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Garonne, c’est au printemps et en été qu’alieu celle de l’Esturgeon commun. Ce n’est,au reste, que dans les eaux douces qu’onprend des Esturgeons. Malgré l’état apparentd’innocuité de ces poissons, il faut éviter lescoups de queue qu'ils lancent lorsqu’ils sontpris, et qui sont d’une vigueur assez grandepour causer de graves accidents.
On peut, disent les auteurs, conserver lesEsturgeons quelque temps hors de l’eau, àcause de la structure de leur appareil respi-ratoire, qui permet à l’eau d’y séjournerplus longtemps.
C’est avec la vessie natatoire du Husoqu’on prépare l’ichthyocolle ou colle de pois-son, sur les bords de la mer Caspienne . Toutle procédé consiste à le dégager de son en-veloppe extérieure et à en former des cor-dons ou des tablettes. On connaît dans lecommerce trois sortes d'ichthyocolles : l’ich-thyocolle en lyre et celle en cœur, qui con-sistent en cordons ayant la forme d’une lyreou d’un cœur. La première, appelée petitcordon , est la plus estimée ; la seconde, ditegros cordon , l’est moins ; et la plus com-mune est la colle de poisson en livre , ainsinommée parce qu’elle est pliée à la manièredes feuillets d’un livre, et traversée d’un bâ-ton qui les maintient. La colle de poisson ,naturellement colorée, se blanchit au moyendel'acide sulfureux.On nese sert plus de cettesubstance en thérapeutique ; on l’emploieseulement pour clarifier les liquides et pré-parer les gelées, raccommoder la porcelaineet les cristaux , et fabriquer la colle à bou-che. On se sert encore de la vessie nata-toire des autres Acipensers pour préparerl’ichthyocolle , et en Hollande on en fabriqueune espèce fort commune avec les partiescartilagineuses de toutes les espèces deChon-droptérygiens. On a préparé avec de la toilemétallique d’un tissu très serré et trempéedans l’ichthyocolle des plaques transparentesmoins chères et moins fragiles que le verre ,destinées à remplacer cette substance dansla marine.
Les habitants de la Russie méridionaleemploient encore la graisse du grand Estur-geon en guise de beurre et d’huile , se ser-vent de sa peau comme de verre à vitres, etde la partie la plus résistante en place decuir, dont elle a la solidité et la souplesse.
Le nombre des espèces d’Acipensers de
l’Ancien-Monde est de 4. L’Esturgeon com-mun , Acipenser sturio L., dont on connaîtdeux variétés, regardées comme des espècespar certains naturalistes; le Strelet,rhulenus L., pygmœus Pall. ( Elops et A cl 'penser des anciens) ; le Scherg, A. stellal uSBloch , Helops Pall. ; le Hausen, A. huso L*
Les mers de l’Amérique boréale nourrissent
plusieurs espèces d’Esturgeons de petitetaille : les A. oxyrhynchus , brevirostris , rubi‘cundus et maculosus Les. Ces 2 dernières es-*pèces ne sont peut-être que 2 variétés denotre Strelet et de notre Esturgeon commun-
Cuvier a placé les Esturgeons avant lesPolyodons et les Chimères, qui constituentle groupe des Sturioniens. (A. V.)
ESTURGEONS, roiss. — rby. sturio'
NIENS.
ESULA, Haw. bot.pii. —Syn. d *Eupho r ~bia , L.
ÉTAIN (de Stannum ). min. — Le Cassiteros, le Stannum et le Plumbum album desanciens ; le Zinn des Allemands, et le Tin desAnglais. C’est l’un des métaux usuels le p JuS anciennement connus, puisqu’il en estques*tïon dans le Pentateuque . Et cependant, unne le trouve point dans la nature à l'étatvierge, mais seulement en combinaison avecle soufre ou l’oxygène. C’est de l’oxyde d’E'tain que se retire tout le métal de ce nomrépandu dans le commerce. Il suffit, p° urcela, de purifier l’oxyde, et de le traiter aufeu par le charbon, qui le réduit avec uneassez grande facilité. L’Étain obtenu par l eSprocédés métallurgiques est d’un blanc d argent, très fusible, plus léger et en mêmetemps plus dur que le Plomb . Il entre enfusion à + 228° centigr., et cristallise par u«refroidissement lent en cristaux irréguliers»dont les formes ont été rapportées â unoctaèdre droit rectangulaire. Sa densitéde 7,29. L’ongle glisse sur l’Étain sans 1 ajtaquer, tandis qu’il entame facilement ePlomb . L’Étain peut se réduire en feuiH eSminces par l’action du laminoir et du marteau; il est très flexible, et lorsqu’on le pj ie ’il fait entendre un petit craquement quonnomme le cri de VÉtain.
L’Étain est un des métaux les plus em^ployés dans les arts. A l’état presque puG ^sert à la fabrication de divers vases 1
et in-
rtaine
atiére