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r écent du croisement entre le Lion et le Ti-Bre ; ce qui renverse, fait observer M. Flou-ons ( p. 265), ce principe qu’on s’était trophâté de poser, savoir, que, pour que le croi-sement de deux espèces fût fécond, il fallaitmoins que l’une d’elles fût domestique.^Urdach , dont j’ai déjà parlé à l’articledégénérescence, dit que le Bouc et le Cha-mois, le Taureau et le Cerf , le Bélier et leCerf s’accouplent, et ce sont ici des genres etbon des Espèces. L’accouplement du Coq et dufaisan (1) produit des métis; pourtant ce sontencore ici deux genres ; le Corbeau s’accou-de avec la Corneille, les Tourterelles com-munes avec celles à collier; les Faisans dorés,ar gentés et communs, les uns avec les autres;^grand Coq de bruyère, avec celui à queuefourchue; le Cygne avec l’Oie; le Tarin avecfo Serin ; ce dernier avec le Chardonneret,Ünotte, le Verdier; et lesamateurs disentles métis qui en résultent, stériles dansfos Premières années de leur vie, deviennentfoconds au bout de trois ans, opinion con-fire à celle de’ beaucoup de naturalistes,J*bi veulent que les hybrides, féconds danseur jeunesse , perdent promptement cettePropriété. La Carpe se croise fort bien avec^Gibèle et le Carassin , et je pense que plus° n descend dans la série, plus ces croise-men ts sont fréquents et féconds.
^ a été répété après Buffon que ces croise-*?! en ts ne produisent pas d’Espèces intermé-moires : d’abord c’est ce qu’on ignore; mais,^ Uïl autre côté , je pense que le croisemententre que pour une faible part dans la mo-cation des espèces , et qu’elles sont dueshtôt aux changements résultant de l’in-n ce du milieu et de la transmission desa Hés acquises par voie de génération. OnChi en Archer un exempledans les racesdeces eilS ^ sont-elles venues? CommentPo Var *^ s dont les caractères seraient prisr des caractères génériques si l’on n’avait
f. >54) 6 ^ agaz * ne of naturel history ( Marcb i834, p. i53,Sur > av(> Clte ^ ^ ait de P rodu ction de deux Hybrides, d’un Fai-de ^ourt UUe ^° U * e de ® antam > e t d’un accouplement fécondbté fj es e,e n e niâle avec une Tourterelle à collier. La ferti-le . Tn ^ lis resta douteuse. Les observations anatomiquesc °*'dité ^ beater sui ’les deux premiers Hybrides dont la fé-c °Uvât n avait P as été expérimentée, bien que la femelleMei„ de ^ aSsiduité des œufs étrangers, et que le mâle fût'ÎUe ch(l tendresse P°ur les petits, l’ont conduit à découvrirIlicat *on C6tte même femelle l’oviducte,était sans commu-nale n VCC * e c l° a que , tandis que l’appareil génital dura *ssait être dans un état normal.
j pas suivi l’histoire de cette Espèce, se sont-elles produites , et comment se perpétuent-elles ? Je ne partage pas l’opinion de ceuxqui, regardant les modifications résultantdesmilieux comme seulement superficielles ,nient la variabilité de l’Espèce. Peut-être de-manderaient-ils, pour être convaincus, qu’unSapajou devînt un Rhinocéros, ou bien unHéron un Rossignol ; mais il s’agit de l’éta-blissement d’un fait d’un autre ordre : l’Es-pèce est fondée sur des caractères assez fu-gaces pour ne pas exiger de tels changements,et l’on a confondu l’Espèce, telle que l’enten-dent les naturalistes , avec les formes typesqui sont actuellement fixes à titre d’anneauxde la série d’évolution des êtres, et qui jet-tent autour d’eux , sans autre règle que leslimites de leur variabilité, des variations su-perficielles, locales et muables dont nousavons faitlesEspèces. Quant à la reproductionconsidérée comme critérium, je crois pouvoirétablir que ce critérium n’est pas un signediagnostique absolu , puisque les exemplesde croisements d’Espèce à Espèce et de genreà genre sont féconds , et que souvent leursproduits ne sont pas frappés de stérilité ; j’enconclus donc que l’Espèce n’est qu’un typeabstrait d’unité organique, et que dans lanature il n’y a que des individus. Du reste ,l’opinion de la fécondité des métis et de l’ar-bitraire de l’Espèce est partagée par deshommes qui sont loin d’appartenir à l’écolephilosophique française. Allen Thomsondit ( Cyclop . of anat. and physiol., part.XIII , pag. 445): « Les Mulets mâles oufemelles sont communément ( usually ) im-propres à la propagation. » Et plus loin ilajoute : « Nous ne devons pas oublier que ladistinction des espèces est toujours artificielle ,c’est-à-dire un ouvrage de l’homme. »
Si peu de naturalistes se sont livrés à desexpériences sur le croisement des animauxdes diverses classes (1), qu’on est obligé derecourir à la botanique, dont le mode degéné-ration repose sur une loi semblable à celle quipréside à la génération des animaux. Les opi-nions sur l’hybridité sont encore partagées ;pourtant, sur une foule de points, il n’y a pas
(i) Pour que ces expériences fussent faites dans les condi-tions convenables , il faudrait traiter alternativement lemâle d’une espèce avec la femelle d’une autre , puis la fe-melle de la première avec le mâle de la seconde. On verraplus loin un singulier exemple de cette différence , dansl’expérience de Knelreuter sur l’Ancolie.