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Tome cinquième.
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mier indice de la séparation des deux loges.Si, à cette époque, on la coupe en travers,on la voit composée d'une masse homogènede tissu utriculaire sans distinction de ca-vité, et, par conséquent, de pollen. Ce n'estqu’un peu plus tard que, vers le centre, uneportion de ce tissu se détruit. Il se formealors des cavités accidentelles ou lacunes, leplus souvent au nombre de quatre, deuxpour chaque moitié de l’anthère. Ces lacunesse remplissent d'un fluide mucilagineux quis'organise bientôt en tissu utriculaire. Lacouche la plus extérieure se compose de cel-lules beaucoup plus petites, et constituentla paroi interne de la loge. Ce sont les gran-des utricules contenues dans cette cavité quivont donner naissance aux utricules polli-niques. {Foy. pour de plus grands détails le

mot POLLEN.)

D’après cet exposé succinct, on voit quel'Étamine n'a pas été d’abord sous la formed'un pétale qui se serait peu à peu modifiépour en prendre les caractères. Mais, commeles pétales, les Étamines se sont d'abordmontrées sous la forme de simples mame-lons. C'est à ce point d'origine que ces deuxorganes sont identiques. Leur organisationintérieure est absolument la même : c’estune simple masse de tissu utriculaire ho-mogène. Mais un peu plus tard, la naturemodifie chaque organe, suivant la fonctionqu’il doit remplir. Dans le mamelon stami-nal se forme le pollen, cette matière quidoit jouer un si grand rôle dans les phéno-mènes de la vie de la plante. C'est dans lepoint où il existe que se concentre l'activitévitale du mamelon staminal, dans lequel laforce d’expansion se trouve arrêtée. De là laforme grêle et élancée du filet, et le peu d’é-paisseur des parois de l'anthère ; mais lemamelon pétalaire, dont les fonctions se ré-duisent à être un organe d’enveloppe, deprotection pour les parties plus intérieures,et dans lequel ne se manifeste aucune for-mation spéciale, obéit à son double mouve-ment d’expansion en hauteur et en largeur,et prend cette forme plane si bien en rap-port avec les fonctions qu’il est appelé àremplir.

C’est donc la formation seule du pollen,c’est son développement qui ont modifié lanature du mamelon staminal qui, primiti-vement, était identique avec le mamelon

pétalaire que, par une cause quelconque,ce développement s’arrête, et l'Étamine tendà parcourir les mêmes phases que le ma-melon pétalaire , à le suivre dans ses déve-loppements, et à prendre les mêmes formesque lui: c’est ce qui arrive presque sous nosyeux, dans les fleurs cultivées dans nos jar-dins, où l’excès des sucs nutritifs, faisantprédominer les phénomènes de la vie végé'tative, arrête le développement des organesgénérateurs, qui reprennent alors les carac-tères d'organes de nutrition qu’ils avaienteus au premier moment de leur apparition-(A. Richard-)

ÉTENDARD, Fexillum. bot.—O n nommeainsi le pétale supérieur de la corolle des Papilionacées.

ÉTÉONE ( nom d'une ville de la Béotie)-annél. — M. Savigny ( Syst. Annél. , pag*46) établit avec doute sous ce nom un genrede la famille des Néréides , assez voisin deceux desCastalies etdes Eulalies. LesÉtéonesparaissent avoir une trompe simple, dé-pourvue de mâchoires: ils présentent quatre

antennes courtes; quatre cirrhes, ou plutôtdeux paires de cirrhes tentaculaires égale'ment courts ; une rame pour chaque pied ;les cirrhes supérieurs comprimés en lam eoblongue et obtuse, les cirrhes inférieurstrès courts ; deux styles ; pas de branchiesdistinctes des cirrhes.

L'espèce type est la IVereis flava Oth. Fabr-(Fanri. Groenl. , n° 282 ). Une autre Néréide*la IVereis longa Oth. Fabr. ( loco cit. ), d 0 * 1peut-être entrer également dans le mêm egenre. (£. D»)

ÉTERNELLE, bot. ph. — Foyez IM»* 0 *"

TELLE.

ÉTERNUE, bot. ph. — Nom vulgaire deVAchillea ptarmica L.

*ETHANIUM , Salisb . bot ph — s y n °"nyme d ’Alpinia , L.

'ÉTHER ou mieux ÆTHER ( mot g««'dérivé, suivant quelques auteurs, de a£1 ’toujours, et de Qé<* , je cours, parce Ql’Éther, comprenant le ciel et les astresqu’il renferme, tourne sans jamais s ar^rêter autour de la terre (1). Cette étym^logie paraît peu probable à M. Bart e^lemy Saint-Hilaire, juge si compétent ^ces matières. D’autres auteurs le font ve

(i) Platon, dans le Cratyle ; Aristote , Meteor., lib- b ^

§ 3, De cœlo , lib. I , cap, 3 ; De mundo , etc.