Band 
Tome cinquième.
Seite
256
JPEG-Download
 

256

ÉLE

ÉLË

encore à l'emploi des courants électriques,pour constater la présence de certains corpsdans les dissolutions et même pour les sépa-rer les uns dps autres, en mettant à profitleurs propriétés électro-chimiques. Elle amis aussi sur la voie d’un procédé pour re-tirer l’or d'une dissolution qui renferme, ou-tre ce métal, du cuivre et du plomb , sanstoucher aux autres métaux; elle permet detraiter avec avantage les minerais d’argentsans l’emploi du mercure, et les mineraisde plomb et de cuivre en évitant la fusion ,et sans avoir besoin de consommer unegrande quantité de combustible ; enfin lesapplications de l’électricité aux arts surgis^-sent de toutes parts, preuve de son univer-salité d’action.

L’électro-chimie enseigne comment oh faitconcourir l’action de l’électricité dégagéedans les plus faibles réactions chimiquesavec celles des affinités, pour augmenter oudiminuer l’énergie de ces dernières, de mêmeque l’on emploie la chaleur pour vaincre laforce d'agrégation et provoquer le jeu desaffinités dans des circonstances où elles nese manifestent pas.

En étudiant les actions lentes sous l’in-fluence des forces électriques, on a été con-duit a examiner les causes qui exercent uneinfluence sur les actions électro-chimiquesen général ; ces causes sont nombreuses, etse rapportent à l’état des surfaces agissantes.

En partant du principe que tout ce quitend à troubler l’équilibre naturel des mo-lécules est une cause de dégagement de l’é-lectricité , on a cherché si par hasard lescauses mécaniques, telles que le frottement,la porphyrisation et la désagrégation qui dé-gagent de l’électricité, n’opéraient pas enmême temps des changements chimiquesdans les corps ; les expériences ayant donnédes résultats affirmatifs, on a vu là encoreune nouvelle relation entre les forces électri-ques et chimiques.

Nous allons maintenant préciser quelquesFaits généraux produits par les actions len-tes , pour montrer quelle peut être l’in-fluence de celles-ci pour l’avancement de laChimie et l’étude des phénomènes géologi-ques. On traitera plus à fond cette importantequestion dans des articles spéciaux.

Les terres peuvent être obtenues facile-

ment cristallisées, particulièrement la chaux

et la magnésie, du moins à l’état d’hydrate,ainsi que les oxydes de cuivre, le protoxydede plomb, l’oxyde de zinc, etc. Pour avoir leprotoxyde de cuivre, on prend un tube enYerre fermé par un bout ; on met au fondde l’oxyde noir de cuivre ; on verse dessusune solution saturée de nitrate de cuivre quihumecte peu à peu l’oxyde, et l’on plongedans la solution, jusqu’au fond du vase, une-lame de cuivre ; on ferme ensuite le tubehermétiquement. Au bout de quelques jourson aperçoit sur la lame de cuivre, au-des-sous de l’oxyde noir, de petits cristaux oc-taèdres d’un rouge de rubis, qui ne sontautres que des cristaux de protoxyde decuivre ; vers la fin de l’opération , il sedépose des cristaux de cuivre métallique-Enfin, quand tout le nitrate de cuivre estdécomposé, il ne reste plus dans l’eau en so-lution que du nitrate d’ammoniaque. Tousces effets résultent de l’action électro-chi"mique résultant du couple voltaïque com~posé de la solution de nitrate au maximumde saturation, de la même solution de moinsen moins concentrée qui humecte l’oxyd enoir de cuivre, et de la lame de cuivre. L ebout de la lame , qui est en contact avec l asolution saturée, étant le pôle négatif ^l’appareil, dès lors toutes les bases doiYens’y transporter.

Les peroxydes de plomb et de manganè» epeuvent être obtenus par des actions s eco^'daires. Les doubles chlorures, doubles 1°"dures , doubles bromures , doubles sulf lireSmétalliques, alcalins ou terreux, peuvenêtre obtenus également cristallisés de la m â "nière la plus facile, ainsi que les chlorure 8 »iodures, bromures métalliques simples» enmettant à profit les principes électro-chim 1ques. Pour les doubles combinaisons, 0prend un tube recourbé en U, rempli dasa partie inférieure d’argile humide ; daune des branches on met une solution sat ürée de nitrate de cuivre ; dans l’autresolution d’un chlorure, d’un iodure ou dbromure alcalin, et l’on plonge dansd’elles une lame de cuivre, par exempt » ^deux lames réunies au moyen d’un ®

même métal. Par suite de la réaction des

solutions l’une sur l’autre, et de la sodu chlorure ou de l’iodure alcalin sur le ^vre, il en résulte deux courants qui s a J .tent, et dont la direction est telle que le