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CONCLUSIONS.
L’action des particules hétérogènes, lesunes sur les autres, et la permanence deleur union dans les combinaisons sont-ellesdues à des forces électriques ou à des forcesdont la nature nous est inconnue? Quelquedisposé que Ton soit à répondre affirmative-ment à la première question, nous devonsnéanmoins nous borner à dire que les faitsnombreux qui surgissent de toutes parts ten-dent seulement à établir : 1» qu’il existe desrapports intimes entre les affinités et les for-ces électriques, rapports qui doivent servirde base à toute théorie électro-chimique.
2° Que les deux principes électriques exis-tent dans les interstices des molécules à l’étatd’électricité naturelle ; qu’ils en sont expul-sés en même temps que la chaleur qui s’ytrouve, par l’effet d’actions mécaniques ouchimiques ; que l’état électrique des corpsmodifie sans cesse les affinités à l’égard d’au-tres corps.
3° Qu’il existe une quantité énorme d’é-lectricité naturelle dans les espaces molécu-laires où s’opèrent les phénomènes les plusmystérieux delà nature, c’est-à-dire tousceuxdépendantdes fluides impondérables quiont des rapports plus ou moins intimes avecle fluide électrique; que cette quantité esttellement identifiée avec les forces quiunissent les molécules, que l’on détruit ouque l’on affaiblit l’action de ces forces quandon enlève tout ou partie de cette électricité;1 si donc elle ne constitue pas les affinités; et la force d’agrégation, elle est du moinsindispensable à leur existence. La dépen-dance est telle entre les affinités et les forcesélectriques, que les unes et les autres se| manifestent toujours ensemble et que l’on: peut à volonté se servir des affinités pourproduire les forces électriques, et vice versâ.
4o L’hypothèse ancienne que la chaleurest formée de la réunion des deux électrici-tés subsiste toujours , et repose sur des faitsde plus en plus concluants ; on n’a encoretrouvé qu’un seul fait qui l’infirme : nousavons dit dans quelle limite il fallait res-treindre cette hypothèse.
5° L’électricité produite dans des actionschimiques n’est qu’un effet résultant de l’ac-tion des affinités, et elle reparaît, mais ensens inverse, dans la décomposition. Ces
deux effets annoncent un état électrique mo-léculaire indispensable à la permanence del’union des particules hétérogènes dans lacombinaison, lequel disparaît quand celle-ciest détruite.
6° Il existe un accord parfait entre la théo-rie des proportions définies et celle de l’affi-nité électro-chimique , puisqu’il est prouvéque les parties équivalentes des corps con-tiennent d’égales quantités d’électricité.Ainsi, les atomes qui sont équivalents lesuns aux autres possèdent des quantitéségales d’électricité.
7° Le pouvoir des masses dans la décom-position électro-chimique des sels en disso-lution se fait également sentir; mais il estsoumis à des lois très complexes qui dépen-dent des quantités relatives de ces sels , dela quantité du dissolvant et de l’intensité ducourant. En se rendant bien compte de cepouvoir des masses, on conçoit comment onpeut déterminer les rapports existant entreles affinités de deux bases pour un acide oud’une base pour deux acides.
Tout concourt, du reste, à prouver q uel’électricité joue un grand rôle dans la na-ture, et que ses propriétés doivent être l’ob'jet d’études spéciales de quiconque s’occup ede chimie , des diverses branches des scie* 1 'ces naturelles, et en général des sciencesphysico-chimiques.
Pour plus amples développements nou grenvoyons le lecteur aux articles suivants-'Galvanisme. Lumière. Magnétisme. M^°rologie . Minéraux. Température des co l1 P s
organisés. (BECQUEREL-)
ÉLECTROMÈTRE, fhys. Voy.
TRIC1TÉ.
ÉLECTROSCOPE. phys. — Poy.
TRICITÉ.
ELECXRLM. min. — Voyez or a» gïI< 'tifère. (Dsi-)
ÉLÉDONE. Eledon. mou.. — Genre d®Céphalopode Cryptobranche, dont l’Élédonmusquée est le type, oy. poulpe. ,
ÉLÉDONE. Eledona ( ilétevn , espècepolype), ins. — Genre de Coléoptères hét^romères , famille des Taxicornes , tribuDiapériales, établi par Latreille, et c ° rre ^ rpondant à celui nommé postérieuremen yIlliger et Fabricius Bolitophagus. Les Enés sont des Insectes de petite taille a cleurs obscures, et qu’on trouve dans