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turcs servant à l’entrée et à la sortie de l’eau.Lorsque la Téthie est placée dans un vaserempli d’eau de mer et qu’on la laisse pen-dant longtemps parfaitement tranquille, onVoit distinctement toutes ces ouvertures quisont béantes, et on aperçoit les courants quiles traversent. Mais si l’on irrite l’animal ouQu’on le retire de l’eau pendant un instant,!es courants se ralentissent ou s’arrêtent,les oscules, en se contractant d'une ma-cère lente et insensible, finissent par se fer-mer complètement. »
Les Spongilles ont offert à MM. DutrochetLaurent des mouvements moins marquésdo leurs oscules et des tubes, mais qui sont‘^contestables pour les derniers surtout.
Nous devons citer, parmi les naturalistesActuels, qui soutiennent l’opinion que les
Lponges sontde nature végétale,M. J.-E.Gray( Xool. Journal ) combattu par M. Th.\ ibid.), M. Dutrochet ( Ann. sc. nat.
M. Linck et M. J. Hogg {Ann. and^<*g. of nat. hist.). Ce qui précède a faitVoir , en effet, que, sous plusieurs rapportslrn Portants, les Éponges ressemblent aux vé-Botanx inférieurs, tandis que, sous beaucoupAutres, elles appartiennent aux animaux.
Comment représenter dans la classifiea-li ° n ïoologique cette nature si exceptionnelleües Éponges? C’est ce que les zoologistesModernes ont fait différemment, suivant les^ r tecîpes théoriques qui les ont guidés.
^Près les découvertes de Trernbley et deJ e Wues autres sur les Polypes, Linnæus lr * les Éponges du règne végétal, dansle-L les plaçait antérieurement, à l’exern-de Belon , Tournefort, Magnol, Vaillant,‘te tous les botanistes des xvi e et xvn e siè-p s '_ c ' es t qu’en effet certains Polypes, et enc oq U '* er * es Alcyons, ressemblent beau-P aux Éponges par la nature de leur pa-^ cl| yine ; et comme ils ont des Polypes évi-Lv*' 0n en supposa aussi aux Éponges.Une opinion que des auteurs modernes
i le ^ a ternent soutenue ; mais comme ilspas les Polypes des Éponges, ilsM. ^ Ireilt Q u ’ils existaient à l’état latent, etiiioi te dit expressément dans son Mé-
I Su r les Eponges d’eau douce.raî ne naBUS el Ses conte mporains furent donca u €s P ar les observateurs de leur tempsÉp 0Q lïne nt d’Aristote , et ils réunirent les« es »commele firent aussi Cuvier etLa-
marck aux Alcyons, aux Isiset aux Gorgones.Mais, comme nous l’avons déjà dit, ceux-cilogent des Polypes, ou plutôt ils sont la partiecommune parlaquelle seconfondentlesdiffé-rents Polypes de chaque masse, et c’est dansles capitules eux-mêmes des Polypes quel’on trouve leur caractère radiaire. Les gen-res et les espèces sont faciles à reconnaîtred’après ces Polypes, dont l’étude suffit pourainsi dire à la zoologie systématique. La dif-ficulté est bien plus grande au contrairepour les Éponges , surtout si l’on n’a égardqu’à leur apparence générale sans entrerdans l’analyse microscopique de leur struc-ture ; et comme celle-ci était à peine étudiéeà l’époque dont nous parlons , les Eponges furent classées d’après leur forme générale,ou plutôt d'après leur habitus extérieur, carla forme irrégulière de ces animaux ne seprête pas à une définition précise. Mais onne pensa pas à s’enquérir suffisamment sichaque Éponge était une agrégation d’in-dividus à la maniéré de la plupart des Poly-piers, ou si au contraire elle composait elle-même l’individu. Toutefois M. de Blainvillepensa que la forme irrégulière des Spon-giaires devait les faire séparer desZoophytesradiaires , et même de tous les autres ani-maux : aussi les considéra-t-il dans le Pro-drome de sa classification , publié en 1816,comme formant avec ses Agastraires d’alors,c’est-à-dire les Infusoires, un sous-règnesous le nom d’Hétéromorphes ou Agastro-zoaires. Nous avons nous-même proposéde considérer les Spongiaires comme desagrégations sous forme indifférente ou ir-régulière d’animaux fort simples , auxquelsla théorie et quelques observations condui-sentà supposer la forme sphéroïdale, qui estla plus simple de celles qu'affectent les êtresorganisés. Quoi qu’il en soit, il paraît entiè-rement démontré aujourd’hui que les Spon-giaires , bien qu’ils avoisinent les Alcyons,bien que ceux-ci aient souvent comme euxleur parenchyme soutenu par des spiculés,forment un groupe particulier d'êtres orga-nisés, et qu’ils constituent le terme extrêmeinférieur de la série des animaux. Mais avantde les définir, nous avons dû passeren revueles différentes parties qui entrent dans leurcomposition.
Le groupe des Éponges a reçu diversnoms : Spongiaires , Spongidées f Spongiées t