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Tome cinquième.
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que Ton tient au maximum de saturation,en remplaçant la lame d'or par une lame dezinc amalgamé. Le dispositif précédent estbon pour l'étude des appareils simples,mais ne saurait convenir dans les applica-tions. On lui a substitué celui qui suit. Onprend un vase cylindrique de verre dans le-quel on met l'un des liquides , par exemplela solution de sulfate de cuivre. puis on metdedans un autre vase en toile à voile, en por-celaine dégourdie, servant de diaphragme,et qui doit contenir le deuxième liquide.Dans le premier vase se trouveune lame deplatine enroulée en cylindre autour de cediaphragme , et à laquelle est fixé un fil dumême métal; et dans l'autre, un cylindre dezinc amalgamé, ayant également un appen-dice métallique.

Dans l'appareil à acide nitrique et à eauacidulée, disposé comme le précédent, ona substitué au cylindre de platine un cylin-dre de charbon préparé en calcinant dans unmoule de tôle un mélange intime de coke etde houille grasse finement pulvérisés et for-tement tassés, et on a pris pour diaphragmeun Yase en porcelaine dégourdie. Cet appa-reil donne des effets calorifiques très puis-sants ( Éléments d'électro-chimie ). Nous ren-voyons au même ouvrage (p. 102 et 103)pour la description des deux autres appa-reils, qu'il serait bien difficile de faire con-naître par une courte analyse, et dont l’und'eux est le multiplicateur électro-chimique.Au lieu des appareils précédents, il est sou-vent plus commode de n'employer qu'unseul vase rempli d'eau légèrement aciduléepar l’acide sulfurique, et dans laquelle plon-gent une lame de zinc amalgamée et unelame de cuivre que l’on met en communi-cation l'une de l'autre avec le corps liquideou solide qui doit être traversé par le cou-rant électrique.

Si l'on réunit plusieurs appareils simplesen mettant en communication le zinc de l'unavec le platine de l’autre , ainsi de suite, onforme l’appareil auquel on a donné le nomde pile voltaïque. Cet appareil a le grandavantage de donner un courant d'autant plusénergique que le nombre des appareils sim-ples est plus grand , du moins jusqu'à unecertaine limite. On peut concevoir ce quise passe dans cette circonstance sans avoirrecours à la théorie du contact métallique,

mais bien en s'appuyant sur les effets élec-triques produits dans la réaction de l’eauacidulée sur le zinc, c’est-à-dire en substi-tuant aux effets imaginaires du contact duzinc sur le cuivre celui du liquide sur lezinc.

DES ACTIONS PHYSIQUES ET CHIMIQUES DEL'ÉLECTRICITÉ.

Après avoir exposé toutes les causes quitroublent l’équilibre du principe électriquedans les corps, il s’agit de faire connaître sonmode d’action sur les mêmes corps quandils sont traversés par elle , afin de montrerl’importance de cet agent dans l’étude desphénomènes moléculaires. Conformément àla marche que nous avons suivie en com-mençant , nous opérerons successivementavec l'électricité libre ou statique et l'électri-cité en mouvement ou dynamique.

Toutes les fois qu’une décharge électriquesuffisamment énergique traverse une sub-stance quelconque plus ou moins conduc-trice , elle y produit un déplacement, uneexpansion des molécules et des effets calo-rifiques plus ou moins puissants, d’où il ré-sulte, suivant la nature de cette substance»une dilatation , un déchirement, une liqué-faction, une volatilisation ou une décomp 0 "sition.

L’expérience produite dans l'air et les g aZest rendue sensible au moyen du thermo-mètre de Kinnersley ; dans les liquides, eH eest quelquefois si énergique que les va§ eSde verre qui les renferment sont brisés ?dans les solides, il peut en résulter un dc-chirement des parties.

DES EFFETS CALORIFIQUES.

Lorsqu'on place la boule d'un therru°mètre sensible sur la route parcourue P a *une forte décharge électrique, l'appareil ,ndique aussitôt une élévation de température»laquelle est d'autant plus marquée, q uemilieux traversés par les décharges sont Pou moins conducteurs de l’électricité.

Enprenantpourmesurelalongueurd'uu

fil

d'un diamètre donné qui est fondu, onque l’action calorifique produite par

trouve

la dé-

tjllc i dlllull LdlUIlLU}ut: piUUUitv/ jg

charge d'une batterie croîtà peu près comu 1 ^carré de cette charge pour certaines longuede fil, et pour une même épaisseur des ^qui composent la batterie. La quantité