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l’accouplement est ordinairement très court,et les deux sexes ne restent unis qu’un instant;d’autres fois cependant, ils volent accou-plés assezlongtemps.Lafemellefécondée vol-tige au-dessus des eaux, et y laisse tomberune ou deux petites grappes d’œufs qui,com-plètement abandonnés au hasard, s’imbibentd'eau et vont au fond des ruisseaux. Réau-mur évalue à 800 le nombre des œufs querenferment les deux paquets pris ensemble.Dès que l’acte de la génération est accompli,les deux sexes ne tardent pas à mourir : cer-tainesEphémères n’ont pas vécu trois heures,et le plus grand nombre ne vivent pas plusd’un jour. Néanmoins, en retardant l’actegénérateur, Degéer est parvenu à faire vivreces insectes pendant plusieurs jours. LesÉphémères naissent surtout le matin et lesoir, quelques heures après le lever du so-leil , ou avant son coucher ; peu d’entreelles sortent de l’eau dans le milieu du jour :elles apparaissent plus nombreuses lorsquela chaleur se fait fortement sentir, et ellessemblent annoncer un orage. En Hollande,le ciel s’obscurcit quelquefois tout d’un coupcomme s’il était couvert de nuages, et cetteapparence est due à une énorme quantité deces Névroptères qui naissent tous à la fois, etqui après leur mort couvrent les rivages enformant une couche quelquefois d'un pouced’épaisseur. En France , VEphemera virgoest parfois assez abondante , au bord desrivières, pour nous présenter, comme le ditLatreille, l’apparence d’une neige épaisse ettombant par gros flocons. Scopoli rapportequ’en Garniole, lorsqu’ont lieu des appari-tions nombreuses d’Éphémères, les paysansrecueillent ces insectes et s’en servent commed'engrais. Les Éphémères servent de nour-riture aux poissons, et elles sont parfoisemployées comme appât par les pêcheurs.Ces insectes sont tellement légers que M. Du-méril fait observer que si l’on pouvait en pe-ser un millier, et que l’on ait pu enleverleurs œufs, à peine si cette masse ferait équi-libre avec 1/8 d’once.
L’anatomie des Éphémères a été étudiéepar Swammerdam,Réaumur , Degéer, et parMM. Léon Dufour, Pictet , etc.; nous allonsen dire quelques mots, principalement d’a-près l’ouvrage de ce dernier zoologiste.
Les téguments des Éphémérines sont trèsminces et peu résistants ; on sait, en effet, que
l'on ne peut saisir certaines espèces sans I**gâter : sous ce rapport les larves offrent plusde résistance que les insectes parfaits. La
tête de l’insecte ailé diffère notablement decelle de la larve, surtout dans les mâles : l eSyeux ont presque toujours la même formedans les femelles, mais ils diffèrent beaucoup d’un genre à un autre dans les mâles-l’un des ocelles, l’antérieur, qui est situeentre les antennes, est souvent porté par UIipetit prolongement conique. Les antennesdes larves sont plus longues que celles desinsectes parfaits. Le thorax est toujours p ar 'tagé en trois parties bien distinctes, tantdans la larve que dans l’insecte ailé ; c'estassez ordinairement le mésothorax qui estle plus grand. L’abdomen varie suivant laforme des larves ; il s’allonge et s'amincidans l’insecte parfait. Un organe importantpour la distinction des espèces est placé al’extrémité de l’abdomen : il est formé d esoies caudales, qui sont beaucoup plus lon-gues dans la larve que dans l’insecte parfait-Les pattes présentent des différences re^marquables entre les divers états de l’insecteet même entre les sexes : chez les larves, ell eSsont courtes et simples, et le passage à l’é latd’insecte ailé les allonge et multiplie lesticulations des tarses ; le dernier changem ende peau augmente encore leur longueur. L eSailes sont au nombre de quatre ; mais l eSpostérieures, toujours plus petites qu e ^ eSantérieures, disparaissent quelquefois toà-fait : leur système de nervation est r eïT1 f r
yant
et après le dernier changement de peau.
Les diverses parties qui constituentbouche sont presque entièrement atrophiédans l'insecte parfait, tandis que la la fV ^présente distinctement le labre, les ma^dibules et les mâchoires. Le canal a^mentaire est droit, et rappelle P arformes celui des Libellulines ; l’œsopb*^est court, plissé en travers ; le jabot o ^trois renflements plus distincts par ,eur ^ture que par des étranglements réels ; *testin est mince et s’ouvre dans un rec
sont»
élargi; les vaisseaux urino-biliaires su**-”d après M. Léon Dufour, diaphanes, au n 0lï ^bre de trente, et diffèrent de formes suiva^les espèces. A l'état d’insecte ailé, les Épb e ^mères reçoivent l’air dans leur système tra