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tifient abondamment ; et cette stérilité etcette fécondité peuvent également se remar-quer dans des individus pareils, c’est-à-direProvenant des mêmes ascendants. C’est aussice que j’ai vu, et, suivant moi, la propor-tion des hybrides féconds est infiniment plusgrande. »
Voici, au reste, l’opinion de Lindley sur leshybrides. Il dit ( Théorie de l'horticulture ,Pag. 76) : « Quelques auteurs, raisonnantd’après un petit nombre de faits, et d’aprèsl’analogie qu’ils établissaient entre les végé-taux et les ordres les plus élevés dans l’é-chelle animale, ont pensé que tous les hy-brides végétaux sont stériles, et que, lorsquestérilité n’est pas le résultat du croisementhe deux Espèces, ils n’en sont naturelle-ment pas distincts , quelle que soit leur dif-férence extérieure. Toutefois, les faits prou-v cnt que des hybrides bien déterminésPeuvent être fertiles. » Wagner dit que leshybrides, qui tiennent le milieu entre les^eux espèces génératrices, sont absolumentstériles, et qu’ils ne peuvent se propagerlorsqu’une des deux Espèces domine,^‘nsi la question des hybrides, quoique né-gative sur plus d’un point, ne l’est pas sousPlusieurs rapports ; car nous trouvons deNombreux exemples de fécondation d’Espècea Espèce, et quelques uns de genre à genre,^u fond, il faut avouer que cette question,^ar son obscurité même, et en présence desfai ts contradictoires fait planer l’incertitudes Ur l’opinion des partisans de l’Espèce ab-s °lue ; mais en admettant qu’elle doive êtreconsidérée par les esprits prévenus commeRésolue affirmativement, je trouve encore, jer épète, dans les variations produites pars agents extérieurs, assez d’arguments pours °utenir que l’Espèce est purement artifi-? ,e *l®- Il est évident que les modifications danss formes entraînent aussi des changementsans l’organisation profonde ; et alors , quiU si telle Espèce impropre à en féconderautre ne le peut pas faire après une mo-cation qui a changé ses conditions orga-nes? Enfin, comme en toutes choses , il
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e sous ce rapport une grande obscurité
qui cherche la vérité. Pour établirr égle fixe on est convenu que la race
^semble à l’Espèce, en ce qu’elle se repro-^**1 sans altérations ; nous avons néanmoinsa Ps nos jardins des plantes qui sont de sim-
ples variétés, et néanmoins jouissent de cettepropriété : tels sont les Lonicera tatarica ,grandiflora t rubra , le Ribes malvifolium , leLaser dissection , le Sambucus heterophylla , lePêcher à fleurs doubles, que M. Pépin, duJardin du Roi , dit se reproduire depuisquinze ans sans le moindre changement. Jesuis donc convaincu, comme Lamarck, Poi-ret et Geoffroy, que les variétés deviennentdes Espèces, et que c’est ainsique se for-ment les Espèces nouvelles qui jettent dansla science tant d’hésitation et d’incertitude.
Si l’on suivait attentivement tous lesfaits qui se présentent dans la science, onverrait que les productions hybrides vonttoujours croissant. Au mois d’avril de cetteannée, M. Jacques de Yilliers a déposé surle bureau de la Société d’horticulture ( An-nales de la Société royale , juin 1844 ) un hy-bride du Haricot-Flageolet et du Haricotd’Espagne , produit à l’état de liberté, etqu’il a appelé Phaseolus coccineus hybridus.
Les horticulteurs, gens simples et sanspréjugés scientifiques, doutent moins de lapossibilité de l’hybridité, et pour eux , uncroisement est une affaire tout ordinaire. 11est vrai qu’ils n’ont pas de théories à soute-nir, et que leur but est de se créer une nou-velle source de gain; mais eux qui prati-quent chaque jour, n’iraient pas perdre leurtemps en croisements inutiles s’ils ne comp-taient pas sur un succès assuré.
J’ajouterai ici une réflexion qui ne paraitpas être venue à l’esprit des défenseurs del’Espèce considérée comme type d’unitéorganique, c’est qu’ils doivent apporter leplus grand scrupule à détruire une Espècepour la fondre avec une autre, quand il y adoute, et ils doivent en faire un cas de con-science ; car si cette Espèce allait être réelleet qu’ils y eussent porté une main sacrilège,qu’arriverait-il? Mais on peut sur ce pointêtre rassuré; ils en font aussi plutôt plusque moins , et leur conscience est en repos.
De Candolle , cité par la plupart des bota-nistes comme une autorité irrécusable , netrouva, répète-t on, en 1832, que 40 hybri-des naturels bien constatés ; c’est une grandeimprudence que de relever et de mettre pourainsi dire en relief les erreurs des hommesles plus éminents dans la science. Il est évi-dent que De Candolle avait entendu direpar là qu’il n’avait constaté jusque là, dans