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Tome cinquième.
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ÉLÉ

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&lum. Je dois citer, à propos de cette espèce,1®* faits les plus extraordinaires que Tonconnaisse en histoire naturelle. En 1799, unPêcheur toungouse trouva sur les bords de laGlaciale, dans une masse de glace, lec orps d’un Éléphant, qui ne fut entièrement^cgagé, par la fusion du glaçon, que sept ansa Prés , et il vint échouer à la côte , où il futre cueilli par le naturaliste Adam , qui le fittr *nsporter au musée de Saint-Pétersbourg .

Yakoutes, habitants des environs , enPaient dépecé les chairs pour nourrir leurs^îens , et les Ours blancs l’avaient aussi^tilé. Néanmoins le squelette était encorecôtier, à l’exception d’un pied de devant.e Pine du dos , une omoplate, le bassin et

membres étaient encore réunis par

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leurs ligaments et des portions de peau. Lal cte était couverte d’une peau sèche ; unedes oreilles, bien conservée, était garniea ne touffe de crins. On distinguait encorea Prunelle de l’œil ; le cerveau desséchéexistait dans le crâne. Le cou était garnian c longue crinière ; la peau était cou-de crins noirs et d’une laine ou bourreto ugeâtre. On retira, en outre, plus de 30 li-pesant de poils et de crins que les Ours*®cs avaient enfoncés dans le sol humideen dévorant les chairs,j Sl *r les bords de l’Alaseia, qui se jette dansa ujer Glaciale , à l’est de l’Indigirska , unü tre Éléphant tout entier fut découvert parv . *Ytsche\v ( Voyâge au nord-est de la Sibé-fl était debout, et couvert de sa peauc° r e couverte de longs poils ; une érosionu fleuve l’avait dégagé.

0 11 Muséum d’histoire naturelle de Paris ,

c ^^° Ss cde un morceau de peau et des mè-Cr in, avec des flocons de lainel ç tro >sième Éléphant trouvé entier surq Uçs 0rds de la mer Glaciale. Enûn, quel-rj * ^ es de cette mer , situées vis-à-vis lesr e j s 0u gisaient ces cadavres , sont siq Ucs les de leurs débris, que, dans quel-s *ble en(iro ‘ ts » le sol est un mélange de^ aCe Ct ^'ossements Mam -

frès** 1116110111 » faisons un rapprochementCUrieux * On trouve dans les MémoiresI ^ Ssioi î n ai r es de la Chine (tom. IV,siq Ue 1 ^Selon les observations de phy-ext ré m G l ’ em Pereur Kanghi, le froid este et presque continuel sur la côte de

la mer du Nord, au-delà du Tai- tang-Kiang.C’est sur cette côte qu’on trouve le Fan-chou,animal qui ressemble à un Rat, mais qui estgros comme un Eléphant. Il habite dans lescavernes obscures , et fuit sans cesse la lu-mière ; on en tire un ivoire qui est aussiblanc que celui de l’Éléphant, mais plus fa-cile à travailler, et qui ne se fend pas. Sachair est très froide et excellente pour ra-fraîchir le sang. L’ancien livre Chou-Kingparle de cet animal en ces termes : Il y adans le fond du Nord, parmi les neiges et lesglaces qui couvrent ce pays, un Rat qui pèseplus de 1,000 livres ; sa chair est très bonnepour ceux qui sont échauffés. »

De ces citations , je ne yeux rien déduireici pour la géologie ; car tous les bons espritsconcluront, selon les simples règles du bonsens, que le Mammouth a vécu dans untemps bien postérieur à celui où les géolo-gues placent leur grande catastrophe duglobe 9 si catastrophe il y a. Mais ne pour-rait-on pas se demander si le Fan-chou del’empereur Kanghi ne serait pas le Mam-mouth, et si, dans ce cas, ce monstrueuxanimal n’existerait pas encore dans quelquecoin retiré et inaccessible du globe P Ce qu’ily a de certain, c’est qu’on ne me fera jamaiscomprendre comment on a pu nourrir desChiens, en 1806, avec la chair d’un animalmort avant les temps historiques ; c’est-à-dire il y a 5 à 6000 ans ; et s'il fallait icidonner des raisons de mon incrédulité, ellesne me manqueraient jmls„

Quoi qu’il en soit, le Mammouth diffèreessentiellement des Éléphants vivants par salongue crinière, par son corps entièrementcouvert d’un poil doux , laineux , long de 9à 10 pouces, roussâtre, recouvert par dessusd’une seconde robe de poils rudes et gros-siers, noirâtres, et longs de 18 pouces. Cecaractère seul prouve qu’il était organisépour vivre dans les régions les plus froides,et que, sous ce rapport comme sous celuide ses mœurs, il n’avait que peu de chosede commun avec les espèces d’aujourd’hui.Son crâne était allongé ; son front concave;les alvéoles de ses défenses étaient fort lon-gues, et les défenses elles-mêmes étaientbeaucoup plus grandes que celles de l’Élé-phant d’Afrique , plus courbes , et la pointeun peu rejetée en dehors. La mâchoire in-férieure était obtuse, à mâchelières plus-