EPO
EPO
37 '
5» Spongilla , qui ne diffèrent guère desftalispongia que parce qu’ils sont fluviatiles.Nous avons dit qu'on les avait nommés Ephy-daiiu. Ce sont aussi les Tupha de M.Oken, etles Badiaga de Buxbaum.
6® Geodia. Genre proposé par Lamarck ,e t dont le trait essentiel est d’être enveloppéd’une croûte calcaire, et de présenter desoscules réunis en grand nombre sur un pointde la surface.
I® COELOPTYCHIUM, GûldfuSS.
8 ° Siphonia, Parkinson , pour plusieursespèces, dont une seule vivante.
S*® Myrmecium , Goldf., pour une espècefossile.
10° Scyphia , Oken , pour un plus grandnombre d’espèces, les unes vivantes, lesAttires fossiles.
ܰ Eudea, Lamouroux, pour une espècefossile du calcaire jurassique de Caen .
12° Hallirhoa , Lam., pour un fossiledu même lieu.
13o Hippalimüs , Lam., pour un autre®®rps fossile du même lieu.
14° Cnemidium, Goldf., pour des espècesfossiles.
43° Lymnorea, Lam., pour un fossile de
£*en.
46» Chenendopora , Lam.
17° Tragos, Schw., pour des fossiles.*8° Manon , id. t id.
Tethium, Lam., pour les Spongiairesc °nnus vulgairement sous les nomsd’O-r °*ige de mer , Pomme de mer , etc.
Qutre ces 20 genres, auxquels il faut join-celui des Clione ( Kïoa , etc. ) , établi àPeu près en même temps qu’eux par M. Grant,zoologistes qui ont écrit plus récemments ° r les Spongiaires en ont proposé quelques* utr es. L’un des plus remarquables est ce-*** des Iphüion , dont M. Valenciennes vaPublier une description détaillée. Le corps^ e quel il repose provient de la mer desAntilles , c’est une sorte de grand vase, dec ®uleur blanchâtre, dont la charpente estEntièrement siliceuse. Celui que M. Gray^mie fialinema n’est pas moins curieux ,a,IÎS * que> nous le verrons dans un articlespécial ; mais sa nature spongiaire est moinsCe ^taine : il vient des mers du Japon .lÆs côtes d’Europe ont fourni quelques
Spongiaires voisins des Géodies, et entreautres le genre Pachymatisma de M. Bower-bank. Les Dusedeia du même, ou Dysidea ,sont plus voisins des Haléponges; et les Uali-sarca de M. Dujardin sont indiquées commetout-à-fait dépourvues de spiculés. Le genreFisiularia , Bow., repose sur le Sp . fisiularisde Lamarck.
Les paléontologistes ont aussi ajouté quel-ques g. à ceux que Lamouroux et M. Gold-fuss avaient établis d’après des Spongiairesfossiles. Tels sont ceux des Chuonites , Fen-iriculites , etc., proposés par des auteursanglais ; Turonia, par M. Michelin, etc.
A une époque antérieure à celle des tra-vaux de MM. Grant et Fleming sur les Épon-ges, en 1812, M. Savigny avait fait graverpour l’ouvrage d’Égypte trois magnifiquesplanches d’Éponges, dont les détails sontexécutés avec toute la finesse qui a renduson Atlas célèbre. Quoique le texte explicatifn’ait pas paru, on voit par la légende placéeau bas de ces planches que l’auteur admet-tait trois catégories d’Eponges : les Epongescharnues, celles àpiquants et celles à réseau.Les premières nous paraissent moins cer-taines ; mais il est évident que les secondessont celles à spiculés ou les Halichondria,et les troisièmes des Eponges hératoses.
J. Hogg a publié, il y a quelques années,une nouvelle classification des Spongiaires ,dont voici le tableau :
1. Éponges subcornées v à fibres cornéeset sans spiculés : Sp. pulchella.
2. Ep. subcoméo-silîceuses, à fibres com-posées d’une substance cornée, et de nom-breux spiculés siliceux.
3. Ép. subcartilaginéo-calcaires, à fibrescartilagineuses , avec des spiculés calcairesou consistant en carbonate de chaux : Sp.compressa , botryoides , etc.
4. Ép. subcartilaginéo-siliceuses, à fibres
composées d’une substance cartilagineuse,avec des spiculés siliceux : Sp. tomentosa ,palmata , fluvialilis.
5. Ép. subéro-siliceuses, à fibres de sub-stance subéreuse, avec de longs spiculés sili-ceux : Sp. verrucosa et pilosa [Ann. and Mag.ofnat. hist. y VlII, 5).
Les Éponges de ces diverses divisions, àpart les Spongilles ou Éphydaties, sont tou-tes marines , et le nombre de leurs especesparait très considérable. On en trouve dans
48