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le sens du courant et la nature du pôle leplus voisin, elTets absolument semblables àceux observés quand on présente un aimantà un autre aimant. Un cylindre électro-dy-namique est donc en tout semblable à unbarreau aimanté: aussi, si l’on suspend cecylindre par son milieu à un système de filsde soie sans torsion, dès l’instant qu’il estparcouru par un courant, il oscille pendantquelques instants, et vient se placer dans leméridien magnétique. En examinant la di-rection des courants, on les trouve descen-dants â l’est et ascendants à l’ouest, allantde l’est à l’ouest dans la partie inférieure dechaque spire, et de l’ouest à l’est dans lapartie supérieure. C’est de ce fait queM. Ampère est parti pour avancer que lemagnétisme du globe peut être représentépar l’action de courants électriques circu-lant de l’est à l’ouest dans la croûte superfi-cielle. Nous renvoyons pour plus amplesrenseignements à l’article magnétisme ter-restre.
DES CAUSES QUI DEGAGENT DE L’ÉLECTRICITÉ.
Ces causes sont nombreuses, puisque toutce qui tend à troubler l’état d’équilibre na-turel des corps dégage de l'électricité. C’estpour ce motif que l’on doit toujours prendreen considération dans l’étude de la consti-tution moléculaire des corps et des actionschimiques les phénomènes relatifs au déga-gement de l’électricité.
Dans le dégagement de l’électricité , quecelle-ci soit â l’état statique ou dynamique,la quantité obtenue de chacun des deux flui-des est d’autant plus considérable qu’on apris plus de précautions pour s’opposer àleur recomposition au contact; par consé-quent, plus les corps d’où s’échappent lesdeux électricités sont meilleurs conducteurs,plus il faut créer d’obstacles pour éviter larecomposition. C’est en cela que consistel’art de l'expérimentateur; et, malgré lesefforts faits depuis 20 ans pour le perfection-ner. on n’a pu encore recueillir qu’une trèsfaible portion des deux électricités devenueslibres à l’instant où leur équilibre estrompu.
A part le but scientifique qu’on se pro-pose quand on étudie le dégagement de l’é-lectricité, il en est un autre très importantqu’on ne doit jamais perdre de vue. En effet,
le fluide électrique étant un agent extrême-ment énergique non seulement comme puis-sance chimique, mais encore comme puis-sance mécanique, on doit s’attacher à re-chercher les moyens les plus efficaces d’enrecueillir la plus grande quantité, afin del’utiliser suivant son intensité.
Les causes qui dégagent de l’électricitésont mécaniques ou chimiques; passons-kstoutes successivement en revue.
DU DÉGAGEMENT DE L’ÉLECTRICITÉ PAR LESCAUSES MÉCANIQUES.
Le clivage d’une lame de mica ou autresubstance cristallisée, non conductrice del’électricité, dégage toujours de l’électricité;et si l’on opère dans l’obscurité, le phéno-mène est accompagné d’une faible lueur phos-phorique. Chacune des lames séparées pos-sède un excès d’électricité contraire dont l’in-tensité est d’autant plus grande que la sé-paration a été plus rapide : or, comme ce phé-nomène a toujours lieu quelque mince quesoit la lame de mica , il s’ensuit qu’il devraitavoir lieu â la limite , c’est-à-dire, s’ilétait possible de séparer deux moléculesl’une de l’autre. Ces faits tendent à prouverque les molécules des corps possèdent aumoins deux faces douées de facultés diffé'rentes, car, sans cela, on ne verrait pas pour-quoi une des lames donnerait une électricitéet l’autre lame l’électricité contraire.
Si les effets électriques précédents ne peu-vent être observés dans le clivage des sub-stances cristallisées conductrices, cela tientuniquement à ce que la séparation des laïuesne peut jamais être assez rapide pour s’op"poser à la recomposition des deux électric 1 "tés dégagées ; mais rien ne s’oppose néaU'moins à ce qu’on puisse les observer avec I emultiplicateur.
Des effets semblables doivent être produitsdans la porphyrisation ; mais les lamell eSséparées restant toujours en contact, il Yrecomposition immédiate des deux électr*cités , et l’on ne peut recueillir aucun exccsd’électricité libre.
La destruction de l’attraction molécula irentre deux substances hétérogènes donne uégalement à un dégagement d’électricH e ^nous en avons un exemple quand on sepun morceau de soufre adhérant à une lade verre.