ELE
235
ELE
dont l’on des bouts est fixé entre les bran-ches d'une pince, et dont l’autre sert à porterun petit fil horizontal, en gomme, formanttevier, à l’une des extrémités duquel est fixéun petit disque de clinquant. La pince estfixée au centre d’un disque de verre, qui re-couvre une cloche dans laquelle se trouvele fil de cocon et le petit bras de levier. Ledisque ayant été électrisé préalablement,s i on lui présente à distance un corps faible-ment électrisé, il sera attiré ou repoussé,suivant la nature de l’électricité du corps.
En substituant au fil de cocon un fil d’ar-gent d'un petit diamètre et non recuit, etajoutant à l’appareil deux cercles divisés etdivers accessoires, on a la balance de torsion,dite balance électrique, à l’aide de laquelle^°ulomb£ découvert les lois des attractionsrépulsions électriques, lois qui sont les^émes que celles qui régissent les mouve-^nts des corps célestes. Dans ces derniersteiïî ps, des expériences faites en Angleterre° n t semblé porter atteinte à ces lois; on avaitj* nn oncé qu’elles n’avaient pas lieu pour^utes les distances.On conçoit, en effet, quej, 1 deux corps électrisés sont placés assez prèsu u de l’autre pour que l’électricité de cha-d’eux réagisse sur l’électricité de l’au-re > on aura des effets complexes qui pour-dter en apparence à la loi de sa géné-a *té. Mais ce sont j a des cas particulierse Coulomb a eu le soin d’éviter.
0u Lors W Un corps est électrisé positivementt an Nativement, si on lui présente à dis-hat^ Un cor P s conducteur isolé, l’électricités ée ce cor P s se Couvera décompo-
l’action par influence.
n -d deux principes. L’électricité de^ COl *traire d Ce ^ e d u P rem * er sera att i“
tandis
m p que l’autre sera repoussée dans
le s éi e ,e ? a p,us éloignée ; mais, à leur tour,^ r ont Ctr " C ', tés sé P arées du second corps réa-et a *ns! d F l électr ‘ c fié naturelle du premier,hn état ® su fi e » jusqu’à ce qu’il en résulteattr acti entre toutes les actions
Vi et)t s , et répulsives des deux corps.
Partie i** a touc her alors avec le doigt la- c ,a plus r’ *
été
re, égué
pr «mi er
1 éloignée du second corps où a„. llier ée 1 élect ricité semblable à celle duCt cor C!0rPS,0n enlèvera celte électricité,cité de PS SC lrouvera posséder une électri—*§®e contraire. La quantité qu’on
peut lui faire acquérir ainsi est, pour ainsidire, illimitée, pourvu toutefois que lescorps ne soient pas assez rapprochés pourqu’il s’opère entre eux une décharge. On ditdans ce cas que le corps est électrisé par in-fluence. On a besoin de connaître ce moded’électrisation pour concevoir comment ontlieu les décompositions électro-chimiques.
DE LA PERTE D’ÉLECTRICITÉ QU’ÉPROUVENT
LES CORPS PAR LE CONTACT DE L’AIR ET
DES SUPPORTS, ET DE LA DISTRIBUTION DE
L’ÉLECTRICITÉ SUR LEUR SURFACE.
Un corps conducteur isolé perd plus oumoins rapidement son électricité, soit par soncontact avec un air plus ou moins humide,soit par l’intermédiaire des supports qui n’iso-lent jamais parfaitement, et dont la surface serecouvre d’une couche d’eau hygrométriquequi les rend conducteurs; il n’en faut pasdavantage pour qu’il y ait un écoulementcontinuel d’électricité dans l’air et le longdes supports. Coulomb a déterminé les loisde cet écoulement en raison de l’état hygro-métrique de l’air, de la longueur et du dia-mètre des supports. La connaissance de ceslois est indispensable aux personnes qui s’oc-cupent de recherches relatives à la distribu-tion de l’électricité sur la surface des corps.
L’expérience et la théorie démontrent que,quelle que soit la forme d’un corps conduc-teur auquel on donne une charge quelcon-que d’électricité , toute cette charge se porteà la surface , où elle forme une couche ex-cessivement mince, de sorte qu’on n’entrouve aucune trace dans l’intérieur. On estconduit par là à considérer l’électricitécomme un fluide impondérable formant unecouche infiniment mince sur la surface ducorps, où elle n’est retenue que par la pressionde l’air, et dont l’épaisseur dépend de la formedu corps. Cette couche est terminée exté-rieurement par la surface même du corps ,et à l’intérieur par une autre surface trèspeu différente de la première, et qui doitprendre la figure propre à l’équilibre desforces répulsives de toutes les molécules quila composent.
L’épaisseur de la couche électrique en unpoint représente la tension de l’électricité ence point. On entend, en général, par tensionla pression que le fluide électrique exercecontre l’air , laquelle est en raison composée