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Tome cinquième.
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de tombeaux de géants dont parlent les au-teurs de l’antiquité et du moyen-âge, et auxfables des Tartares et des Chinois, qui sup-posent que ces os proviennent d’un animalsouterrain vivant à la manière des Taupes,et qui meurt aussitôt qu’il voit les rayonsdu soleil ou de la lune. Lorsque plus tardils furent reconnus pour ce qu’ils sont eneffet, on pensa que ceux qui avaient ététrouvés dans les pays fréquentés par lesMacédoniens, les Carthaginois et les Ro-mains provenaient des Éléphants amenéspar ces peuples. Mais quand les savants eu-rent constaté que ces débris existent en plusgrand nombre dans le Nord que dans le cen-tre et le Midi, ils cherchèrent une autre ex-plication de ce fait, et l’attribuèrent au re-froidissement de la terre, qui avait forcé cesanimaux à se retirer successivement dansdes contrées plus chaudes. Enfin la décou-verte d’Eléphants entiers, recouverts de leurchair et de leur peau non putréfiées, con-servés jusqu’à nos jours dans les glaces dela Sibérie , fit supposer que ces cadavresavaient été transportés des montagnes voi-sines de l’Inde , par les fleuves qui se rendenta la mer Glaciale.

Aujourd’hui, la comparaison de ces os ,faite par Cuvier avec ceux des Eléphantsactuels , a démontré que l’Éléphant fossileétait une espèce distincte, plus voisine ce-pendant de l’Éléphant des Indes que de l’É-léphant d’Afrique . Sa taille était plus élevée,ses molaires avaient un plus grand nombrede lames, ses défenses, plus grandes, étaientimplantées dans des alvéoles plus longs, etil était couvert, du moins dans le Nord,d’une laine grossière et rousse, et de longspoils raides et noirs qui lui formaient une cri-nière le long du dos, toison qui lui permet-tait de vivre dans des climats froids.

Quoique le refroidissement graduel de laterre soit généralement admis aujourd’hui,il est très difficile d’expliquer la présencede ces grandes masses de chair conservéesdans la glace, à moins d’admettre un refroi-dissement subit, qui aurait succédé à unetempérature suffisamment élevée pour queles contrées habitées par ces Éléphants pus-sent produire les végétaux nécessaires à leursubsistance t car l’extrême promptitude aveclaquelle la putréfaction s’empare de ces ani-naux dès qu’ils sont morts, ne permet point

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de penser que leurs cadavres aient été ame-•nés de loin.

On trouve des dents et des os d’Éléphantsdans presque toute l’Europe, dans le nordde l’Asie et dans les deux Amériques. EnSibérie ils y sont si nombreux , et le climaten a tellement bien conservé l’ivoire , qu’ilpeut encore être travaillé, et qu’il est devenuun objet de commerce. Dans les premièresannées de ce siècle, un pêcheur tongousetrouva un Éléphant entier sur les bords dela mer Glaciale, dont la chair a pu être man-gée par les Chiens et les animaux sauvages»et l’on assure qu’il vient d’en être découvertun autre à peu de distance du premier.

Cuvier n’a admis qu’une espèce d’ÉIe-phant fossile, Y El. primigenius ; mais l eSpaléontologistes actuels en ont établi plu^sieurs autres que nous ne ferons que nom-mer :

VEl. minimus et Y EL meridionalis , P afM. Nesti.

VEl. proboletes , Y EL campylole-s , V&‘kamensis , Y EL partions , Y El. pigmœus , P afM. Fischer.

VEL africanus priscus f parM. GoldfuSS*

VEl. macrorhynchus , par M. Morren*

M. de Blainville, dans son Ostéograp^ liedes Gravigrades , n’admet point toutes ceSespèces ; et il pense même qu’il est encor eà peu près impossible de démontrer Q uel’Éléphant fossile diffère spécifiquementl’Éléphant des Indes.

Divisant le genre Éléphant en Élépb anlSlamellidontes et en Éléphants mastodontes»il donne comme une espèce distincte de ,apremière division , sous le nom d ’EL ial1 'dens , les deux espèces de Mastodontes deIndes que M. Clift a décrites dans les frans^géoL y et qu’il a nommées Masiodon latid# 1et M. elephantoides. oyez mastodonte- ;

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ÉLÉPHANT DE MER. mam. — N °^ uvulgaires du Morse et du Phoque à mn swdé. ,.

ELEPHANTOPES ( ilfyatç , élépb 3 ^ttovç , pied ). bot. ph. — Genre de la afdes Composées - Vernoniacées , ét^ 11Linné ( Gen. t n» 997) pour des plantes ^ ^bacées , annuelles , droites et original ^l’Amérique tropicale, très rares dansrolinej à feuilles alternes, sessiles? ^tules solitaires à l’extrémité des rame