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Tome cinquième.
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toutes les mers ; toutefois elles paraissentplus abondantes dans celles des régionschaudes. La Méditerranée en est fort riche ,et c'est elle qui fournit les Eponges usuellesles plus estimées, ce qui pourrait nous dis-penser d’ajouter que la plupart des espècesde Spongiaires ne sont pas susceptibles d’êtreemployées. Il en est pourtant dans le genredes véritables Eponges ( Achillea , Halispon -gia , etc. ) que l’on pourra utiliser dans di-verses circonstances , quoiqu’on ne les re-cueille pas encore.Quelques unes, par exem-ple , sont d’un tissu bien plus serré que lesÉponges ordinaires, et elles s’imbibent aussifacilement ; d’autres sont au contraire à mail-les plus lâches et à fibres plus dures ; il sem-ble quelles pourraient servir au polissage decertains objets. Celles à spiculés siliceuxpermettraient aussi quelques applications ;mais on n’emploie réellement les Épon-ges qu’à cause de leur propriété d’imbibi-tion , et c’est surtout de la Méditerranéequ’on les tire, sur les côtes de Syrie ou del'Archipel, et sur quelques autres points.En voici les principales sortes , d’après le.Dictionnaire du commerce de Guillaiimin :lo Éponge fine douce de Syrie ; elle sert à latoilette : c’est le Spongia usiiatissima de La-marck ; 2° I’Éponge fine douce de l'Archipel ,qui n’est probablement qu’une variété de laprécédente : elle sert à la toilette ; on l’em-ploie aussi dans les manufactures de porce-laine , dans la corroierie et la lithographie;3° I’Eponge fine dure, dite grecque, employéeaux usages domestiques et à quelques fabri-cations : 4° I’Eponge blonde de Syrie , dite deVenise , très estimée à cause de sa légèreté;de la régularité de ses formes, et de la soli-dité de sa texture : elle sert aux usages do-mestiques ; 5° I’Éponge blonde de l’Archipeldite de Venise ; elle sert aux mêmes usages,que la précédente; 6<> 1’ Éponge géline , quivient des côtes de Barbarie; 7° I’Épongebrune de Barbarie, dite d q Marseille ( Spon -gia commuais des naturalistes) : elle est trèsestimée pour les lessivages à l’eau seconde,pour le nettoyage des appartements et pourl’écurie ; on la pêche du côté de Tunis , etc.,8° I’Éponge de Salonique .

La mer Bouge a des Éponges d’une bellequalité, fort rapprochées du Sp. usiiatissima.Celles des rners d’Amérique aux Antilles (Sp.conica , crateriformis, singularis , clavarioides ,

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microsolena y etc.) pourraient être exploitéeset doivent exister aussi à la Martinique , d’oùnous avons reçu par M. le D« Guyon uneÉponge à tissu fort serré , et percée de deuxsortes de canaux : les uns grands, plus rares,les autres petits ; tous très nombreux. Quel-ques Éponges du commerce viennent de lacôte de Bahama ; elles sont inférieures à cel-les de laMéditerranée.Les mers australes ontaussi des Éponges susceptibles de quelqueuti-lité, et entre autres le S. crassilobata Lamk*Sur toute la côte de Syrie , de Beyrout aAlexandrette , la pêche des Éponges est ex-ploitée concurremment par les Syriens etpar les Grecs. Elles abondent surtout auxpoints delà côte où le fond est le plus rocail*leux.La pêche commence en mai et en juin ;elle finit pour les Grecs en août ; pour les Sy-riens , en septembre seulement. Les premiersarrivent sur des embarcations dites sacoleves »qui portent quinze ou vingt hommes , et ilslouent aux Syriens des barques de pêch esur lesquelles ils se dispersent le long de l acôte. Ils pêchent de deux manières : lesHY'driotes et lesMoréotes se servent du trident,tous les autres plongent.

On dépouille d’abord par les lavagesÉponges des impuretés et de la matière ani-male qu'elles renferment; puis en les baigna^dans de l'eau acidée, on leur enlève les se scalcaires qui contribuent à leur encroûtement, ainsi que des débris de Polypiers* etc*On trouve sur nos côtes de la Méditeranée, de l’Océan et de la Manche, un nombreassez considérable d’espèces d’Éponges, ma^leur étude n’a pas encore été faite avec assez de suite pour que nous puissions en f alla liste. On sait cependant qu’elles se rap^portent à presque tous les genres étadans ce groupe : aucune d’elles n’est susC ^ Dttible d’emploi. Les zoologistes anglais 0étudié les leurs avec plus de précision : aUreproduirons-nous la liste qu'en doDM. Johnston dans son History of B^ liiS'ponges: . rre0 dia

Tethea cranium ; T. lyncurium ; uzetlandica ; Pachymatisma Jonhstonio -1chondria palmata , oculata , cervicornis ,pida , ramosa, Montagui, Columbœ , P^ um ^Jmlicosa, infundibuliformis t venlilabrum, ^mulans , cinerea, fucorum , panicea , .-^a,

pila, saburrata, areolata, incrus tans , se ^celata , sanguine a , a area, aculeata f com is »