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Tome cinquième.
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l’Éponge est formée d'une sorte de feutragerégulier, dont les particules sont de petitsc °rps fusiformes, un peu courbés, minces,aigus aux deux bouts : ces corps ont reçuI e nom de spiculés. Dans l'éponge fluviatile,leur nature est évidemment siliceuse, ainsiQue l’analyse chimique le démontre.

Dans certaines Eponges marines, la char-pente dure est également composée de spi-res siliceux; mais la forme et la grandeurdeees spiculés ne sont pas toujours les mêmes*1* varient souvent d'une espèce à une autre,fréquemment aussi .dans une même Éponge,

°n trouve des spiculés de plusieurs formes;

I e * uns sont aciculaires, d’autres en épin-gles, ou bien en étoiles de diverses appa-riées et aussi jolis, dans bien des cas, sousle microscope, que les petits cristaux de lan eige.

On connaît des Éponges où les spiculéss °nt calcaires, au lieu d’être siliceux.

Dans les Spongilies et dans beaucoup*1 Autres espèces, on ne voit, à part la ma-Hcre animale et les corps reproducteurs, au-Cll ueautre partie composante de ces espèces,^is les Éponges usuelles ne sont pas dansCe cas. Leur charpente résulte essentielle-ment de nombreuses fibres anastomoséese ®tre elles dans tous les sens. L'aspect et lalisibilité de cette charpente l'ont fait appelerc Stilagjneuse, fibreuse, etc. On a même^®sé qu’elle était la seule partie solide duCor ps de ces Éponges; mais c'est là une er-rei *r que j es observations récentes de M. Bo-^ Cr bank ont détruite. Les Éponges cartila-^meuses, qu’il appelle Kératoses , lui ontmontré de très petits spiculés siliceux.

^es Éponges fluYiatiles, que nous avons**8nalées comme un exemple facile pourk^tude des spiculés , sont également fortunes à prendre si l’on veut étudier lesr Ps reproducteurs de ces animaux.

^ ^ fine faible distance de leur surface, oua ^ase P a r laquelle les croûtes qu'elles0 ^ment s °nt fixées aux arbres, aux poteauxj a d'autres corps, un peu au-dessous desurface de l’eau, elles montrent un nom-ri S0UYent considérable de petits corpsR . » jaunâtres et fort semblables à destai lneS * Ges cor PS, après avoir subi un cer-ei 11 dessé chement, peuvent revenir à la vie,^ dans tous les cas, ils sont aussi le moyen®quel la substance vivante de l’Éponge

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se conserve pendant l’hiver ou la séche-resse, pour en sortir dès que les circon-stances deviennent favorables. Ces corpus-cules , qu’on a appelés des graines , ont uneenveloppe assez solide, et en un pointune petite tache, par laquelle la matière estversée au dehors à l’époque du développe-ment. Nous avons décrit, en 1835 ( Comptes-rendus de VAcadémie), plusieurs particula-rités de leur structure et de leurs usages. Onen trouve aussi dans certaines espèces d’É-ponges marines, et plusieurs de ces der-nières, ainsi que les Éponges fluviatiles, ontfourni une autre sorte de corps reproduc-teurs semblables à ceux des Polypes, et quiont été, aussi bien que ceux de ces derniers,décrits par M. Grant, dès l'année 1826. Ilssont ovoïdes, de couleur blanchâtre, et cou-verts à leur surface d’une grande quantitéde cils vibratiles auxquels ils doivent la pro-priété de translation. Muller avait observéquelques unsdeees corpsjmais, parunesin-gulière erreur, il se trompa sur leur véritablenature, et, dans son ouvrage sur les Infusoi-res, il en a donné la figure et la descriptionsous un nom particulier. Les gemmesmobiles des Éponges paraissent surtout des-tinées à opérer la multiplication, pendant labelle saison, et les corps graniformes à con-server l’espèce de ces animaux pendant lessaisonsdifficiles.Quoique les premiers soientune des meilleures preuves en faveur de l’a-nimalité des Spongiaires , on peut aussi lescomparer aux spores mobiles et ciliées queMM. Unger et Thuret ont observées dans cer-taines espèces d’Ulves et d'Algues.

Parlons maintenant de la matière animaledes Éponges, et d’abord des véritables indi-vidus dont se composent les espèces de cegroupe.

La grosseur des Éponges, l’homogénéitéde leur structure, la simplicité de leursactes, tout porte à penser qu'elles sont plu-tôt des agrégations d’individus que des in-dividus isolés. Leur analogie extérieureavec la partie commune des Polypiers agré-gés ( Madrépores , Alcyons, etc. ) est en fa-veur de cette manière de voir. Mais il fautavouer que l'individualité y est tellementconfuse, qu’il est difficile de s’en rendre uncompte exact sans la placer dans l’utriculeorganique elle-même. Voici en peu de motsle résumé de ce que l’on a écrit sur la