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Tome cinquième.
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^ïnilier avec les g. Triptilion , Escallonia ,Muiisia et Piolet, l’aspect particulier de ceses Pècesalpines me les fit complètement mé-connaître, et je ne reconnus le genre auquele ^ e s appartenaient que lorsqu’après mon re-t ° u ï’ je les eus étudiées. »

Or, que devient l’Espèce absolue? car jePe puis trop répéter que c’est elle seule que^combats, en présence de faits que je pour-ris multiplier à l’infini, et auxquels j’ajou-tai les exemples tirés de la culture, en di-Sa nt (j es végétaux ce que j’ai dit des ani-maux , c’est-à-dire que les modificateursMis en action par l’homme ne sont autresles agents naturels, variant seulement!><mr la quantité et la durée. Mais je de-tnderai d’abord aux partisans de l’Espècetiuuable, si le Froment, l’Avoine, l'Orge ,e Seigle , qui chaque année couvrent nos

lr ups, et dont la graine a acquis un vo-Meconsidérable,sont desvariétésd’uneEs-

sauvage connue. Dans le cas de négative,

lu,

Pè Ce

j a Métamorphose est donc devenue telle qu’onreconnaître le type sauvage de ces cé-a,e s : pourtant, il existe certainement, au^.Meu de nous peut-être. On ne peut pasfe des végétaux ce qu’on objecterait à l’é-^ cj des animaux, que l’homme s’estemparéEspèce tout entière; un brin d’herbe au-bien échappé à la main de l’homme ;I ° u sy reconnaîtrions l’espèce primitive, sii Va «'iété n’avait subi des modifications quitei *dent méconnaissable. Nousne connais-

Mïi:

Pas l’histoire des variétés innombrables

Cotonniers qui envoient de tous les points

leurs produits sur nos marchés.d Çs e Question, longuement discutée dansd£ e ° avra gcs ex professo , n’a pu êtreéluci-^ d une manière satisfaisante. Il en est deq u . e des Caféiers, du Riz , du Mais , etc.,1’^j présentent des différences sensibles àPèo * Sans c t ue pon sache si ce sont des Es-y s ° u de simples variétés.tivée y0nS maintenant dans les Espèces cul-’ et dont le type sauvage nous estcui t ’ * es modifications introduites par laa ^x f re * ^°us connaissons le Chou sauvage,il est eu ‘lles glauques , étroites et coriaces;V Mïé?° Urta nt le générateur des nombreuses^ s Qu qUi peu P lent nos J ardins , et dans

< es °n trouve des modifications de

< de COuleur i dedurée, de saveur, et desCl ’°ns étrangères, résultats de faits té-

ratologiques devenus persistants. Je citeraidonc les Choux verts, frangés, crépus, diver-sement colorés; les Choux de Milan auxfeuilles cloquées ; les Choux cabus , qui for-ment une pomme arrondie et consistante ;les Brocolis verts ou violets , dont les ra-meaux à fleurs portent des végétations gra-nuliformes si singulières ; les Choux-fleurs,chez lesquels cette anomalie est arrivée auplus haut degré de développement ; lesChoux-Raves, dont le collet renflé est laseule partie comestible, et qui se couronnentd’un maigre bouquet de feuilles ;ce sont pour-tant des variétés d’un seul et même Chou,lesquelles variétés se reproduisent identi-quement; et, à part certaines dégénéres-cences locales, jamais un Chou pommé neproduira un Chou-Rave, ni le Chou-Raveun Chou rouge ou un Chou-fleur; et cha-cune de ces variétés en produit autant d’au-tres, différant aussi par la couleur, la taille,la forme, la saveur, tous caractères spécifi-ques, etc. Dans lesCucurbitacées, les formessont peut-être moins fixes encore, et leursfruits capricieux, différant par la couleuret la saveur, offrent les anomalies les plusbizarres. Les fruits de nos vergers ne pré-sentent-ils pas le même phénomène ? Dira-t-on que la pomme d’Api, si rouge, si par-fumée , soit d’une autre espèce que le grosRambour ou le Calville ? La )poire d’Épargneest-elle d’une autre espèce que le Saint-Germain ? La Pêche fondante et à peau ve-loutée est-elle d’une autre espèce que leBrugnon à peau lisse et luisante?

Les Vignes offrent une multitude de va-riétés reconnaissables au bois ou au feuil-lage ; et dans nos parterres , où les horticul-teurs se plaisent à multiplier les monstres,que de variétés dans les Rosiers , les Pélargo-nium, les Azalées , les Camellias,les Rhudo-dendrum , les OEillets , les Pensées, les Tu-lipes , les Glaïeuls, les Dahlias ! Or, com-ment s’obtiennent ces variétés si nombreuseset si différentes entre elles? Par le semis,sans autre artifice ; et pourtant, la voie sidirecte de la génération dans un milieu com-mun , qui devrait respecter l’Espèce, n’ena nul souci : il se trouve toujours des varia-tions organiques, et c’est à ces modificationssans cesse renaissantes que nous devons lesfleurs brillantes qui embellissent nos paiterres, et les fruits de nos vergers.