Band 
Tome cinquième.
Seite
272
JPEG-Download
 

272 ELE

ELE

larges, parallèles, et marquées de rubansplus serrés.

Les ossements fossiles de cette espèce setrouvent dans tout le nord de l’Asie , del’Europe , et même de l’Amérique . Ils sontplus rares dans les contrées tempérées deces trois parties du globe; mais cependanton en trouve encore en Italie , et jusqu’enEspagne. Probablement qu’en Europe , laMéditerranée lui servait de limite. Nulle partces ossements ne sont plus abondants qu’enSibérie,etil estremarquablequ’on les trouveconstamment dans les plaines, et jamaisdans les chaînes de montagnes un peu éle-vées. De ceci, et de diverses autres observa-tions qu’il serait trop long de citer ici, onpeut déduire que le Mammouth était unanimal propre aux contrées les plus froides,vivant dans les plaines, et particuliérementsur les bords des fleuves, des lacs, des ma-rais et de la mer. Il devait nager avec beau-coup de facilité et longtemps , afin de pou-voir passer d’une île à une autre. Il devaitse nourrir de Roseaux , de Lichens, et dejeunes pousses de Rouleaux , d’Aunes , deSaules, etc. Ce genre de nourriture et sonanatomie prouvent que cet animal, de lagrandeur de l’Éléphant des Indes , était pai-sible, doux de caractère, mais sauvage, etfuyant les lieux habités par les hommes, si,toutefois, l’homme avait déjà envahi le Norddans son temps. Le reste de son histoire seraplus savamment traité par un de nos colla-borateurs , M. Laurillard , à l'article Élé-phant fossile.

L’Éléphant d’Afrique , Elephas Africa -nus , G. Cuv. ; le JYaghe des Abyssins ; leManzao ou Manzo du Congo ; le Coa desHottentots. Il est, quoi qu’on en ait dit, aussigrand que le suivant, et peut-être plusgrand. Ses dents mâchelières sont marquéesde losanges sur leur couronne ; il a la têteronde, le front convexe ; ses oreilles sont trèsgrandes et lui couvrent toute l’épaule ; il n’aque trois sabots aux pieds de derrière, aulieu de quatre ; mais ce caractère me paraîtavoir encore besoin d’être confirmé par unplus grand nombre d’observations. Les dé-fenses sont généralement très grandes, et lesfemelles en sont aussi bien pourvues que lemâle. Cependant il paraîtrait, selon CowpcrRose ( Esquisses sur t* Afrique méridionale J,que, sous le nom de Koescops , les Hollan-

dais du cap de Bonne-Espérance désignentune race de ces animaux manquant de dé-fenses , et qu’ils disent plus méchants queles autres.

Cette espèce habite toute l’Afrique méri-dionale, depuis le Sénégal jusqu’au Cap»toute la partie occidentale jusqu’en Abyssi-nie, et probablement la plus grande portionde l’Afrique intérieure. Des voyageurs di-sent que dans les montagnes d’Afnoo, sursur le cours du Niger , on trouve une sorted’Éléphants rouges très féroces. Il est croya-ble que cette couleur leur vient de la terredans laquelle ils se vautrent, et dont ils ai-ment à se saupoudrer le corps lorsqu’elleest réduite en poussière.

Ces animaux vivent ordinairement entroupe plus ou moins nombreuse; mais ce-pendant il y en a aussi quelques uns qui ontune vie solitaire, et que les Hollandais dési'gnent parlenom deRôdeurs. Il paraîtqu’aU"trefois les Éléphant étaient beaucoup P luScommuns aux environs du Cap qu’aujoU r "d’hui. «Le chasseur Bota, dit Thunberë[Voyage au Japon ), m’appritquedans sa j eünesse lesÉléphants venaient en troupes j aSque dans les environs du Cap , de man> e *qu’on pouvait en tuer en se promenant. H eabattait régulièrement quatre ou cinq P^.jour, quelquefoisdouzeou treize ; enfin d 1est arrivé plusieurs fois d’en tuer vingt-d e ^dans la même journée. Il n’y a guère qu® ^bons tireurs qui vont à la chasse des Lphants, parce qu’il faut que l’animal tom ^du premier coup: aussi le chasseur vis e " ^toujours à la poitrine. Les balles doivent

de s °"

composées de trois quarts de plombquart d’étain, pour leur donner pluslidité ; elles pèsent un quarteron. Je n al Vbesoin de dire qu’un fusil de ce calib red’un poids considérable. »

En Afrique , comme on ne chasse au*phants que pour avoir leurs défenses » ^dans quelques parties, pour se n ° urrl ^ r eleur chair, on ne cherche pas à les P re j evivants ; et, lorsqu’on ne les tue pas aveC ge

fusil ou des flèches empoisonnées, ° n , eS

jesqu e “

borne à creuser des fosses dans

affilé-

On

ils tombent et se tuent sur un pieu a— JiJgdit que cette espèce est plus farouche » Pféroce que celle de l’Inde ; mais cette asS ^ etion est tout-â-fait dénuée de fondement*qu’il y a de certain, c’est que la ménag