ELE
ELÉ
de Paris a possédé plusieurs de ces animaux,que ce sont toujours ceux de l’Inde qui seSo «t montrés plus méchants , plus indocilesceux d’Afrique .
L’Éléphant de l’Inde , Elephas indicus ,G* Cuv.; Elephas maximus , Lin.; Y Éléphant,ïhifT.; le Phil de l’Indoustan, la Perse, etc.;fo Eosare, dans l’Yémen . Ses dents mâche-l'éres sont marquées de rubans ondoyantsSUr leur couronne ; il a la tète allongée, lefo°nt concave; le sommet de sa tête s’élèveen sorte de double pyramide ; ses oreilless °ni petites comparativement à celles duPrécédent: ses pieds de derrière ont quatreSa b©ts au lieu de trois ; enfin ses défensesS0| U plus petites. Généralement sa peau est^ins brune.
prétend que cette espèce est encoreEmployée à la guerre dans certaines partiesreculées de l’Asie , et cela est vrai, maisSe uiement pour porter les bagages, et l’on a8 r and soin de les tenir assez loin du champbataille pour qu’ils ne puissent pas s’ef-ra Yer. Cet animal est fort timide, et rien nel’empêcher de prendre la fuite s’il^ttpçonne le moindre danger. La rencontre1,11 Tigre , d’un Lion , ou simplement l’o-et »r d’un d e ces g ran ds Carnassiers , luis P*re une terreur qui le rend tout-à-faitdocile et même dangereux , à moins qu’il!* 86 voie soutenu par plusieurs autres Élé-a nts ou p ar un g ran d nombre de chas-j e lJrs - On a tant parlé, dans les journaux et*evues, de chasse au Tigre faite avec des^Pbants, que nous devons citer ici un faitj U i “^Htique rapporté par M. Corse. « EnPris Jâtra-Mungul , Éléphant mâle
ls 1 année précédente, voyageait en com-le ntc 6 aVCC piusieurs autres > et portait uneCh » aVec fi uel( l ues bagages. Nous allions à•ji ‘^ong. Ayant passé sur les traces d’unfort h* Ce d ° nt les Éléphants s’aperçoiventdes * en ^ ^ odorat » il s’effraya , et, en dépitles h^° rtS son conc lucteur, se sauva dansls ‘ Le conducteur se tira d’affaire endant ° Cllant lestement à une branche, pen-^animal passait près d’un arbre.s 0n ^ ant se sentant libre se débarrassa dea PrèT*f eaU * J a j° uterai fi ue dix-huit moisav ai| \ .[? t re P ris dans le même piège où il. e ^ a ®té pris la première fois.
To rt vit ^ 116 très massif » l’Éléphant marchet e » ce qu’il doit à la longueur de ses
273
enjambées. Son allure ordinaire est un pasplus ou moins allongé ; dans ce cas, unhomme a beaucoup de peine à le suivre, etil peut faire 20 à 25 lieues dans un jour. Sacourse consiste en un trot assez vif, qu’unbon Cheval peut à peine suivre au galop.Mais quand il est fort effrayé, ou dans d’au-tres circonstances, il prend fort bien le ga-lop, quoi qu’en aient dit certains voyageurs,et il est peu d’habitants de Genève qui n’enaient malheureusement été témoins il y apeu d’années , lorsque les Génevois furentobligés de tuer à coups de canon un de cesanimaux furieux qui, s’étant échappé d’uneménagerie, bouleversait leur ville.
L’Éléphant des Indes offre plusieurs va-riétés. Par exemple, ceux de l’Indo-Chine sont plus grands que ceux de l’Indoustan, etle muséum de Saint-Pétersbourg en possèdeun qui a 16 pieds 1/2 de hauteur. La peauest ordinairement d’un gris tacheté de brun,et les défenses atteignent presque la lon-gueur de ceux d’Afrique . Ceux des îles de laSonde, des Célèbes , de Ceylan , etc., diffè-rent assez entre eux pour être reconnus parun mahoud exercé. Partout on en trouve,mais fort rarement, qui sont attaqués d’albi-nisme, et ils ne forment pas une variété con-stante. Ces Éléphants blancs jouissent d’unegrande vénération dans les Indes , et parti-culièrement chez les Siamois et les Péguans,qui les regardent comme les rois de leur es-pèce, et les traitent en conséquence.
On trouve l’Éléphant des Indes dans unegrande partie de l’Asie orientale et méridio-nale, et dans les grandes îles qui l’avoisinent.Je terminerai cet article en me demandantsi, dans les Éléphants qui vivent aujour-d’hui , il existe réellement deux espèces, cequi me paraît fort douteux, surtout si l’ondonne au mot espèce la même acception quelui donnaient Linné , Buffon et d’autresgrands naturalistes. (Boitard.)
ÉLÉPHANT FOSSILE. Elephas primige -nius , Blumenb. paléont. — Des défenses,des dents molaires et des os de ce grandMammifère , nommé Mammouth par les Si-bériens , se trouvent en extrême abondancedans les couches superficielles, dites terrainsmeubles, de tous lés climats. Ces ossements,pris d’abord pour des os humains, ont pré-occupé les esprits dans tous les temps , etont donné lieu aux prétendues découvertes
35