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aro«, je brille, je brûle, le désignant'!Cürr >me la source de toute lumière et del °ute ignition). météor. —La physique expé-rimentale, complètement inconnue des an-c, ens, ne pouvait les diriger dans l’apprécia-^°n des : causes aussi leurs idées sur lesprimordiaux n’étaient le produit que^ inductions vagues, incohérentes, erronées,les conduisirent à ces créations fabu-* e Uses, contradictoires , aux personnifica-tions les plus ridicules, rejetées à tout ja-ïna is de la science. Ne pouvant remonter,^ ar les conséquences les plus immédiates,faits antérieurs, ils créèrent les causesQu’ils ne pouvaient trouver, et chaque au-te ür se donna pleine liberté dans ces jeuxEsprit.
k’Éther a été, pour les plus grands philo-^°Phes de cet âge, le point culminant dee urs créations ; c’est toujours par ce mot<ïu Hs indiquent la matière première d’oùs °nt sortis tous les corps visibles. Orphée dans son hymne à l’Éther, qu’il est leMinier élément du monde; Platon en faitJJ ne matière plus légère, plus pure quej a,r (1); c’est un cinquième élément pour1 pour Aristote , ou, pour mieux dire,j> est premier des éléments pour la pureté.r ° Ur Anaxagore, l’Éther est l’élément duî Zenon et les stoïciens le confondentav . ec Dieu et Jupiter. « Le dieu le plus cer-aiïi nous ayons est le feu céleste, l’É-, er > qui est le dernier et le plus élevé deles êtres, qui fait l’extrémité de tout,*** embrasse tout (2). »g . . s emble que les anciens philosophes.d e r, , C ^ es en abstrations dans les phénomènesintelligence et du raisonnement, n’a-ent pu s’élever jusqu’à la conceptionmatière analogue à la matière visible,8'ble, et qui n’en différait que par sa té-sa légèreté, sa pureté et sa caloricité^ a, t chaînon le plus élevé de la chaîne0 *^ 1 ® s mais enfin, c’était un chaînonp^ é a même nature. Il en était de même desle <« n0lïl ® nes qu’ils matérialisaient, commedes U ’ Ornière, la vie, l’âme; c’étaientïhir mati ® res beaucoup plus ténues, pluse n g eS ’ c> était une aura plus subtile, c’étaitn la Production la plus parfaite et la plus
(aj ç,.”* Son Phèdre, son Timée , etc.
Vo ye t i Ceron ’ D e nat. Deor., I, i4, et tout le second livre;** Uvre de Lucrèce .
brillante de cette série des créations, quicommençait dans les régions lès plus im-pures et les plus grossières.
Lorsqu’une nouvelle religion vint renver-ser les créations fantastiques du paganisme,et toutes ces divinités matérielles qu’on re-trouvait depuis le haut de l’Empirée jus-qu’aux plus sales cloaques du globe ter-restre, les éléments et l’Éther lui-mêmeperdirent le prestige et la puissance créa-trice. L’Éther fut remplacé par un esprit purqui embrasse et comprend tout, sans jamaisêtre souillé de matérialité.
L’Éther fut donc relégué dans la fableavec Cœlus et Saturne , qu’il enfanta, et il yserait encore, si, à la rénovation des sciences,ou plutôt à leur création véritable, les faitsn’avaient témoigné en faveur d’une sub-stance autre que celles qui constituent lescorps purement matériels. Cette substanceéthérée, si longtemps divine, serait encoreoubliée, si les expériences sur la lumière etla chaleur n’avaient prouvé qu’elles se pro-pageaient dans des milieux vides de matiè-res pondérables, et qu’il y avait alors dansla nature une autre substance que celle quenous voyons et que nous touchons. Plustard, les phénomènes de l’électricité et dumagnétisme à travers le vide vinrent s’a-jouter aux phénomènes lumineux et calori-fiques; ils nous conduisirent, par leurs con-séquences, à reconnaître aussi des substan-ces autres que la substance tangible, etqu’il n’y avait de vide que pour la matièrepondérable, et non pas cette autre substanceimpondérée. C’est alors qu’on retira peu àpeu de son ancien sanctuaire ce mot Éther,qui avait tant de fois servi à l’indication descauses inconnues des phénomènes appa-rents, et qu’on le replaça à la tête de toutematérialité (l).
Dans sa résurrection, le mot Ether perditsans doute tout le cortège fabuleux de l’an*tiquité; mais il retrouva en importance vé-ritable ce qu’il perdait en oripeaux mytho-logiques.
I/étude des phénomènes naturels nousconduit à reconnaître dans l’univers deux
(i) Voyez Bacon et Descartes Cette idée est répandue dansVOrganum du premier et dans les principes du second;Malebranche , Recherches sur la vérité , liv. VI, ch. 9;Jac Bernouilli, De gravitate œtheris; Huygens , Traité de lalumière ; Newton, dans son Optique; Euler , dans la r8 e Lettreà une princesse d’Allemagne , etc., etc.