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tant de genres qui ne reparaissent plus qu'en |vestiges dans les terrains tertiaires (1). »
M. de Buch, dans la manière dont ilconçoit le mode de succession des différentesformes d’Encrines à la surface du globe dansscs divers âges, se rapproche davantage en-core des idées que Lamarck professait sur latransfiguration des formes animales. LesCystidés, qui sont des Échinodermes voisinsdes Encrines et des Comatules sous plu-sieurs rapports (voy. l’article hémicosmites),et auxquels on a quelquefois appliqué l’une t l'autre de ces noms , lui paraissent être laPremière manifestation de cette sorte d'ani-maux. Les Cystidés appartiennent, dit-il,a hx plus anciennes formations de la croûteterrestre, aux couches siluriques des forma-tions de transition. On n'a rien rencontré desemblable jusqu'à présent dans les nou-illes formations , encore moins dans la na-ture vivante. Ils forment le point de départde toute une série de Radiaires ; c'est ce quiParaît démontré par leur existence antiquee t solitaire, et le Caryocrinites nous démon-tr e d’une manière satisfaisante comment lePassage des Cystidés aux Crinoïdes a pu s'o-pérer. Aussitôt que ces êtres sont parvenusa Posséder des bras, alors on voit s'augmen-j er d’une manière merveilleusement rapidea variété des formes de cette subdivision des^chinodernes.C'estdans le calcaire houillerd’elle a atteint son plus haut point.
* Le calice solide qui enceint et enveloppe° ut le corps des Cystidés diminue de plusCïl Plus, et forme à peine dans le Pentacri-^ Us Un bassin sur lequel les parties interneslèvent un point d’appui. Dans la forma-° n jurassique, on voit diminuer rapide-*?î en * le nombre des genres ; mais aussi la•vision en espèces distinctes n'en devient^• e plus considérable. Enfin , dans les for-mations jurassiques supérieures, l’animaldélivre du pédicule qui l’avait retenudue là attaché au sol, et, sous la forme
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uiatule, il jouit de la faculté locomo-
L ’Apiocrïniles ellipticus est le seul Cri-e de la craie qu'on puisse encore com-
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avec les anciennes formes , et le Pen-
iri lUm Ca ï>ui medusæ reste dans nos mers le^ st e débris de la magnificence de ces beauxs de mer de l’ancien monde. La nature a
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de zool, de M. Guérin, cl. X , pl. 3 , i83-.
complètement abandonné aujourd’hui cemode de structure. Toutefois le Pentacrinuseuropœus , découvert en 1827 , semble vou-loir nous rappeler dans les changementsd’une seule espèce la marche qu'a suivieleur forme. »
Presque toutes les espèces fossilesd’Encri-nes sont des terrains européens; on en citecependant de l’Amérique septentrionale :elles sont du genre Caryocrinites de Say-
Nous avons rappelé, à l’article bourgue-riticrinus , que M. Aie. d'Orbigny sup-posait à la Guadeloupe l’existence d’une es-pèce d'Encrine appartenant à ce sous-genred’Apiocrinides, et qu'il en avait vu les Entro-ques dans une brèche ossifère de formationrécente, contenant aussi des ossements hu-mains. C'est l’espèce qu’il nomme Bourgue-ticrinus Hotessieri. Le même auteur a égale-ment fait connaître la présence aux Antilles d'un g. fort singulier qu’il rapporte aux Cri-noïdes, g. auquel il adonné le nom d’Holo-pus , et dont l'espèce unique est YHolopusRangii. Les Holopus, dont un seul individu aété recueilli à la Martinique par M. Rang,quelques instants après avoir été pêché surla côte , sont fort différents des autres En-crines, et rappellent jusqu’à un certain pointpar leur forme les Cirrhipèdes; ils n'ont pasde pédicule composé d’entroques comme lesautres animaux de la famille des Crinoïdes[Voy. l'article holopus). Voici donc, avec lePentacrinus caput medusæ dont nous avonsparlé plus haut, et qui est aussi des Antilles ,trois espèces actuellement vivantes de la fa-mille des Encrines. QuantauPenfacrmMs eu-ropœus de M. Thompson , type du g. Phy -tocrinus de M. de Blainville , il a été re-connu par M. Thompson lui-même quecette prétendue Pentacrine était le jeuneâge de nos Comatules. M. J. Muller acceptecette manière de voir, et pour lui les Coma-tules sont des animaux de la même familleque les Encrines. Elles n'ont qu’un pédon-cule transitoire, tandis que celui de ces der-nières, à l’exception des Rolopus i paraît exis-ter à tous les âges de l'animal. (P. G.)
EIMCUIMTES. échin. —Miller a réservéce nom au g. d’Encrines qui a pour objetYEncrinus rnoniliformis ou liliiformis , grandeet belle espèce caractéristique du Muschel-kalk. On en trouvera la description détaillée,ainsi que de très bonnes figures, dans Pou-