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Tome cinquième.
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formes sont plus variables encore, et par |conséquent les caractères spécifiques plusdifficiles à saisir.

C’est là surtout que l’incertitude des formesfait tomber dans les erreurs les plus étranges.ï*our ne pas multiplier les exemples, jebornerai à citer le Peniacrinus europeus ,due M. Thompson avait lui-même établi,du’il a reconnu plus tard être le jeune âgedos Gomatules, et que M. deBlainville avaiter igé en genre sous le nom de Phytocrinus.^’un autre côté, M. Ehrenberg a constaté que*2 espèces du g. Vorticelle ne sont que lesotats divers d’une même treizième espèce;Pourtant elles avaient donné naissance aux8* Pcclissa , Ridella , Kerobalana , Urceola-Craterina et Ophridia.

Que dire d’une science qui procède si lé-gèrement, et ne fait qu’édifier et détruires ans rien construire de durable? C’est que,ffionarchisée d’abord par les hommes de8^nie, au lieu d’être devenuea, vec l’émanci-Pation de la pensée, une république sou-mise à des lois sages et bien coordonnées,e de est tombée dans l’ochlocratie et livréebon vouloir d’une tourbe ignorante etP r ètentieuse.

^ious voyons par ce qui précède que les ca-utères spécifiques sont de leur natureessen-^odement mobiles, que la forme elle-mêmeVa rie suivant les circonstances , et que la re-P^duction sous des formes identiques, un desCar actères sacramentels de l’Espèce, est com-^hne aux races et à certaines variétés. EnPrésence de tantde faits qui prouvent la mo-dité de la matière, que devient la doctrine de* stabilité et de l’immutabilité des formes ?n fi’a pas, ajoute-t-on, constaté à l’état sau-^ a 8e de variations si nombreuses que dansa domesticité ; mais les Moufettes sont telle-en t dissemblables entre elles qu’on en°U /e à peine deux qui seressemblent ; et deUs > nous ne savons pas ce qui se passe au? ein de la nature sauvage ; nous ne suivons pas^f^Haaux dans leur vie intime, ni dans lesets Qui les recèlent, ni dans les eaux, nills la terre. Chacun d’eux ne nous estnn U que comme un fait sans traditions ;,s ’ d’un autre côté, leurs conditions d’exis-sont moins variables que dans l’état^ esclavage. Mais, encore une fois, si les^ s Pèc es étaient immuables et qu’elles eus-créées avec une forme, des couleurs,

des attributs destinés à se perpétuer, etqu’elles dussent remplir un but, une fonctionau milieu des êtres organisés, pourquoi cesformes finales changeraient-elles entre nosmains ? Quelle puissance occulte possédons-nous pour modifier des animaux qui ontreçu leur forme première et immuable envertu d’une volonté supérieure? C’est que,bien loin d’être fixe et stable, la matière esttoujours mobile, toujours flottante, entrecertaines limites qui sont les deux pôles desa loi particulière d’organisation, et il n’ya pas d’autre cause essentielle dans ces chan-gements de formes. Je sais toutl’enthousiasmenaïfdes finalistes pour les perfections organi-ques de chaque être. Ils admirent le pelagetouffu de certains Mammifères, et ils le croientdestiné à les protéger contre les influences ex-térieures ; ilsne sedemandent pas pourquoi ilen est dont la peau est presque nue, bien qu’ilssoient soumis aux mêmes influences. Ainsi,pourquoi certains Singes ont-ils le poil siras et si rare et d’autres si touffu? Pour-quoi le Buffle d’Italie , le Babiroussa, l’É-léphant , le Tapir , ont-ils la peau pres-que nue, tandis que le Bison, le Buffledu Cap, la Chèvre , l’Ours, le Raton et tanta’autres ont une fourrure épaisse? Ils ad-mirent la prévoyance qui arma le Chatd’ongles rétractiles pour se défendre ; le San-glier, de canines aiguës ; l’Éléphant, de dé-fenses redoutables : le Rhinocéros, d’unecorne terrible, sans penser qu’à côté d’euxsont des animaux timides, tels que les Liè-vres, les Lapins , les Gazelles, les Moutons,incapables de résistance. La lanterne duLampyre femelle , phare brillant qui dirigele mâle dans sa recherche ; l’instrument dela Cigale mâle, le violon des Sauterelles,leur semblent autant d’inventions inimi-tables ; mais à cela on peut leur demanderpourquoi, puisque ces appareils sont si com-modes, les autres animaux n’en sont-ils paspourvus , eux qui en auraient si souvent be-soin, l’homme entre autres, dont les sensdeviennent d’autant plus obtus que son in-telligence se développe davantage. C’est quece qui est, est sans autre raison que les loisorganiques qui régissent toute la nature vi-vante , et la loi qui fait que le Sel communcristallise en cubes, et la Topaze en prismesrhomboïdes, fait aussi que telle ou telleassociation organique affecte telle forme