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Tome cinquième.
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Carpe â miroirs, et les Dorades, qui perdentsouvent dans nos bassins leur couleur bril-lante et sont atteintes d'albinisme et de mé-lanisme. Les vieux Esturgeons perdent leursplaques osseuses, ce qui les a fait prendrepour une espèce distincte.

Chez les Mollusques, les simples différen-ces d’âge ont jeté dans la nomenclature desespèces une déplorableconfusion,sans comp-ter les autres causes d’erreurs ; et les con-ehyliologistes sont si peu d’accord sur lescaractères spécifiques, qu’outre les fusionsd’espèces, ils soumettent les genres à desréformes incessantes. Je citerai pour exem-ple le genre Érycine , remanié à tant de re-prises pour n’en être pas plus fixe sans doute.Le type vivant du g. dans la collection duMuséum était une Vénus ; et faute de trou-ver dans les coquilles vivantes un type pource g., M. Deshayes l’a été prendre dans lesespèces fossiles. Quelques conchyliologistesne reconnaissent pas d’Érycines vivantes, etont établi pour ces dernières les g. Kellia etMontacuta. Lamarck avait introduit dans lesÉrycines des Lucines et des Tellines ; enfin,pour conserver le genre, on a été obligé d’enmodifier les caractères. Quelle n’a pas été lafortune du g. Buccin , qui comprenait dansle Systema les Vis, les Casques, les Pourpres,séparés par Bruguière , et réintégrés parCuvier, qui y a fait rentrer, comme sous-genres, les Éburnes, les Tonnes, les Nas-ses, les Harpes, dont Lamarck avait formédes genres distincts ! D'un autre côté , l’onvoit que l’animal du Fusus amiquus de La-marck est absolument semblable à celui duBuccinum undatum , et c’est sur l’animal quesont établies les différences génériques fonda-mentales!— Les Calyptrées rapprochées desTroques ont donné lieu à des confusions as-sez nombreuses : c’est ainsi queM. de Roissy avait mis dans les Troques, sous le nom deTrochus calyptrœformis , la Calyptræa tro-chiformis; et Montfort, en le réunissant auTrochus concavus , en avait fait son g. In-fundibulum. Le Murex lenticosus de Linné,placé par Lamarck dans le g. Cancellaire,est regardé par M. Deshayes comme un Buc-cin ; il en est de même de toutes les grandescoupes génériques.

Les caractères spécifiques des Insectes sontencore la forme, la taille, la couleur, les dif-férences que présentent les articles des an-

tennes, les stries, les points dans les élytrès,les cellules des Hyménoptères et des Diptè-res , la coupe des ailes des Lépidoptères, lesdifférences d’habitat, etc. ; mais le systèmede coloration et la pubescence sont encore lescaractères prédominants. Ainsi, nous avonsles Cicindela lugubri.s, cincta , vitlata , auru-lenta , nigrita , tricolor , nivea , etc. ; les Bf a "chinusbimaculatus,ruficeps, cruciaais,etc.; lesAcridium flavum, cœrulescens ; Lygæus punc~tato-guttatus , melanocephalus ; Cicada villosa*alrala , variegata ; Chalcis pygmœa , flavip es iminuta; Hylotoma rosœ ; Thecla quercus ,spiniy betulœ y rubi\ etc. La forme du corse"let, qui semblerait plus importante que lacouleur, varie assez dans les Coléoptèrespour n’avoir qu’une assez mince imp° r 'tance; et quant à la couleur, nous savonscombien de variétés présentent les Cocci-nelles et tant d’autres genres. Chez les lé-pidoptères, non seulement le mâle diffère dela femelle par les couleurs et le dessin ; ma ,sencore le système de coloration varie sui-vant l’époque de l’éclosion , et l’on connaîtdans cet ordre de nombreuses variétés d’unemême espèce.

Aussi, dans quelle confusion est l’ento-mologie, sans un Généra qui puisse luiser"vir de guide! Les genres, incessamment re-maniés, sont tranchés, coupés, rognés comme

à merci par des amateurs qui ne sont pas na

turalistes, et font des g. nouveaux pourp 3 ^

ser le temps; sans comprendre quel tort 1

font à la science en en rendant la synonym

ce

une

plus diffuse encore; et demandez-leu rque c’est qu’un genre , ce que c'est q u 1

de I eont

Espèce, ils seront bien embarrassésdire : parce que les maîtres de la scienceoublié de dire ce que c’est qu'un caractèregénérique et un caractère spécifique. H fa **'drait, pour se prononcer sur la spécifi® 1 ■d’un caractère, avoir d’abord bien étudié^®

variations accidentelles de forme dans

les IO"

TUllUIil 1/110 UVUIUl/U UV

sectes , et c’est ce que personne n’a fait encore. On pourrait commencer cette étude P afl’observation de Insectes domestiques, fi 01,dans cette condition , subissent d’étrang eamodifications : ainsi, les petites Abeilles bru-nes de la Haute-Bourgogne, transportées dan^la Bresse , deviennent grosses et jaunes a ^seconde génération, et différent entiéremen

de la race originelle. ^

Dans les degrés d’organisme primi

les