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tordues. Les racines de Betterave, de Navet,<to Carotte, de Radis,incolores dans l'état del^ture, dëviennent, par la culture, rouges,^ a Unes ou noires, et conservent cette colora-l ton acquise. Au bout de trois années, un de1108 horticulteurs marchands a obtenu unefrotte à racine succulente, en cultivantses jardins le Daucus sauvage.
Les épines disparaissent, comme on le sait,ï^r la culture : aussi Linné a-t-il dit dans lahilosophie botanique , § 272, ouvrage qu'ontrop peu, Spinosœ arbores culturâ sœpius^ e Ponunt spinas in hortis ; celles qui existaientmoment de la plantation persistent, etes autres se changent en rameaux ; nous^ v °ns dans nos jardins de nombreuses va-ntés inermes de plantes épineuses. Nousr °Uvons même à l'état sauvage une variétéépines du Prunus spinosa et du RubusUl icosus. Si au contraire l’on renverse leséditions , et qu'on mette certains arbres
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ns une mauvaise terre, il s’y développeraépines.
a Ux des montagnes transplantés dans lesûes perdent leur villosité et deviennent
La villosité et le glabrisme se produisentç c °re par des changements de milieu. Lese mpies en sont très fréquents : ainsi les vé-
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j. Dre s , ce qui est le résultat d’un excès dea toition, et la production de la pubescencea Ie u dans des circonstances inverses. Linné ^marqué que la Persicaire , qui est glabre^ n d elle croît au bord des eaux, devientU et hérissée de poils dans les lieux secs.v e j er P°let, glabre dans nos champs,devientton* < * ans * es sa ^tos maritimes. Nous trou-totU ^ anS n ° S environs une varié té pubes-% ^^Trismatocarpus spéculum , de VIsatisthymus serpyllum et du T. aci-\ e j ’ Une variété terrestre à feuilles rudes ettoini 8 Tolygonum amphibium à tige etGs gla bres ; une variété glabre du Ja-Pr e 6 une autre à feuilles vertes et
j^ Ue glabres de Y Onopordum acanthium.bl es S touilles subissent aussi d’innombra-Var ‘ a ti° ns par suite de l’influence desPoq S ex torieurs et des excitateurs internes;§at/ tant la touille est un des principaux or-c ^°*sis pour établir une espèce : on dittouilles, àgrandes feuilles, à feuillesttaqj c ! es ’ elc *; je citerai parmi les faits con-P 0 ly 0lres to Rroussonetia papyrifera , et le
y°num aviculare , dont toutes les feuilles
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diffèrent entre elles; le Sureau lacinié, quiest une variété du Sureau commun ; deuxvariétés à feuilles lancéolées et elliptiquesdu Phyteuma orbicularis ; une à feuillescrépues du Lepidium sativum ; une autreà feuilles sétacées du Linaria vulgaris ; àfeuilles dentées du Ranunculus jlammula; àfeuilles ondulées du Tragopogon pratense ; àfeuilles crépues, raides et à dents épineusesdu Sonchus oleraceus ; une variété â 5 fo-lioles de Y Eupatorium cannabinum , et uneautre de la même plante à feuilles supé-rieures entières. Le Cannabis saliva , dontles feuilles sont opposées , produit une va-riété à feuilles alternes (1) ; viennent ensuiteles variétés longifolia , obtusijolia, rolundi -folia , microphylla du Magnolia grandijlora.Les déformations que ces orgahes peuventsubir sont telles, que Poiret décrivit sous lenom de f^allisneria bulbosa une Sagittairedont le pétiole était rubané. Le Plantaind’eau porte en même temps des feuilles li-néaires entières et des feuilles larges et sa-gittées. Les phyllodes sont, comme on lesait, très communes dans les Acacies. LeCereus speciosissimus porte à la fois des tigesaplaties et triangulaires ; et M. Guidon, jar-dinier à Surênes , a vu un Cereus peruvia-nus engendrer un monstruosus, que plusieursbotanistes regardent comme une Espèce dis-tincte.
La couleur est encore un des caractèresspécifiques le plus généralement employés;cependant aucun n'est plus incertain, et ilimporterait beaucoup d’observer si les dif-férences concomitantes ne sont pas le ré-sultat des influences qui ont changé la cou-leur. « JYimium necrede colori , » a dit Linné ( Phil. bot., § 266), et il ajoute plus tardcomme preuve, dans sa Critica botanica , p.155, qu’en se fondant sur ce seul carac-tère, Tôurnefort a trouvé dans deux Jacin-thes 63 espèces, et 96 dans une seule Tulipe.M. Moquin-Tandon ( Élêm . de térat . végét .)cite l'exemple de certaines Gentianes qui,bleues dans la plaine, deviennent blanchesà une grande élévation ; l 'Oxytropis montana
(i) Ces changements sont évidemment dus à des circon-stances locales; mais nos Flores sont faites à un point devue si peu philosophique , qu’une variété n’est indiquée laplupart du temps que par son caractère différentiel, sans qu’ilsoit fait mention de l’influence qui l’a dû produite. Ce tra-vail, d’un haut intérêt scientifique, est encore tout entier àfaire.
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