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H sphère étroite où gravite l’expérience per-sonnelle d’un seul homme, que 40 hybri-des ; mais les naturalistes, qui vont partoutcherchant une autorité souslaquelleils abri-tent leurs idées favorites, ont pris au piedde la lettre la parole du maître, et s’en sontfait une preuve pour réfuter les hommes quiont avancé l’opinion de la mutabilité des Es-pèces.
Si les naturalistes , en établissant des Es-pèces nouvelles, agissent à l’aventure et sansrespect pour leur critérium, il est bien moinsrationnel encore de disjoindre des Espècespour en faire des genres nouveaux. Puisqueles Espèces d’un même genre produisent en-semble des individus inféconds , et c’est là,dit-on, leur caractère réel,et que les genresne produisent rien parle croisement, le genren’est donc pas plus arbitraire que l’Espèce, etTon ne peut pas plus y porter la main qu’àcelle-ci, puisque, comme elle, il a son crité-rium propre. Alors que dire des naturalistesqui créent des genres nouveaux sur des ca-ractères qui ne sont peut-être même pas desdifférences spécifiques?
Ainsi, depuis la classe jusqu’à l’individu,tout est arbitraire dans la science. Il n’ya donc de réels que les types généraux d’or-ganisation vrais dans le médium, incertainsaux deux extrémités, qui jouissent de la pro-priété de varier dans des limites plus ou moinsétendues, et, pendant une période indéter-minée, sont renfermés dans un cercle de com-binaisons se reproduisant avec régularité ;ils sont comme autant de jalons, pour sereconnaître dans la classification naturelledes êtres. En zoologie, ce sont les groupesappelés genres, comme Gbat, Chien , Écu-reuil , Cerf, etc.; en botanique, ce sont lesfamilles dont les genres sont les Espèceszoologiques, et les Espèces , les variétés.
Malgré les contradictions que présente ladétermination de l’Espèce, la stérilité des pro-duits en serait encore le caractère le plusréel et le véritable critérium ; mais admet-tons-le pleinement et sans restriction, re-gardons-le comme la preuve irrécusable dela règle posée par les naturalistes. Voyonscomment les savants qui croient à l’Espècepar sentiment plutôt que par évidence, doi-vent procéder pour éviter toute erreur. IIleur faut la preuve de la stérilité des produitspour caractère de l’Espèce , et la stérilité de
l’accouplement ou le refus de croisementpour celui des g.; ils ont donc dû vérifier surchaque être vivant, en les croisant dans toutela série, leur critérium sacramentel. L’ont-ils fait? Ils répondrontà cettedemande, qu’ilstrouveront peut-être naïve , c’est quelque-fois le nom qu’on donne à ce qu’on ne com-prend pas, qu’une semblable expérience estimpraticable. C’est aussi ce que je crois;mais, puisque sur les trois termes du crité-rium deux sont éliminés, la ressemblanceet l’identité des produits, caractères com-muns aux races et à certaines variétés, et qui*ne reste que le croisement à essayer, on nepeut donc se prononcer sur la réalité de l’Es-pèce avant d’y avoir eu recours. En mathé-matique, il n’y a pas de règle sans preuve,et, en logique, une affirmation n’a de valeurque quand toutes les causes d’erreur et d’in-exactitude ont été éliminées'. Or, l’expérienceest reconnue impraticable dans le plus grandnombre des cas. Pourtant aujourd’hui ° ncrée des Espèces comme un horticulteur desvariétés, c’est presque une profession. Aussiquel dédale que la science!
J’ajouterai aux arguments en faveur del’incertitude de l’Espèce les contradiction*dans lesquelles sont tombés les savants I e5plus célèbres. En mammalogie, les Orang*forment plusieurs Espèces qu’on suppose dsimples variétés d’âge, et les particularité
ethnographiques fournies par les voyag eurS
• Le*
se rapportent on ne sait trop à quoi
Espèces voisines peuvent-elles engendrer P arle croisement des êtres intermédiaires, e *faire de nouvelles Espèces sans s’en douter*C’est ce qu’on ignore ; mais l’on va jusqu' 0raconter des exemples d’accouplements fé-conds d’Orangs ou de Chimpanzés avec de*négresses, ce qui serait à la fois une vérd®bien curieuse pour la science et bien hum 1liante pour ceux qui refusent aux Singes I edroit de primogéniture. Mais , on ne sait aquoi s’en tenir sur ce sujet. Il se présent®maintenant une série de questions : le ^cetes mger de Kuhl est-il bien, comme le P ensait Cuvier à qui j’emprunte ces exempt 5 *le mâle du M. barbatus de Spix, et le ur ^
sinus du prince Maximilien est-il identiq ue ^l’Espèce établie sous ce nom parOeofr 0Saint-Hilaire, ou bien auTLT. fuscus du mêm ?auteur, ou encore au M. discolor de Sp 1Le M. stramineus de Geoffroy différe-H