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d’incertitude, et je trouve extraordinaire quequelques botanistes tels que Gærtner, Wieg-mann et Meyer, soutiennent la stérilité con-stante des hybrides. Je citerai quelques unesdes expériences faites à ce sujet, et plusieurssont contradictoires. Ainsi, Kœlreuter fé-conda la Digitale jaune par la pourpre , etobtint des graines fécondes. Les deux plan-tes qui avaient servi à l’expérience étaientbisannuelles, et le produit fut vivace. M. A.de Saint - Hilaire a trouvé des hybridesde ces deux Digitales à l’état sauvage, dansles environs deCombronde, dans la Limagne d’Auvergne , mais elles étaient stériles. M. Bo-reau a trouvé le même hybride, reproduitartificiellement par M. Henslow (1). Lejardi-nier de M. Ferret, au château de Chante-merle, à Essonne , a trouvédans un petit boisl’hybride de la Digitale à petites fleurs avec laD. pourpre , ainsi que les hybrides de cettedernière et de la D. jaune. M. Madale pos-sède des hybrides naturels des Digiialislutea , purpurea et ambigua , différant suivantque l’une ou l’autre de ces espèces a jouéle rôle de mâle ou de femelle. Knight a ob-tenu des graines du croisement de VHibis-cus palmalu « et du vitifolius , ce qui le portaà regarder la seconde comme une simplevariété de la première ; mais Knight est undes plus fervents apôtres de l’Espèce créée,et il nie toute fécondation d’Espèce donnantdes produits fertiles : seulement il est plusconciliant quant à l’effet des modificateursambiants, et il rapproche les Espèces qui sontregardées comme les plus disparates : telssont les Prunus Armeniaca et Siberica ,dontl’un, notre Abricotier, ade gros fruits jaunes ;et le second, petit arbre dont les fleurs res-semblent pour la grandeur et la couleur âcelles du Kulmïa , porte de petits drupesnoirs. La Fraise du Chili, la Fraise-Ananas et la Fraise écarlate produisent ensemble desindividus féconds. On a obtenu par le croi-sement du Magnolia yu-lan et du discolor
(i) M. A. Saint-Hilaire ( Morphologie, pag. 571) termineainsi son passage sur les hybrides , dont il soutient absolu-ment la stérilité ou la fertilité pendant un petit nombre degénérations seulement ; « La nature n’a pas permis que sesœuvres devinssent le jouet des caprices de l’homme, et qu’ilintroduisît au milieu d’elles la confusion et le désordre.»Cette conclusion anti-philosophique vient de l’idée qu’ons’est faite de la nature comme d’une puissance intelligente,groupant, classant les etres, veillant à leur conservationavec la sollicitude d’une bonne mère. Par malheur la naturen’est qu’une abstraction , et rien de plus.
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une variété , le Soulangiana , à fleurs odo-rantes comme le premier ; et nos jardins sesont enrichis d’un hybride de YAzalea et duRhododendrum , qui a reçu le nom de Rh-azuleoides : j’ignore s’il est fécond. Un exem-ple assez extraordinaire de croisement fé~cond est fourni par Kœlreuter : ce botanisteféconda VAquilegia vulgaris par le pollen duCanadensis , et n'obtint que des hybrides ifl'féconds ; mais en intervertissant les rôles, Ren résulta des hybrides féconds dont l eScapsules contenaient jusqu’à 40 grains. LaVéronique hybride (j) est le produit de la
Véronique à épis et de l’officinale ; le Del'phinium ambiguum est le produit du croise-ment du D. elatum et de YAconitum napePlus. Le Ranunculus lacerus est le résultat dela fécondation du R. pyrœneus par YAconi -tifolius. M. Sageret, qui s’est beaucoup ° c "cupé decettequestion, a obtenu un singulierhybride ( Mém . sur les Cucurbitacées f p- 36)»
résultant du croisement du Radis noir
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du Chou ; il l’a appelé Brassica raphanus . 1fleurissait abondamment, mais grenaii di®'cilement, et pourtant il n’était pas stérile.Le même individu portait deux Espèces desiliques : les unes , semblables en tout acelles du Chou ; les autres , à celles du Ra-dis. Il a obtenu six hybrides bien caractéri-sés par les croisements successifs du Cuc*~mis melo et du C. chaie. Deux Espèces dis-tinctes de Datura , le ferox et le tatul^*ont produit des individus féconds ; tandisque le tatula et le stramonium ne donnentnaissance qu’à des produits stériles , ce q ulsemble une contradiction. Des expériencessemblables sur les Belles-de-nuit et lesMauves ont réussi ; mais les plantes mè-res sont regardées comme impropres à fé-conder les hybrides , ce qui est un fait f< )rextraordinaire. On ne sait trop à quoi s entenir sur les résultats du croisement du l Jchais dioica avec le Cucubalus viscosus ; ma^il paraît douteux. M. Sageret dit (p. 34),^ re ^lativement à l’opinion de Kœlreuter sur I b) ^bridité : « Les Mulets sont communéme^plus vigoureux que leurs ascendants ; h* ^si quelques uns sont stériles comme ,es ^lets , plusieurs autres aussi grènent et r
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(i) Les botanistes ont donné comme au hasard’hybrides à des plantes dont la génération n estnue. et il ne semble ici n’avoir d’autre valeur <1» ^
d’intermédiaire. C’est une question qui mériteapprofondi.