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Tome cinquième.
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l’espèce à laquelleSpixdonne le même nom?^es Sajous et les Sais, qui présentent de nom-breuses nuances décoloration, sont-ils d'unedétermination assez certaine pour qu'ilsa *ent pu être divisés par Spix en un grandNombre d’Espèces? Le Cebus apella était-ilRegardé avec raison par Cuvier comme le$ e Une du C. robustus du prince de Neuwied ;| e C. macrocephalus de Spix est-il bien un Sa-j°u ordinaire, comme il le croyait? Où sont lesbnaites qui séparent les Ouistitis, qui ne dif-férent que par des nuances très légères? LaPoussette d'Edwards semble à M. Temminck d être autre chose que le jeune âge de lanoire; les diverses Espèces du g. MolosseSOï U encore incertaines, et quand on les aurav érifiées, ce seront encore des Espèces arbi-tres. Les Sorex letragonurus , constrictus etern ifer paraissaient à Cuvier de simples va-tés d’âge du S orex foâiens; et les S.myo-t capensis , indicus et giganteus lui sem-ant les variétés d’une même espèce. Jeappellerai les Mouffettes , dont j'ai déjà*té, qui varient entre elles assez dansmême Espèce pour que la distinctions °it difficile. .Le Canis paîlidus de Rüp-j. ‘ Parait identique au C. corsac de Gme-• Les Canis vuipes , fuivus Desm. et a/o-Schreb. , sont-ils des variétés ou dest s Pêces distinctes? c’est ce qu’on ignore. Ilt . encore de l’incertitude sur la distinc-^ tellement spécifique du Felis chaus et^f\ Caligata » et Pon sait com bien il faut se^ er des Espèces nombreuses enregistréesüay S * es catalo 8 ues * Je ne multiplierai pasl u anta ge les citations, dont je ferais un vo-c e si je réunissais toutes les opinionsra dictoi res et les questions insolublese^ S } a série zoologique; j’ai seulement cher-s 0ïl ^ a établir que , puisque tant d'Espècesêtr e S * ^certaines, dans une classe dont lesq- 8 Peu nombreux ne peuvent, comme les^la^*’ ^ es an * maux mar i ns i l es insectesg r ~ ^ u part des invertébrés , franchir dev est eS ^stances ° u se soustraire à nos in- i^ions en se plongeant dans les profon-ds S ^ es mers » quelle est-elle pour les au-Pèc e €lasses? encore je n’entends que l’Es-adlnis e d’après l’examen du caractèreç ei) e rieur ’ san s vérification du critérium , denaturaliste nomme, sans plus deUtj ^ e fiue l’horticulteur, une Tulipe ou

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nombreux dans la science qui ont des pointsde ressemblance si multipliés avec plusieursgroupes, qu’on ne sait où les placer ; telssont : certaines Fauvettes, des Fringilles , desChevaliers , etc. On en fait souvent aujour-d’hui des genres, pour se tirer d'embarras ;mais c’est tourner la difficulté plutôt que larésoudre. Malgré ces incertitudes sans nom-bre , on ne s’arrête pas là, et les paléon-tologistes font des Espèces nouvelles surune vertèbre, encore n’en ont-ils pas besoin;un morceau d’os leur suffit. C'est pourquoinous avons déjà cinq Espèces de Dinomisdont le genre a été établi sur un fragment defémur, et l'on dénomme hardiment un ani-mal dont on n’a qu’un débris insignifiant ;tandis qu’avec la tête entière du Dinothérium,l’incertitude est assez grande pour que MM.Kaup etOwen en fassent un animal voisin desMastodontes, et M. deBlainville un Laman-tin. On ignore si le Dronte , récemment perdu,et dont on a une tête, une patte, plusieursdescriptions et une*figure, est un Vautour ,une Autruche, un Manchot ou un Gallinacé.Il est vrai, dit un naturaliste anglais , quecette tâche ne convient pas aux faibles, maisaux forts ; et en effet, il faut être bien fortpour établir tant de genres et d’Espèces surdes débris le plus souvent méconnaissables;autant vaudrait-il faire le portrait d’unhomme en voyant son chapeau ou son sou-lier, et ce ne serait pas plus fort, car qui se-rait tenté de nier la ressemblance? Ainsi, tan-dis que nous avons sous les yeux pour typeset modèles Linné, Buffon, Jussieu, Adanson ,Lamarck, Geoffroy-Saint-Hilaire, qui onttous envisagé la science de haut et avec le coupd’œil d’hommes de génie, nous nous amusons,comme les savants de Gulliver, à peser desœufs de Mouche dans des balances de toiled’Araignée.

En botanique la confusion est la mêmequ’en zoologie; et comme les botanistes secomplaisent également à créer des Espèces,je signalerai quelques unes des incertitudesauxquelles ils sont livrés.

Je pourrais multiplier les exemples enallantpuiser dans les travaux des botanistesmodernes les longues controverses sur les Es-pèces végétales : je me contenterai de faitspris pour ainsi dire au hasard , et qui n'ensont pas moins frappants. Ainsi, M. G. Thu-ret ( Recherches sur les mouvements des

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