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Tome cinquième.
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sent leur nourriture exclusive, mais parsuite de leur vie retirée loin des rayons dujour qui colorent chaudement les Oiseauxdiurnes. La femelle ne diffère du mâle quepar une coloration moins pure, et elle man-que de certaines taches qui constituent pourainsi dire la livrée de ce dernier. On dis-tingue le mâle de l'Engoulevent d'Europe aux taches blanches qui terminent les rec-trices latérales.

Dès que le soleil a quitté l’horizon, lesEngoulevents, qui ont passé leur journéeblottis dans un endroit fourré (ce qui n’a lieuque pour les Engoulevents qui ne percheutpas, car les autres se tiennent sur les bran-ches élevées des grands arbres), se mettent àchasser les Insectes qui voltigent dans lesairs et les engloutissent dans leur large bec,dont les parois sont tapissées d'une visco-sité épaisse qui les retient comme de laglu; ils continuent leur chasse jusqu'à ceque le jour soit revenu. L ’E. nacunda ( E.diumus ) diffère des autres espèces de cegroupe par ses habitudes; il a le vol plusélevé , chasse jusque dans le jour , et viten famille.

Leur nourriture consiste en Hannetons dediverses espèces , en Stercoraires , Grillons,Courtilières, Epeires, Phalènes , Sphinx, Li-bellules , Guêpes , Bourdons , Mouches , etc.Les Podarges se nourrissent des plus grosScarabées, dont ils brisent, assure-t-on, lesélytres coriaces entre leurs puissantes mandi-bules, ce qui me paraît douteux. Les Ibijauxont une nourriture semblable, quoique leurbec soit faible; l'Ægothèle paraît vivre sur-tout de Mouches.

Les troupeaux, constamment entourésd’insectes qu’attirent les émanations organi-ques , sont assidûment visités par les Engou-levents. Ces Oiseaux les délivrent des para-sites incommodes qui les assiègent, et c’estcette habitude qui leur a valu le nom deTète Chèvre dans nos pays européens , ex-pression vicieuse, puisqu’elle perpétue l'i-dée grossière que ces Oiseaux tiraient le laitdes Chèvres et des Brebis, et le leur fai-sait perdre : c’est donc à tort que Linné l'aadopté.

Ils rejettent par régurgitation comme lesHiboux, et sous la forme de pelotes ovales ,les parties non digestibles des Insectes qu’ilsont avalés.

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Leurs excréments sont constamment li-quides , ce qui est général parmi les Insect »Yores et les Carnivores.

II est dans la vie de ces Oiseaux une P ar "ticularité encore inconnue ; on ignore s ilsboivent et se baignent.

Les Engoulevents se trouvent à la fois enplaine et en montagne ; ils se voient mêm edans le voisinage des habitations et des Ü eUXcultivés , mais ce sont généralement des O*'seaux des bois. Quelques espèces habitent*les lieux secs et pierreux ; d’autres au con**traire recherchent les localités voisines desprairies et des marais. Les espèces non V eT "cheuses , et l'on regarde comme tels tous lesEngoulevents proprement dits, ont dans nosclimats pour station favorite, les Bruyères»les Genêts, les Airelles, etc., au pied des-quels ils se tiennent blottis tout le jour. k eUtmode favori de locomotion paraît être amarche, et ils courent avec beaucoup d al ,sance et d’agilité. Quand ils perchent, ce q uln’a lieu que très rarement, ils choisissent un®

grosse branche , et s'y tiennent, contraitment à l’habitude des autres Oiseaux, P aralélement à son axe, et jamais en travers»en s’y balançant comme fait un Coqcoche une Poule, ce qui leur a fait donn ^par les paysans le nom de Chauche-B ^

les

, setes

che. Les espèces percheuses, telles q ueIbijaux, les Podarges et les Ægothélestiennent dans des stations plus élevées.Ibijaux se perchent toujours sur des armélevés et secs, s’accrochant à la maniéePics, dit d’Azara, le corps vertical et apP 11 ^sur la queue. Cette position leur est sirelie que quand on les met à terre, ils ^prennent et se dressent verticalements’appuyant sur la pointe de leurs ailes et sleur croupion. On ne connaît pas les & atudes des Podarges; mais on peut les ^duire de leur structure, et il est P ertal *en voyant leurs ongles crochus, de les xder comme des Oiseaux percheurs, etc*Pendant le jour, les Engoulevents ^ ^ment d’un sommeil si profond qu’on P eUapprocher à quelques pas, et que parfm®^chasseurs réussissent à les enve!opP er ^filet à main ou les étourdissent d'un cobaguette. S’ils sont forcés de s’envole*»^partent d’un vol incertain, et l’on n y ^naît pas leur allure rapide et lég ere ^nuit. Ils se laissent. à peu de distance,