388
ERE
racème floral allongé. Les fleurs en sontjaunes. (G. L.)
ÉRÉSE. Eresus ( iptatat , action de ra-mer). arach. — Ce g. qui appartient àl’ordre des Arachnides et à la famille desAraignées, a été créé par M. Walckenaër ,qui le caractérise ainsi : Yeux au nombrede 8, inégaux entre eux, placés sur le de-vant et sur les côtés du corselet ; 4 sur laligne antérieure, et 2 sur chacune des deuxautres lignes postérieures. Les intermé-diaires de la ligne antérieure, et les deuxyeux de la seconde ligne sont tellement rap-prochés entre eux, qu’ils forment un petitcarré ou trapèze renfermé dans un plusgrand, figuré par les yeux latéraux de la li-gne antérieure, et les deux yeux de la lignepostérieure. Lèvre allongée, triangulaire,terminée en pointe. Mâchoires droites, allon-gées et dilatées, arrondies à leur extrémité.Pattes grosses, de longueur médiocre, pro-pres aux sauts et à la marche. Les Aranéidescomprises dans ce g. épient leur proie, ren-fermées dans un fourreau d’un tissu serré ,tendant des fils irréguliers entre les arbustesépineux, ou se pratiquant sous les pierresune retraite en soie fortement tissée. Cettecoupe générique renferme 7 espèces propres àl’ancien monde, et queM. Walckenaër a par-tagées en deux familles. L’espèce qui peut êtreconsidérée comme lui servant de typeest l’É.cinabre, E. cinaberinus Walck. ( Hist. nat.des Ins.apt., 1 . 1 , p. 195, n° 1). Cette espèceest remarquable par son corps, qui est d’unrouge écarlate , ou couleur de brique, surle dos, avec 4 ou 6 taches noires disposéesparallèlement et bordées d’un cercle blanc.Le corps en dessous est noir. Cette espècehabite les environs de Paris ; elle se trouveaussi en Bavière, en Italie, en Hongrie eten Morée ; elle marche et saute peu ; elle re-lève souvent en l’air les pattes de devant,et lorsqu'elle a saisi sa proie, elle l’entraînede côté. Cette espèce habite nos possessionsdu nord de l’Afrique ; car pendant mon sé-jour en Algérie , j’en ai pris plusieurs indi-vidus vers le milieu de mai sur les rochersarides des Djebel-Mansourah et Coudiat-Atidans les environs de Constantine . (H. L.)
# ERESIA (eoeaca, l’action de ramer), ins.— Genre de Lépidoptères , famille des Diur-nes, établi par M. Boisduval dans Y Hist.nat. des Insecl ., faisant suite au Buffon-Ro-
ERE
ret , aux dépens des Héliconies de Latreill e *Il donne pour type à ce genre une especenouvelle du Brésil qu’il nomme eunica etqui est figurée dans l’Atlas de son ouvrage»pl. XI, fig. 8. D’après cette figure, le genreEresia a tout le faciès du genre Heliconia ,et n’en diffère que par la forme des paip eSet surtout des antennes, qui sont terminéespar un bouton ovoïde comme dans les Af'gynnes. (D*)
*ERETES, Delaporte, ins. — Syn. d ’ Ë u ~nectes , Erichson. (D-)
*ERETHIZOIV (ip'Oifr , je pique). M**'— Une espèce de la famille des HystricienSou Porcs-Épics particulière à l’AmériqueNord a servi à Fr . Cuvier pour établir c ®genre ( Mémoires du Muséum , tom. IX) ; c eScelle que Buffon avait appelée YUrson, etq ueles Anglo-Américains nomment quelquef 01 *Cawquaw. Les Erethizons, dont quelq ue ^auteurs supposent qu’il existe plusieurs espèces, mais à tort sans doute, sont inter* 11diaires dans la plus grande partie de I etraits caractéristiques aux Porcs-Épics ° rnaires et aux Coendons. Leur taille est à P ^près égale à celle de ces derniers, mais ils 0le front moins renflé,le mufle beaucoup h 10 ^gros et les piquants mêlés d’une assez g raquantité de poils. Ce sont bien des Rongde ce groupe, et Buffon se méprend sur I®affinités quand il dit que l’Urson aurait - rIies’appeler Castor épineux. « Il est dupays , ajoute-t-il, de la même grandeur» ^à peu près de la même forme de coT ^ S ^^a comme lui, à l’extrémité de chaquechoire, deux dents incisives longues,et tranchantes. Indépendamment de sesquants, qui sont assez courts et P reS(1 ^ e sto rchés dans le poil, l'Urson a comme leune double fourrure : la première, delongs et doux, la seconde, d’un duvet otre encore plus doux et plus mollet- »
L’état actuel de nos connaissances sur
dre des Rongeurs ne permet pas d ac ^ Jele raisonnement que fait ici Buff° n >^ vra jcélèbre naturaliste est bien plus dans ^j.lorsqu’il dit dans le même article « ^ u annécessaire de donner un nom à ce cpour ne pas le confondre avec le 0 parou le Coendou , auxquels il reSSe ^ e nda* ltquelques caractères, mais dont ce^ ^, oflil diffère assez à tous égards P°*^ p a rU"doive le regarder comme une espe