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ÉLÉ
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tout défaut, allaient de 500 à 1000 rixdales.
Un livre très singulier, intitulé le Miroirou les lnstitutes de Vempereur Akbar ( tra-duit du persan en anglais par Francis Glad-win ) traite de plusieurs manières de chasserauxÉléphants.La première, nommée kehdeh,consiste à les traquer avec de la cavalerie etde l’infanterie, à battre de la caisse et son-ner de la trompette, de manière à effrayerces animaux. On les poursuit jusqu’à ce queleurs forces soient épuisées. Alors un chas-seur adroit leur jette un lacet au cou, et onles attache au pied d’un arbre. On amène àcôté d’eux un Éléphant privé qui les a bien-tôt apprivoisés et accoutumés à l’obéissance.La chasse nommée tchourkedeh consiste àchercher dans les bois les Éléphants sauva-ges. Le chasseur est monté sur un Éléphantprivé et a soin de se cacher. Dès que son ani*mal en attaque un autre, le chasseur luijette un lacet. — La chasse nommée gueddconsiste à faire tomber l’Éléphant sauvagedans une fosse couverte de gazon, et on yparvient en paraissant tout à coup et faisantbeaucoup de bruit. La faim l’a bientôt réduitet rendu fort traitable. La chasse nomméebarferakh consiste à entourer d’un fossé pro-fond l’endroit où les Eléphants ont coutumede se réunir en certaines saisons. On nelaisse qu’une entrée avec une porte que l’onferme avec une corde. On disperse de lanourriture dans l’enceinte et tout alentour,afin d’attirer les Éléphants. Lorsqu’ils sontentrés, les chasseurs sortentde leurs retraiteset tirent les cordes pour fermer la porte.Quelquefois les Éléphants, furieux, essaientde la briser, mais alors on allume du feu etl'on faitgrand tapage.Ces animauxcourent detous côtés jusqu’à ce que leurs forces soienttout-à-fait épuisées. On les laisse sans nour-riture pour que la faim les familiarise, etl’on attache des Éléphants privés autour deleur enceinte, afin d’achever de les appri-voiser. Sa majesté (le grand mogol Akbar ) aimaginé une chasse nouvelle : on attacheune troupe d’Éléphants mâles dans un lieuoù ils forment un cercle; on conduit les fe-melles dans une autre place , mais non horsde la portée de leur vue. Alors des traqueursapostés poussent des cris de tous les côtés ;les Éléphants sauvages courent pour se réu-nir aux femelles, que l’on dresse à ce ma-nège; elles entrent dans l’enceinte formée
par les Éléphants privés ; ils les suivent etse trouvent pris sans opposer la moindre ré-sistance.
Tout ce que nous venons de dire sur lachasse de ces animaux ne s’applique qu’àl’Éléphant de l’Inde . Je ne sais pourquoi lesHollandais donnent le nom de Zielen koo~per (vendeurs d’âme) à ceux dont ils se ser-vent pour apprivoiser les autres.
Les Éléphants en captivité sont très friandsde fruits de Bananier ; ils mangent aussibeaucoup de noix de coco, qu’on leur donnecassées ou entières ; mais leur nourritureordinaire consiste en foin , en paille, en rizcru ou cuit mêlé avec de l’eau , et quelque-fois assaisonné avec du sucre , en pain , enfeuilles d’arbres, et particulièrement desa-goutier, etc. Ce qu’il y a de singulier, c’estqu’on les habitue avec une extrême facilit eà boire du vin , de l’eau-de-vie, de l’aracket autres liqueurs spiritueuses , tandis q u fjamais on n’a pu en déterminer un seul agoûter de la chair.
Beaucoup d’auteurs ont publié sur l eSÉléphants des monographies spéciales,frant toutes quelques faits intéressants m e "lés à de nombreuses erreurs. Les plus re-marquables, sans compter le Mémoire d®M. Deleuze sur deux de ces animaux 0 UIont vécu à Paris , sont : Tractado delfante y de sus calidades , par Christoval dCosta; Burgos , 1578. — Hist. Elephanti,V^ XJoach. Prætorius ; Hamb., 1607. — DüP m 6Elephanto , par Balth. Stolberg ; 1665.'""Dissert. : Elephas , par Y. Phil. Oheia 1 >Leips., 1652. — Elephantographia curi osa *G. Christ. P. de Harlenfeiss; Leips., ^ *— Dissert . de Elephanie , par G.-Ck r * S 'Sturm ; Altorf , 1696. — Le très bon Mémoi r ®de M. Corse, déjà cité ; et enfin d'excellen tedescriptions insérées par G. Cuvier dans s
ouvrage sur les ossements fossiles.
Nous ne nous amuserons pas ici à répet »même pour les réfuter, les contes P uer
que l’on a débités sur les Eléphants,leur danse sur la corde ; la leçon qu’
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diaient la nuit ; la sensibilité de l'un <- ^
qui lui fit adopter l’enfant d’un cornacavait tué ; la vengeance d’un autre co ^un peintre, un tailleur, etc. Toutes ces n|^sériés se réfutent d’elles-mêmes. Nous apasser à l’histoire des espèces.
1° Le Mammouth , Elephas primoge nt