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Tome cinquième.
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et le Trifolium praiense passent au blanc surles Pyrénées et les Alpes . On a vu, dans unsol médiocre, un Géranium balrachioides ,dont les fleurs sont bleuâtres, se panacherdeblanc la première année, passer au blanc purla seconde, et conserver ce caractère d’al-binisme. On trouve dans nos champs unevariété à fleurs blanches du Lamium purpu -reum , de YErica vulgaris , du Verbascumlychnitis. Les fleurs du Symphytum officinalesont jaunâtres ou blanches, et la variété diteS. païens a les fleurs rouges ; celles du Myo-sotis perennis bleues ou blanches ; celles dela variété dite versicolor du Myosotis annua,passent au jaune en vieillissant, tandis qued’autres restent bleues. La Campanula tra -chelium porte des fleurs bleues „ violettes oublanches. Les nombreuses variétés de nosjardins sont encore une preuve que rienn’est plus commun que les changements decoloration.

La forme de la corolle varie également;par atrophie ou par hypertrophie, les pétalesdeviennent linéaires, laciniés, bifides ou bienlarges, épais , succulents. On connaît unevariété apétale de la Sagina procumbens et dela Piola canina. Le Jasione montana a produitune variété à fleurs prolifères ; les fleurs desOrchis présentent de fréquentes variations ;les Linaires ont souvent la corolle péloriée.Leur disposition est sujette encore à de nom-breuses modifications ; le Crépis virens , àfleurs en panicules, a une variété uniflore ;le Trifolium filiforme , dont les fleurs sontréunies en tête au nombre de 6 à 12, pré-sente une variété , le T. dubium , dont lesfleurs sont groupées par 20 à 30.

Le nombre des pétales varie aussi sur unmême individu: la Rue, le Nerprun, le Houx,le Marronnier d’Inde en ont de 4 à 5 ; leFusain, de 4 à 6; le Nigelle de 5 à 8; leFicaire, de 8 à 9 , etc. Le nombre des divi-sions du style et les étamines sont dans lemême cas : aussi Poiret rejette-t-il le nom-bre des étamines comme caractère spécifi-que , et il s’en tient à la graine. Pourtantelle aussi varie : témoin l’Épinard, dont lesgraines sont lisses ou épineuses, et tous lesbotanistes s’accordent à regarder la premièrecomme une simple variété.

Apres la fleur vient le fruit qui se modifieà l’excès. On sait que rien n’est plus varia-ble que le nombre des loges capsulaires , et

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l’hypertrophie parenchymateuse est d’unefréquence qui me dispense de citer aucunexemple ; mais je mentionnerai commepreuve du contraire, les Salicornes et lesSoudes cultivées au Jardin des Plantes deToulouse, dont les fruits ont presque com-plètement perdu leur nature succulente.

L’induration des baies et des drupes estencore un phénomène qui se présente que*'quefois : M. Schlechtendal a vu une Vignedont les baies étaient devenues de véritablescapsules, et M. Knight est parvenu, par d eSfécondations croisées, à rendre fibreux le P a ~renchyme de plusieurs Pêches.

Je citerai, comme une preuve de plus del’effet du climat et surtout de l’altitude, I eSexemples rapportés par M. Gay dans so®voyage aux Andes . « Les vrilles des Muti s * a *dit-il, étant inutiles dans ces froides région 5 'où il ne croît ni buissons, ni arbustes, &changent en feuilles ; j’ai remarqué aussique les plantes herbacées dans les pl aine *deviennent ici complètement ligneuses, eque plusieurs espèces d’arbres , principalment les Escallonia , au lieu d’avoir cet aspect bifurqué qui les caractérise, devi e0 'nent rabougris et rampent le long deschers, offrant ainsi moins de surface au f f ° l

dont est chargé le vent qui passe sur ces i&'menses glaciers. Mais une autre observatio 0plus intéressante encore est la forme imb^quée qu’affectent les feuilles de la P Iupa £des végétaux, même dans les genres où ce* ,dispositon n’est pas habituelle. C’est ain^que les feuilles du Triptilion , si lâches fsi petites dans les régions inférieures, ^viennent à cette hauteur dures, veJu ^s’imbriquant étroitement sur la tige, etc<? ^vrant même les fleurs de cette charma^plante. Les Mutisia , presque dégarnis ^feuilles, en sont chargés à leur extr^mité , lorsqu’ils croissent sur le versant ^montagnes. Les Violettes n’y ont pas la >°élégante que nous leur connaissons da ^plaine ; elles sont disposées en rosettes cparables à celles du Sedum , avec cette ^férence que les feuilles, au lieu d'® trC p aJrque verticales, sont entièrement bor^ ^taies dans ces Violettes alpines ; eS ,feuilles, qui sont très dures et très ' eJJ |sont rondes, glabres, imbriquées, et P via |c*à leur base des fleurs sessiles, et ^. U ^ e trèstirant presque sur le rouge. Quoifl