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Tome cinquième.
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ber sur le sol les ailes fermées, comme si lePlomb les avait frappés. Le soir même on lesv °it sans cesse s’abattre sur les chemins enépanouissant leur queue, et s’élever pour^tomber encore. Par suite d’une habitudequi leur est propre, on les voit tourner pen-dant longtemps d’un vol irrégulier autourd’un arbre effeuillé , s'abattre brusquementConnue pour tomber sur leur proie , et seélever pour continuer leurs évolutions.Quelques espèces chassent seules, les autresen commun. La mollesse de leur plumage ,qui les rapproche des Chouettes, leur permetfendre l’espace sans bruit, et ce n’est^ as là une finalité ; cette structure parti-c ulière de la plume est encore le résultatde leu r vie nocturne ; car. on le sait, l’actionProlongée de la lumière colore chaudementdurcit les téguments, tandis que l’ob-Sc Urité les rend mous et détruit la résistancede leur tissu. Ce n’est donc pas pour sur-prendre leur proie dans le silence que ces^*seaux ont un vol léger, car ils émettentetl Volant un bourdonnement (faussement

a Uribué par Cuvier au bruit que fait l’aire n s -

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engouffrant dans leur large bec) assezpour prévenir leurs victimes ; et les°üeites, dont on a tant parlé pour la si-,eri cieu Se traîtresse de leur vol, ne cessente pousser des cris lugubres qui viennentr °ubler l’homme en sa demeure.

°uire ce bourdonnement, les Engoule-Ve nts ont un cri de rappel qu’on peut re-^ésenter par heii-heii . Dans l’effroi, ils pous-un dack-dack assez fort, et le mâle,^ r ché près du nid, répète souvent pendantvin errrr-œrrrr y errrr-œrrrr sur deuxf n M’un bas et l’autre élevé, qui quelque-° ls dure dix minutes.

I e cri du grand Ibijau de Cayenne est unScnnssement, que Watterton représenteha, ha, ha , ha, ha, en baissant^ que note jusqu’à ce que la dernière soit

Paine sensible. Les Américains ont renduCri r '

fp. re Pété du Cap. vociferus, par les motslia **** p00r ( fouettez le pauvre Wil-C. carolinensis est vulgairementde Cflu ck-Wîll’s widow (appelez la veuves e d’après un de ses cris, qui

c é Se une articulation nettement pronon-les d ^ C/lucfe -^â«cfc Will 1 s widow; mais dansnonces du Nord, on lui donne le mêmerçu’au précédent. L’E. varié, C. leucurus ,

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a un cri qui ressemble assez à l’aboiementd’un Chien ; et il en a un autre que d’Azararend par les syllabes ichoui, qui, qui , qui.Le Capr. americanus, appelé par les Amé-ricains Rain-bird ( Oiseau de nuit), à causede l’habitude qu’il a de quitter plus tôt sa re-traite solitaire lorsque le ciel est couvert,paraît prononcer le mot popetue. Aux Etats-Unis on l’appelle vulgairement JVight-Hawk(Faucon nocturne). L’Eng. à queue fourchue,des grands Namaquois, a un cri qui consisteen une espèce de chevrotement qu’on peutrendre par gher-rrrrr , gher-rrrrr. L’Urutauarticule avec force les syllabes gua, gua.

Les Engoulevents proprement dits ne fontpas de nid ; ils déposent sur la terre nue,au milieu des racines, des bruyères et au-tres végétaux touffus, ou au pied des arbres,sur des feuilles sèches, deux œufs blancs ta-chetés de brun, dans l’E. commun; d’unbrun verdâtre parsemé de raies, et de zigzagsnoirs dans le Whip poor Will ; d’un blancpur dans le C. pecioralis. Les Ibijauxet lesPodarges pondent dans des arbres creux :témoin la découverte que fit Levaillantd’un couple d’Ibijaux à queue fourchuedans le tronc d’un vieux Mimosa, près delàrivière des Lions. D’Azara dit, ce qui sembleassez douteux, que la femelle de l’Urutau,Caprimulgus grandis , couve ses œufs, aunombre de deux , comme dans les Engoule-vents d’Europe , accrochée verticalementdevant l’ouverture du trou.

La durée de l’incubation est de quatorzejours, d’après Audubon , qui dit que le mâleet la femelle du Whip-poor, Will chuck et duWilVs widow couvent alternativement. Pen-dant que la femelle est sur les œufs, le mâleveille près du nid , et fait entendre son ron-flement continu. Le Cap . americanus ne cessede faire des évolutions rapides, même pen-dant le jour. Le mâle et la femelle veillentperchés sur un arbre voisin . mais rarementensemble : chacun d’eux est sur un arbreséparé. On dit que lorsque notre Engoule-vent s’aperçoit qu’on a découvert son nid ettouché à ses œufs, il les transporte plus loinen les poussant devant lui avec son bec.M. de La Fresnaye rapporte qu’un observa-teur digne de foi lui a dit qu’ayant pris dejeunes Engoulevents pour les regarder, et lesayant replacés à terre, le père et la mère, àleur retour, les poussèrent devant eux jus-