en dehors de la pénombre seulementqu’on jouit d’une lumière complète.

Le commencement, la durée et la gran-deur des Éclipses de Lune se calculent beau-coup plus aisément que celles de Soleil , ence qu’elles sont indépendantes de la positiondu spectateur à la surface de la Terre ;mais l’observation ne peut guère avoir lieuà moins d’une minute de temps près. Aussiles Éclipsesde Lune ne doivent-elles être em-ployées qu’en l’absence de tout autre moyend’observation, car il s’en faut beaucoupqu’elles approchent de la précision desÉclipses de Soleil . On calcule la grandeurde l’Eclipse en divisant le diamètre du corpséclipsé en 12 parties égales appelées doigts ,ce qui a lieu pour tous les astres.

Par suite d’un rapport remarquable entrela durée de la révolution synodique et cellede la révolution des nœuds, les Eclipses re-viennent au bout d’une certaine période, àpeu près dans le même ordre et dans lesmêmes grandeurs. Ainsi, 223 lunaisons ourévolutions synodiques moyennes font 6585jours 32, et 19 révolutions synodiques dunœud font 6585 jours 38. On suppose quela période de 223 lunaisons ou de 18 ans et10 jours était connue des Chaldéens commeun fait d’observation , avant qu’on possédâtune théorie exacte des Éclipses.

Éclipses des satellites. — Les satellitesde Jupiter sont les seuls qu’on ait suffi-samment étudiés , à cause de leur éclat, deleurs Éclipses fréquentes et faciles à obser-ver, et parce qu’elles servaient â*déterminerles longitudes terrestres avant que la théoriede la Lune fût perfectionnée.

-On les voit tantôt passer devant Jupiter et y projeter une petite ombre, tantôt passerderrière cette planète et en être éclipsés. CesÉclipses ont une parfaite analogie avec lesÉclipses de Lune ; mais elles en diffèrent dans

leurs détails à cause de l’éloignement de Ju-piter , de ses énormes dimensions, et de lamoindre obliquité de leur orbite sur l’é-cliptique de cette planète.

L’obliquité de l’anneau de Saturne surcelle des orbites des satellites, sur l’orbe decette planète, fait qu’il n’y a pas d’Éclipsede ces satellites (excepté pour les plus voi-sins de la planète), si ce n’est quand le So-leil est dans le plan de l’anneau ou quenous le voyons de côté. Au reste, Jes satel-lites de Saturne ont été jusqu’ici peu étudiés.

Occultations. — Les occultations sont lesÉclipses des Étoiles par les planètes , d’uneplanète par une autre planète, et des Étoilesou des planètes par la Lune . Ces phéno-mènes étant de la même espèce que lesÉclipses de Soleil , sont étudiés par la mêmeméthode. Les occultations des Étoiles par laLune sont les plus importantes ; elles serventà perfectionner la connaissance des mouve-ments lunaires et à corriger les longitudesgéographiques ; l’astronomie, la géographie ila navigation en retirent de grands secours.

Quantaux autres occultations,elles sont beau-coup plus rares, et rentrent dans les mêmesthéories et les mêmes espèces de calcul queles précédentes. (C. d’Q.)

ECLÏPTA , Linn. bot. ph. — Syn. deBlainvillea , Cass.

ÉCLIPTIQUE, astr.— oy , astres.

ÉCLOGITE (LJoyvj, choix), min. — Haüy a donné ce nom à une roche composée deDisthène et de Diallage, et qu’on n’a trouvéeque dans le Sauralp en Styrie .

ECLOPES, bot. pii. — Genre de la te'mille des Composées-Sénécionidées , étabbpar Gærtner (II, 440) pour des arbr»s~seaux du Cap , à feuilles alternes ou opP°"sées, sessiles, très entières, à capitules ter"minaux solitaires ou en corymbes, sessil eSou pédicellés ; à fleurs jaunes.

ÉCONOME, mam. — Nom vulgaire d’un eesp. du g. Campagnol.

ÉCORCE. Cortex, bot. ph. — C’est apartie extérieure et superficielle de la tig e »c’est elle qui, dans les végétaux ligneü*’recouvre immédiatement le bois. L’écorceexiste aussi bien dans les végétaux herbaque dans ceux qui sont ligneux ; mais dales uns et dans les autres , elle offre des cractéres spéciaux : aussi l’y étudierons-noséparément.