Band 
Tome cinquième.
Seite
372
JPEG-Download
 

372 ÉPO

les secondes ont le tissu plus doux, et lesÉponges d'Achille sont les plus compactes.Les canaux dont les Éponges sont percéessont vides et forment des intervalles qui in-terrompent la continuité de leur attache.Leur partie inférieure est recouverte d'uneespèce de membrane, et l’Eponge est adhé-rente dans la majeure partie de sa masse.La partie supérieure est percée d’autres ca-naux fermés : on en voit aisément quatreou cinq, et c'est ce qui a fait dire à quelquespersonnes que ces canaux sont les ouver-tures par lesquelles l’Éponge se nourrit. Ilest un autre genre d’Éponges qui ne peuventse nettoyer, et que, par cette raison, l’onnomme illavable , wnlvvtaç : les canaux dontelles sont percées sont larges, mais le restede leur substance est compacte. En les ou-vrant, on trouve que leur tissu est plusserré et leur substance plus visqueuse quecelle des autres Éponges ; au total, leur sub-stance ressemble à celle du poumon. C’estde ce dernier genre d’Éponges qu’on s'ac-corde le plus universellement à dire qu’elleest douée de sentiment ; on convient aussiqu’elle subsiste plus longtemps que les au-tres. Il est facile de la distinguer des autresÉponges, même dans la mer. Celles-ci blan-chissent lorsque la vase baisse, au lieu quecelle-là demeure toujours noire. »

Nous n’avons supprimé de ce que dit Aris-tote que quelques détails peu importants,ou même erronés ; et comme presque tousceux qu’on peut lire dans les autres écrivainsanciens qui se sont occupés de ce sujet de-puis lui (Pline, Élien, Plutarque , etc.), sontle pl us souvent fautifs ou empruntés à Aristote lui-même, nous ne nous y arrêterons pasdu tout. On trouvera d’ailleurs l’analysede leurs récits dans le second Mémoire deGuettard sur les Éponges. Rappelons seule-ment l'incertitude constante dans laquellesont restés les naturalistes sur la véritablenature des Éponges, les uns en en faisant desanimaux, les autres, au contraire,des plantes,et disons qu’il est une troisième opinion, plusprobable que celles-ci, dans laquelle onconsidère les Éponges comme tenant à lafois des deux règnes, dont elles sont lepoint de contact le plus évident, quoiqu'ellessoient néanmoins plus liées aux animaux,dont elles sont certainement le terme le plusinférieur. C’est d'ailleurs une opinion qu'on

EPO

a depuis assez longtemps proposée, et quePallas,dans son Elenchus zoophytorum , a tr eSbien formulée lorsqu’il a dit : In sponP lSvitæ , fabricæ et naturœ animalis terminéesse videlur.

La forme extérieure des Éponges n'a P^>à cause des variations individuelles qu eéprouve dans les divers échantillons d un®même espèce, une valeur égale à celleautres espèces animales pour la diagnoseespèces elles-mêmes d’Éponges. En effet* sonirrégularité même la rend très variable; ° npeut même dire qu’elle n’a pas une Yalecaractéristique supérieure à celle du faciès»et que les Éponges d’une même espèce oun faciès semblable, et non une forme régugulière identique, comme les animaux desautres espèces, soit binaires, soit radiair® 8 '

Lorsque les naturalistes du dernier siée »et dans celui-ci Lamarck, Lamouroux et Psieurs autres, ont caractérisé les Éponges P‘leur apparence extérieure,c’est donc d’aprefaciès plutôt que d’après des caractères reet positifs, qu’ils se sont guidés; et con ^ egl’irrégularité des formes dans chacuneespèces, et leur variabilité suivant les > nvidus, ne permettaient pas de descripti° n v ^cise, on conçoit tout le vague des diagn

desauteurs cités : aussi, sans collectionssans figures, et d’après les courtes des ^tions qu’on a publiées, la dénominationces singuliers corps est-elle à peu P reS . ue

possible. Il eût fallu, pour arriver à q ue

chose de certain sous ce rapport, entrer Pprofondément dans la structure de ceS J atlSductions ; et c’est ce qu’on n’a fait que ^ces derniers temps, après qu’on a euconnu que la composition de leur tissuloin d’être uniforme. tr0 p

La matière animale des Éponges es fdestructible et trop peu connue encore ^qu’on ait pu s’en servir pour la caraC detique des espèces; mais il n’en est p$r'

même de leur charpente fibreuse et j a

ticules cristallines qui la solidifient j amajorité des cas, et qui sont quelqu ^, eS tseule partie que l’on puisse conserver-par ces productions cristallines q

d-Éponge^

commencerons.

Si l’on prend un morceau ^

viatile desséchée et qu’on l exarnI ”| ) i e , oUgrossissement, même peu consi eï \^ e dereconnaît que la charpente elle iu