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Tome cinquième.
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nature intime du parenchyme vivant desEponges.

C’est encore dans les Eponges fluviatilesqu’il a été le mieux étudié, à cause de lafacilité avec laquelle on se les procure. Entreles spiculés, il y a de très petits corps sphé-riques qui ressemblent à des granulationsvégétales; et au milieu d’elles des gemmesoviformes de couleur blanche, et des grainesà des degrés différents de développement.De plus, la masse entière est enveloppéed’une gangue mucilagineuse transparente,à laquelle on a même reconnu quelquesmouvements partiels. Cela se voit très bien,comme l’avait observé M. Dutrochet , sur detrès petits échantillons de Spongilles, telsqu’on en trouvefixés, par exemple, aux bran-ches ou aux feuilles des Ceraiophyllam. Lesspiculés, le parenchyme vivant et la massed’apparence glaireuse sont disposés de tellemanière, que l’eau entre et sort facilementde la totalité des Éponges, et les ouverturesdes canaux qu’elle traverse sont appeléesOscules . La facilité avec laquelle la matièreorganique des Eponges d’eau douce se pu-tréfie et son odeur nauséabonde et persis-tante sont tout-à-fait caractéristiques, et sile vase dans lequel on les lient n’est pasgrand proportionnellement à la quantité deSpongillesqu’on y a mises, celles-ci ont bien-tôt corrompu l’eau, au point de faire mourirles autres animaux, les Crevettes , par exem-ple, qu’on y aurait laissées avec elles.

M. Dujardin a observé, dans une espècemarine d’Eponges sans spiculés qu’il nommeHalisarca , des particules douées d’un mou-vernentcomparable, jusqu’à un certain point,à celui des Protées et des Amibes, et il a re-trouvé dans let Spongia panicea , dans la Spon-gille et dans le Clione celata , des corpusculesanalogues ; dans certains cas, ces corpusculessont doués d’un filament flagelliforme ; leurmouvement a été vu par le même obser-vateur ; M. Yan Beneden et moi l’avonségalement constaté, en 1838, dans une es-pèce d ’ Halichondria du port de Cette.

Les espèces à charpente fibro-cartilagi-neuse sont encore moins complètement con-nues sous ce rapport. M. Bowerbank in-dique néanmoins, autour de leurs fibresanastomotiques, des filets capillaires, qu’ilcroit être les organes d’une circulation par-ticulière. Il a vu dans leur intérieur de nom-

breux globules d’une très petite dimension,qu’il regardecomme les globules charriés parle liquide de ces canaux. Les plus largesontde pouce en diamètre, et les p^ uSpetits nhï-

On a, de tout temps, parlé de la contrac-tilité des masses spongiaires, etde tout tempson l’a révoquée en doute; Aristote pourraitservir d’autorité aux deux opinions. «prétend, dit-il, que les Éponges ont du sen-timent; on le conclut de ce que, si elles s’a-perçoivent qu’on veut les prendre, elles seretirent en elles-mêmes, et il devient diffi c ^ ede les détacher. Elles font la même chosedans les grandes tempêtes, pour éviter d’êtreemportées par le vent et l’agitation des flots*Il y a cependant des lieux où l’on contesteaux Éponges la faculté de sentir : à Torone,par exemple. Ce sont, disent ceux de cetteville, des Vers et d’autres animaux de ce

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elle est arrachée, ils deviennent la proie despetits poissons saxatiles, qui dévorent aussice qui est resté de ses racines. Si l’Épong en’est que coupée, elle renaît de ce qui resteattaché à la terre, et se remplit de noU'veau. »

On a beaucoup discuté de ce passage, ^généralement on a nié que les Éponges eus-sent un mouvement de cette nature. MM. AU -douin et Edwards s’expliquent ainsi à cetégard, d’après des observations directes *« Plusieurs naturalistes habiles ontcherché aconstater si les Éponges sont douées ou n° nde la faculté de se contracter,* mais les resultats de leurs observations sont eontradictoires. En étudiant les Éponges proprementdites, nous n’avons rien aperçu qui P u * ssejustifier l’opinion de ceux qui regardent cesmasses à peine animées comme étant douéesde contractilité; au contraire, nous avonsreconnu que les observations de M* Granétaient parfaitement exactes. NéanmoiuSMarsigli et Ellis ont peut-être réellement vules mouvements qu’ils attribuent aux o5 ~cules des Éponges, mais seulement dans ungenre voisin, celui des Téthies, et non danles Éponges elles-mêmes. En effet, dans cecorps singuliers, dont le noyau est s *** c ® 0 *et dont la structure se rapproche des pr°tions semi-spongiformes, semi-siüceus >dont nous venons de parler (espèces de _dies ), il existe aussi à la surface des uuv