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dans TÉléphant, comme chez les Rongeurs ;le trou sous-orbitaire, par sa grandeur, rap- ,pelle celui des Rongeurs sans clavicule, telsque les Porcs-Epics, etc.
Mais un caractère fort singulier, et qui ap-partient uniquement aux Éléphants, si lesPhacochœres ne sont pas dans le même cas,c’est le remplacement des dents. La molairequi sert à la mastication a une position tellequ’elle s’use et diminue non seulement degrosseur, mais encore de longueur. Pendantque l’animal en fait usage, il s’en développeune autre. Celle-ci pousse en avant la dentactive, dans le sens de la longueur de lamâchoire, sur laquelle elle glisse, et la racine,ébranlée par le mouvement singulier de lo-comotion , se carie, se décompose, et dimi-nue de grandeur dans les mêmes proportionsque la dent entière. Bientôtla dent s’ébranleet finit par tomber pour céder sa place à lanouvelle molaire qui l’a chassée. Un autregerme se développe derrière cette nouvelledent, et la pousse à son tour jusqu’à cequ’elle soit usée et tombée, puis un qua-trième germe, un cinquième germe agis-sent de même, de manière que la molairepeut être remplacée jusqu’à huit fois. Il ré-sulte de ce fait fort extraordinaire que l’onpeut trouver à un Éléphant une ou deuxdents à chaque mâchoire, selon le momentde l’observation, et qu’il est impossible dejuger de l’âge d’un de ces animaux par leplus ou le moins d’usure de ses mâcheliè-res. Si les observations que Corse a faites surl’Éléphant des Indes est exacte, et que lesmolaires se remplacent jusqu’à huit fois, cesanimaux auraient réellement trente-deuxmâchelières, dont vingt à l’étatrudimentairedans le premier âge.
La trompe, dans ces géants delà nature,n’cst pas moins singulière que le systèmedentaire. Cet organe , que l’on peut regardercomme un prodigieux allongement du nez,est creusé en dedans de deux tuyaux revêtusd’une membrane muqueuse toujours hu-mide , grâce à l’exhalation continuelle four-nie par les petits cryptes ouverts à sa sur-face. Ces tuyaux ne sont rien autre chose queles narines prolongées ; mais, pour remplird’autres fonctions que chez les autres ani-maux, il leur a fallu un appareil particu-lier : ainsi, les tuyaux, dans l'endroit où ilstouchent aux parois osseuses qui les termi-
nent et qui renferment l’organe de l’odorat,sont munis d’une valvule cartilagineuse etélastique, que l'animal ouvre et ferme à savolonté. S’agit-il de remplir sa trompe d’eaupour porter cette eau à sa bouche, il fermeses valvules : s’agit-il de flairer la piste d’unchasseur, ou d’employer de toute autre ma-nière le sens de l’odorat, les valvules restentouvertes. Le corps de la trompe est com-posé, dans sa plus grande longueur, de fi"bres musculaires entrecroisées, les uness’étendant longitudinalement, les autrestransversalement et non circulairement :ces dernières rétrécissant la trompe, la for-cent à s'allonger sans comprimer les deuxtubes intérieurs. Les fibres longitudinalesforment des faisceaux arqués, fixés d’unepart à la membrane muqueuse des tuyaux»et par leur sommet convexe à la face internede la peau, d’où il résulte que la flexion etle raccourcissement peuvent se faire par"tiellement ou en totalité. Toutes ces fibresmusculaires se réunissent à la base de l atrompe pour former quatre muscles puis'sants, dont les deux antérieurs tiennent atoute la largeur du frontal au-dessus des oSdu nez. et les deux latéraux aux maxillaireen avant et au-dessous de l’œil. Une branch edu nerf facial commande au mouvementrespiratoire, et une branche de lacinquiém 6paire donne la sensibilité et ordonne alJ *mouvements purement volontaires.
La trompe se termine par un petitdice un peu digitiforme, doué de mouve"ment dans tous les sens, et dont l'animal $esert avec beaucoup d’adresse pour saisir l eSplus petits objets.
Le squelette de ces énormes animauxvingt paires de côtes*, trois vertèbres 1 oïï1 ^baires, quatre sacrées et vingt-quatre coxfgiennes.Lafiguredes os des membres, d e P ules phalanges jusqu’aux épaules, a fi ueanalogie, mais assez éloignée, avecmêmes os dans le squelette humain, et ceressemblance est même assez frappante da ^les deux premières vertèbres cervicales^dans toutes les dorsales, quand on ngarde pas de trop près. C’est à cela que ^doit tous les contes des anciens auteurs ^les géants qui auraient peuplé le umavant ou pendant les hommes. En ef eos d’Éléphantsfossiles, que l’on trouveP^tout, et principalement dans des contrée