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c et animal n’existe plus depuis les temps his-toriques , ont dû nécessairement être prisPour des os de géants par des observateursQui n’avaient que des notions excessivementsuperficielles de l’anatomie humaine, et quift’en avaient aucune sur l’anatomie d’un ani-mal qui leur était absolument inconnu. Onconcevra plus facilement encore cette mé-prise des temps antiques, quand on sauraÇue, il n’y a pas plus de deux siècles, desAnatomistes de profession se sont laissés allera de telles erreurs. Mais ce qu’il y a de plusdifficile à comprendre, c’est comment des8 e »îs, d’ailleurs instruits, ont pu reconnaîtredans des os de Mammouth les restes duSéant Anthée, du guerrier gaulois Teutobo-chus, d’Evandre , d’Entelle, et même deSa *nt Vincent, comme je l’ai vu moi-mêmedans une ancienne châsse, où l’on croyaitconserver un bras de ce saint.
ï-a tète de l’Èléphant est extrêmement re-marquable, lopar l’élévation et la directionPresque verticale des alvéoles logeant les dé-poses, et la hauteur qui en résulte pour les0s iritermaxillaires ; 2° par l’élévation cor-rc *pondante des maxillaires et par la brié-^eté des os du nez ; 3° par l’énorme déve-lû Ppement du crâne. De tous les animaux,s an« Cn excepter l’homme, l’Éléphant estc cini dont la tcte a le plus de hauteur vcr-lic alc à proportion de sa longueur horizon-C’est sur cette donnée que les natura-,s *cs ont évalué son intelligence, qui, selonserait bien supérieure à celle de tous* Autres animaux et ne le céderait qu’àe de l’homme. Or, ce qu’il y a de fort■ffulier là-dedans, c’est que la donnée et laj, Se fiuence sont aussi fausses ;’une queauire , comme je le démontrerai.
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en °rrne renflement produit à la partie
c U P^ricure, temporale et postérieure du
11 est nullement le résultat d’un grand' e lop pement du
cerveau, mais de très*ule s GS lacunes « d’une quantité de larges cel-en . ’ qu ‘ » placées dans la substance des os,d 0| ^ Carle nt les deux tables au point de leurï j er une épaisseur considérable. Si l’onhïe ^ Cou P e du crâne, on voit avec étonne-g u ^ nt que i’aire de la cavité cérébrale n’est
d'ûùV 116 16 Uers de l aire t0tal dC ,a c0llpe ’
Peuf r résuUe Que le volume du cerveau estPetit ° ,S PlUS petit que celui du cràne ’ plus
P r °portionnellement que celui du Co-
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chon. Si l’intelligence était toujours en pro-portion mathématique avec le développe-ment du cerveau , l’Éléphant, loin d’avoircette faculté supérieure que l’on a tant exa-gérée, serait un animal stupide; et dans lefait, s’il ne l’est pas tout-à-fait autant quele Cochon, du moins i'est-il beaucoup plusque le Chien et le Cheval, comme nous leprouverons plus loin.
Quant à ses formes extérieures, l’Élé-phant, si extraordinaire par l’énormité desa taille , est un être assez disgracieux. Sapeau nue, calleuse, crevassée, très épaisse,est ordinairement d’un gris sale et noirâtre;sous la plante des pieds elle se transformeen une sorte de semelle calleuse, assezépaisse pour empêcher les sabots de toucherla terre. Ces sabots, au nombre de trois àcinq, sont informes et n’indiquent pas mêmele nombre de doigts (cinq à tous les pieds )qui restentencroutés èt cachés sous la peau.Les jambes antérieures manquant de cla-vicule , ne paraissent être que de massifs pi-liers placés sous le corps pour en soutenirla masse. Ainsi que dans les membres pos-térieurs , les os en sont placés dans une po-sition absolument perpendiculaire au corpset au sol, ce qui donne à l’animal un airlourd, gêné, et rend sa marche embarrasséeet pesante; le dos est arqué , parsemé çàet là de quelques crins rudes et hérissés ;la queue est grosse, courte, nue jusque prèsde son extrémité, où elle se termine par quel-ques crins rudes et noirs. Enfin , toutes lesformes de l’animal sont grossières, massiveset mal dessinées. La tête est énorme et tientà un cou tellement court que les mouve-ments en sont fort difficiles et très circon-scrits ; l’œil est petit, mais assez vif et munide cils aux paupières. Près des yeux, est unpetit trou qui sécrète une mucosité parti-culière dont on ignore l’utilité physiologi-que. L’oreille extérieure est très grande ,surtout dans l’Éléphant d’Afrique : aussicroit-on que le sens de l’ouïe est très fin. Dechaque côté de la bouche sortent les dé-fenses , qui varient de grosseur et de lon-gueur, selon l’âge, le sexe et l’espèce; chezle mâle de l’Éléphant d'Afrique elles attei-gnent quelquefois huit et même dix piedsde longueur, et pèsent jusqu’à cent ou centvingt livres ; l’Éléphant de l’Inde les a beau-coup plus courtes, et souvent même, dans
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