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Tome cinquième.
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* beaucoup mieux connu cet animal quetous nos naturalistes du xvm e siècle, et quebuffon lui-même. Par exemple, Aristote ditque l’Eléphant s’accouple à la manière desa utres grands Mammifères, et que le petittette sa mère avec sa bouche et non avec satrompe; qu’il se reproduit en captivité, etc.,tous faits très vrais, dont Buffon n’a tenua ucun compte, pour leur substituer des er-r eurs et des histoires ridicules sur la pu-deur, la décence et la prétendue intelligencePresque humaine de ces animaux.

C'est dans les guerres contre Pyrrhus queles Romains virent pour la première fois des^•éphants, et la frayeur qu’ils inspirèrent àCe s conquérants du monde faillit leur de-v enir funeste. Mais bientôt ils s’y accoutu-mèrent au point que l’on vit, dit-on , dess °ldats se glisser sous le ventre de ces mons-trueux animaux pour les percer avec leurc °Urteépée. Plus tard ils eurent eux-mêmesdes Éléphants qu’ils conduisirent au com-® at * Suivant Yégèce, ils les employèrent^ntre les rois de Macédoine et de Syrie , ete hr usage cessa presque entièrement après

dit

‘guerre de Jugurtha ; mais Valère-Maxime

Qu’au temps de Sévère les armées impé-

r,a lesen avaient encore trois cents. Il ne pa-pas qu’on s’en soit servi en Occident ^Près le me siècle. Il est remarquable quees Médailles romaines nereprésentent jamais^ des Éléphants d’Afrique , à en juger par

Candeur des oreilles. D’autre part,Élien,chap. il; et Columelle , liv. III,

C mp- 8, affirment positivement queles Élé-? ai *ts se reproduisaient à Rome de leure mp 5} ^ en t re autres , que la plupart de

Qui parurent dans les jeux de Germa-sous Tibère, étaient nés à Rome .

ce ux

meus

^mnaent se fait-il que Buffon ait rejeté dee es autorités?

‘ Paraît qu’avant la dynastie des Ptolé-s ees » les Carthaginois ne s’étaient pas encore* vis d’Éléphants; car Polybe n’en faitmention dans l’histoire de la guerrell * soutinrent contre Timoléon et Aga-^ °®!® > 61 d n en parle que dans la guerres , Sic *le contre Hiéron. On sait comment ilsen servirent contre les Romains dans le] e ^ Ps de Scipion. Il est bien certain, d’aprèsliv a ^ teurs anciens (Hérodote , Melpom.

Èlé ^ ’ Parag ’ CXCI ), Q u,alors U y avait des^«ants dans le nord de l’Afrique , surtout

dans les forêts autour de l'Atlas; que lesiCarthaginois savaient les prendre et lesdompter; qu’ils se servaient de cette espèceafricaine et non de l’Éléphant des Indes. Dece que l’on ne s’en sert plus aujourd’hui,quelques auteurs ont conclu que l’Éléphantd’Afrique était indomptable et ne pouvaitêtre soumis à ce genre de domesticité. Deuxfaits nous prouveront que ceci est une erreur.Un passage d’Appien nous apprend qu’As-drubal reçut la commission d’en aller pren-dre dans les forêts, lorsque Carthage étaitmenacée par Scipion-l’Africain , et qu’ilexécuta très rapidement celte mission. Onsait également , par le même auteur et parquelques passages de Polybe , que ceux dontse servirent les Égyptiens dans leurs guerrescontre les Séleueidcs venaient d’Éthiopie .Ptolémée Philadelphe , et son successeurEvergète , firent tout ce qu’ils purent pourengager les Abyssiniens à prendre des Élé-phants pour les dompter, mais ces peupless’y refusèrent constamment. Alors, Ptolé-méeÉvergète fit une expédition en Abyssinie,et il fonda à Arkecko, près de l’île de Mar-suah , une colonie de chasseurs qu’il nommaPtolémaïs-Theron. Ce prince nous apprendlui-même, dans l’inscription qu’il a laisséedans le royaume d'Adel, que sa colonie grec-que répondit si bien à ses espérances, qu’ilparvint à rendre les Éléphants d’Éthiopie su-périeurs à ceux de l’Inde .

Une erreur populaire est que ces animauxne peuvent pas se coucher, qu’ils dormentconstamment debout, et que s’ils sont tom-bés ils ne peuvent plus se relever. Le vraiest qu’ils s’agenouillent, se couchent et serelèvent quand ils le veulent; mais l’ontrouve chez eux, comme chez les Chevaux,des individus qui dorment debout, et parconséquent ne se couchent que très rarementou même jamais.

. L’Éléphant est d’un caractère assez douxet d’une grande docilité ; ce sont probable-ment ces qualités que l’on a prises pour del’intelligence, et pourtant elles ne résultentque de sa poltronnerie. Il est hors de douteque le courage de cet animal n’est nulle-ment en rapport avec sa force prodigieuse,et ne peut se comparer à celui du Cheval.Je n’en citerai qu’une preuve, c’est que,malgré tout ce que l’on a tenté pour cela, ja-mais on n’a pu l'accoutumer à entendre la