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ÉLÉ
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point, aiment beaucoup à exagérer parVanité . Si l’on s’en rapportait à eux, iis se-r aientdu double plus grands, et ils mententainsi pour faire honneur à leur sultan , àleur rajah ou à leur nabab. La grandeur re-quise par la compagnie des Indes est de6 pieds et 1/2 de France , au moins, mesu-rés sur le garrot. Au milieu du dos, les Élé-phants sont plus élevés, parce qu’ils ont laColonne vertébrale très arquée ; mais cetteCourbure diminue peu à peu avec l’âge ; etQuand le dos est plat ou presque plat, c’esthn signe auquel on reconnaît qu’ils sont trèsv ieux.
A l’état sauvage, les Éléphants vivent enMandes troupes et n’habitent que les forêtsplus solitaires des contrées chaudes del’Asie , des grandes îles de l’archipel Indien,midi et de l’orient de l’Afrique . Lorsqu’ilsSe croient menacés de quelque danger, onque les vieux mâles marchent à la têtetroupeau , et les femelles à la suite avecl e Urs petits. Ils n’attaquent jamais l’homme111 les animaux; car, vivant exclusivementd’herbes et du feuillage des arbrisseaux, ilsnulle raison pour commencer une lutteln utile ; mais s’ils sontattaqués, ils sedéfen-dent avec la fureur du désespoir, et alors ils^viennent terribles , tant que durent leuret leur colère.Une fois pris et apaisés partiques bo ns traitements , ils deviennent?°utet soumis, et il ne faut que quelquesl°Ur$ p our j es habituer à la captivité et à**oe©béissancepassive. Du reste,toute rédu-ction qu’on leur donne consiste à les fairejambes pour recevoir leur cavalier oufardeau, à obéir à la voix deleurmahoud,t; s,lr tout à son crochet aigu quand il lesPar l’oreille. La compagnie s'en sert* Ur transporter du bois et tous les fardeauxPesants; quelquefois aussi on les attèledes voitures, et dans ce cas on leur passee grosse *corde autour du cou et servant
Pou
l rès
à
bon,
c ®Uier; de chaque côté de ce collier l’on
e ü ne autre corde dont une extrémité vafâcher à la voiture.n chasse les Éléphants de diverses ma-res » s don le pays. Dans quelques endroitsIcs Poursuit avec des Éléphants privés,^ Cû utumés à cela, et les plus légers à laSe rse * Lorsqu’ils en ont atteint un, le chas-fiancé avec beaucoup d’adresse un nœudU * nt en grosse corde, de manière que
l’animal sauvage se trouve pris par un pied.Il tombe alors; on le charge de liens avantqu'il ait eu le temps ou la possibilité de serelever, puis on l’attache entre deux fortsÉléphants privés qui le battent à coup detrompe s'il fait le récalcitrant, et le for-cent à marcher avec eux jusqu’à l’écurie.A Geylan , une chasse aux Éléphants est unechose fort importante. Le gouvernementrassemble un grand nombre d’Européens etde Chingulais , qui se rendent dans la forêthabitée par ces animaux. Tous ces traqueursforment une vaste enceinte, et ils en rétré-cissent la circonférence en avançant et pous-sant de grands cris. Les Éléphants, effrayés,n’ont qu’un côté pour fuir, et là se trouvela keddah dans laquelle on les force à entrer.Celte keddah n’est rien autre chose qu’unegrande enceinte de pieux se terminant enune sorte de goulot étroit dans lequel, unefois entré, l’Éléphant ne peut plus se re-tourner. Pour les forcer à y entrer on re-double de cris et l’on fait briller à leurs yeuxdes torches allumées; alors leur épouvanteredouble, et ils se précipitent dans le piège,qui se referme sur eux. On en prend quel-quefois ainsi jusqu’à 100 et même 130 , quise vendent, pour la plupart, à Jaffanapat-nam, pour les princes de la côte de Coro-mandel. Le premier soin, après la capture,est de les apprivoiser. On y parvient en pla-çant un ou deux Eiéphantsdomestiques au-près de l’issue, par où l’on fait sortir les Elé-phants sauvages et en les liant ensemblecomme je l’ai dit. La faim d’une part, et del’autre les coups de trompe de leurs docilescompagnons, leur ont bientôt inspiré lamême docilité. On les conduit alors dans unendroit pavé, et un homme monté sur unÉléphant privé les mesure avec une longuerègle et détermine au juste leur taille. Onexamine ensuite attentivement le corps del’animal; on fait son signalement sans ou-blier les défauts qui peuvent le dépriser, carla valeur de chacun d’eux varie selon leurtaille et leur qualité. En 1778 , un Éléphantapprivoisé se vendait communément deuxcents rixdales ; mais quand il avait quelquedéfaut, soit la queue coupée, l’oreille arra-chée , ou un ongle de moins au pied, chacunde ces défauts diminuait sa valeur de 60et même de 80 rixdalles. Ceux qui sontgrands, parfaitement beaux et exempts de