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Tome cinquième.
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*0* printemps , quand la chaleur vient rap-Peler à la vie les êtres que le froid a plongés^ns la torpeur, et réveiller en eux le senti-ment de la propagation , les Esturgeons re-montent en bandes les grands fleuves, telsflue le Volga, le Don, le Danube, l’Elbe, l’O-der, le Pvhin , le Pô, la Garonne, la Loire , etc est !à que la femelle vient déposer sesmufs. Quelquefois même ils remontent dansJ es affluents des fleuves. L’Est, commun, raredans la Seine , quoiqu’en 1800 on en ait prisUn à Neuilly, est surtout commun en Europe ,dans le Prisch-Haf et le Curisch-Haf, et Pal-pas dit qu’ils sont si nombreux dans le JaickWils ont une fois endommagé une diguequ’on a été obligé d’employer le canonP°ur les disperser. Les lacs et les fleuves de* Amérique septentrionale en nourrissentés légions si considérables que les Indiens^ es tuent à coups de flèches. Avant la find® l’été, ils abandonnent les fleuves , et re-descendent vers la mer, où ils prennent* e hrs quartiers d’hiver. Quelquefois le Husore monte dans les fleuves, pour se soustraireau froid , et se cache dans les cavités du ri-Va §e. Il paraît qu’aussitôt après leur nais-San ce les jeunes Esturgeons descendent à laet ne remontent plus dans les eaux° Uc es que quand ils sont adultes.

nourriture des grandes espèces, tantbelles habitent la mer, consiste en Ha-ten §s, Maquereaux et Morues; en remontantes fleuves , comme leur migration a lieu àa même époque que celle des Saumons (ceéi 4 fait donner à notre Acipenser siurio lefl°m de conducteur des Saumons), il se mêleleurs nombreuses légions et en fait safriture ; mais il recherche encore avecmité les vers que recèlent le limon desUves et le sable des mers, et les sonde avecn museau pointu, pour les y découvrir. LeSe rele t, dont la taille ne passe pas 1 mètre,nourrit de vers, de petits poissons, ete me de leurs œufs. On a vanté à tort laj 0llc mir des Esturgeons , qui offre un con-^ fte si frappant avec la voracité sangui-re des Sélaciens ; mais leurs panégyristes° nt Pas pensé que cette disposition pacifi-ée tient àce

! tie nt à l’absence d’armes meurtrières,p r ? U| n e leur permet pas d’attaquer une'f 0 ° le v °tumineuse ou capable de résistance,ntefojs leur énorme volume fait penserleur faut une quantité considérable de

substance alimentaire ; et que leur proie soitgrosse ou petite, ils n’en dévorent pas moinsun nombre prodigieux d’êtres vivants; il estvrai que, faute de dents, il ne les mettent pasen pièces ; mais il les avalent tout entiers oules broient à demi entre leurs mâchoires car-tilagineuses , ce qui revient au même. LeHuso, plus vorace, dévoredejeunesPhoques,des Palmipèdes , et, dans sa gloutonnerie ,avale des substances non alibiles, pour rem-plir la capacité de son estomac.

La chair des Esturgeons diffère de celledes Squales par son excellente qualité. Oncompare celle de l’Esturgeon ordinaire à lachair du Veau ; celle du Strelet est plus dé-licate encore, ce qui a engagé Frédéric I er , roide Suède , à le multiplier dans les lacs deSuède, et Frédéric II , de Prusse, à l’introdui reen Poméranie et dans la marche de Brande-bourg. Celle du Scherg et du Huso ou grandEsturgeon est moins estimée. On mangefraîche , sèche ou marinée, la chair des Es-turgeons ; mais ce n’est pas l’unique avan-tage que l’homme en retire pour son ali-mentation : il recherche encore la laite del’Esturgeon , qui pèse quelquefois jusqu’à 50kilogrammes, et surtout ses œufs, avec les-quels on prépare dans le Nord le caviar, au-jourd’hui répandu dans toute l’Europe , maisqui n’est guère d’un usage général qu'enRussie .

Les œufs du Huso , dont la taille est sou-vent de 6 à 8 mètres, et le poids de 6 à 700kilogrammes, sont si abondants qu’ils for-ment le tiers du poids de l’animal. On acompté près de 1500 mille œufs dans l’ovaired’une femelle de l’Esturgeon commun.

L’Esturgeon commun, quoique de près demoitié plus petit que le Huso, bien queceux de 4 à 5 mètres ne soient pas rares, at-teint quelquefois dans nos fleuves à un poidsde près de 500 kilogrammes. Il paraît mêmequ’au temps de Pline , le Pô nourrissait desEsturgeons monstrueux ; mais on connaît legoût du naturaliste romain pour le merveil-leux, et l’on ne doit accueillir ces récits qu’a-vec une prudente réserve.

Les pêcheurs du Volga font une poursuiteactive au grand Esturgeon , et en prennentdes quantitésconsidérablesdansun immensepiège qui exige le concours d’un nombre con-sidérable de bras. C’est en hiver qu’ils fontcette pêche dans la mer du Nord ; et dans la