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Tome cinquième.
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par un isolant, s’écoule dans le sol, que I onnomme le réservoir commun.

Deux corps possédant l’électricité dégagéedu verre ou de la résine se repoussent; tan-dis que si l’un d’eux possède l’électricité duverre et l’autre l’électricité de la résine, ilss’attirent. De là cette loi : deux corps élec-trisés de la même manière se repoussent ;tandis qu’ils s’attirent s’ils sont électrisésdifféremment. L’électricité fournie par leverre est appelée vitrée ou positive, et celleprovenantde la résine, résineuse ou négative.Les attractions et répulsions électriques ontlieu en raison inverse du carré de la distanceet en raison directe de la quantité d’électricitépossédée par chacun des corps.

Dans la friction , le corps frotté et le frot-toir possèdent chacun une électricité diffé-rente, en quantité égale et dont la réunionconstitue le fluide neutre ou fluide naturel,lequel réside dans les interstices molécu-laires des corps, et préside à tous les phéno-mènes moléculaires et chimiques. Son in-tervention a lieu également dans tous lesphénomènes de la nature organique commedans ceux de la nature inorganique. Quoiquel’on considère l'électricité comme un fluide,rien ne prouve cependant qu’il en soit ainsi;il pourrait se faire qu’elle fût le résultatd’un mouvement vibratoire de l’éther ; maiscomme l’hypothèse d’un fluide rend mieuxcompte des effets statiques de l’électricitéque l’autre, nous l’adopterons.

Mais le frottement n'est pas le seul moyende rendre libre le principe électrique, qui semanifeste encore à nos yeux par d’autres ef-fets que des attractions et des répulsions;nous citerons comme jouissant de cette pro-priété les actions mécaniques et chimiques,la chaleur, la lumière, l’acte spontané de lavolonté dans certains animaux, etc. Depuisune vingtaine d’années particulièrement,on a fait une étude approfondie des effetsélectriques produits dans ces diverses cir-constances, parce qu’on a reconnu qu’ilsservent à nous éclairer sur les causes quiprésident à la composition et à la constitu-tion des corps. Tel est le point de vue phi-losophique principal sous lequel on doit en-visager aujourd’hui l’étude de l’électricité.Les phénomènes électriques ne se bornentpas seulement, en effet, à des attractionset répulsions, et à des effets statiques, car

le plus souvent le fluide électrique est enmouvement et animé d’une telle vitessequ’ilparcourt plus de 80,000 lieues par seconde ;il produit alors des effets magnétiques, chi-miques , calorifiques ou physiologiques. Sil’on frotte, par exemple, l’un contre l’autredeux corps conducteurs, tels qu’un morceaude bismuth et un morceau d’antimoine, quel-que prompte que soit la séparation de cesdeux corps, aucun de ces corps ne prend leplus petit excès d’électricité libre; mais si»pendant le frottement, les deux métaux sontmis en communication au moyen d’un fil demétal, une partie des deux électricités sépa-rées dans le frottement échappe à la recom-position au contact, et suit le fil, qui acquiertalors des propriétés magnétiques particu-lières dont nous parlerons plus loin. L’élec-tricité se présente donc à nous à l’état sta-tique ou à l’état dynamique. Envisageons-lasuccessivement sous chacun de ces deuxétats.

DE L’ÉLECTRICITÉ STATIQUE.

Avant de faire connaître les lois qui pf^sident au dégagement de l’électricité , il estindispensable d’indiquer les appareils em - *ployés à cet usage, ainsi que les propriétégénérales sur lesquelles repose leur con"struction. Ces appareils sont, pour l’électri-cité libre ou statique, les électroscopes et l cSélectromètres; pour l’électricité dynamifl ueou en mouvement, les galvanomètres ° umultiplicateurs. Les électroscopes servent aaccuser la présence de l’électricité sur uncorps; les électromètres à mesurer son ,rl "tensité; les galvanomètres à l’un et l’au tie

usage à l’égard de l’électricité en mon'ment. Nous commencerons par ce qui c ° ncerne l’électricité statique.

Les électroscopes sont plus ou moins sensibles selon l’intensité de l’électricité dont onveut reconnaître l’existence. Les deux apP a

reils le plus généralement employés sont •

d’une

dans

1» l’électroscope à feuilles d’or, formecloche en verre, munie d’une tubulure <laquelle passe une tige en métal terminée Pune pince, entre lesquelles on fixe de ^petites feuilles d’or battues , qui, en ral ^de leur grande légèreté, s’écartent dès 1^stant que l’on communique à la tige unepetite quantité d’électricité ; 2° l’électroscode Coulomb,composé d’un fil simple de coc