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par l’interposition de causes perturbatrices,comme celles qui proviennent du caloriqueou de la puissance catalytique de certainessubstances, ces mouvements, au lieu de con-courir à former une unité nouvelle, commedans le premier cas , se repoussent suivantle degré de leur discordance, et les molécu-les et particules libres forment un liquide,si la perturbation n’est portée que jusqu’àl’égalité des forces concordantes et attracti-ves naturelles ; mais si les mouvements dis-cordants sont supérieurs à l’égalité des forcesconcordantes, les molécules ne peuvent plusrester dans leur proximité primitive, ni dansleur pénétration réciproque ; elles se repous-sent jusqu’aux zones extrêmes de leurssphères éthérées, jusqu’à ce qu’il y ait équi-libre entre la répulsion diminuée par cetéloignement et l’attraction restante à la-quelle se joint la gravitation générale : c’estcette répulsion des sphères moléculairesjusqu’à leurs couches extrêmes qui trans-forme les corps en vapeur ou en gaz.
Un atome, dans son état naturel et d’équi-libre* comprend trois choses bien distinctes :l’atome pondérable ; la sphère éthérée quil'entoure et qui lui est solidaire ; les mou-vements coordonnés en zones ou méridienssphériques imprimés à cet Ether , d’où res-sortent les actions chimiques. Si l’affinité estle produit des vibrations normales des ato-mes ou des molécules ; si elle est la résul-tante de la concordance des mouvementspropres à leur nature, les corps produitssont stables, persistants : on les nomme inor-ganiques, et leur durée se maintient jus-qu’à ce qu’une puissance extérieure pluspuissante vienne les détruire, en faisant descombinaisons plus concordantes et plus du-rables encore.
Si, au contraire , l’affinité est le produitde causes fortuites ; si elle est la résultantede mouvements et d’oscillations particulai-res très complexes et d’une faible intensitévibratoire, lescombinaisonsqui en ressortentsont peu stables; elies sont transitoirescomme les causes qui ont produit l’affi-nité ; elles ne persistent qu’un temps plus oumoins limité, dont les éléments se désasso-cient, et forment entre eux de nouveaux pro-duits plus simples, plus rapprochés de l’étatprimitif et naturel et par conséquent pinsstables, sans qu’il y ait besoin, le plus sou-
vent, du concours des agents extérieurs. Ce»particules complexes, à affinités multiples,à existence transitoire, sont les particulesqui forment les corps organisés, et que pourcette raison on nomme molécules ou parti'cules organiques.
Il y a équilibre dans la coercition et 1*condensation de la sphère éthérée de chaqueatome, lorsque l’attraction de l’élément pon-dérabîecontre-balance exactement la réactiond’expansion naturelle de l’Éther, pour se re-partir uniformément dans l’espace ; cetteréaction éthérée vers l’état d’équilibre géné-ral est une force qui s'oppose à la satura-tion complète de l’attraction de la matièrepondérable de l’Éther. Pour chaque atome,poux chaque particule ou corps matériel, **reste une attraction non satisfaite, qui ag**au-dehors sur l’Éther de tous les corps vo*'sins ; c’est ce reste d’attraction libre, tropfaible pour produire des actions chimiques*mais suffisantes pour agir sur les sphèreséthérées des autres corps, c’est ce reste d’at'traction libre, disons-nous, qui produit l'aj'traction réciproque, que l’on nomme grat' l ~talion ou attraction universelle (1).
Six altérations peuvent troubler l’éq ül 'libre d’un corps :
1° L’addition ou la soustraction d’une P° rtion d’Ether à la quantité normale.
2° La distribution anomale de l’Éther d arlSle corps , sans qu’il y ait addition ou sous^traction.
3° La distribution anomale dans chacun®des sphères moléculaires.
4° Les modifications imprimées aux v *brations normales des sphères éthérées P ardes causes extérieures, telles que celles Ù u *peuvent provenir de la propagation de la Iu ^mière, de la chaieur, de l’électricité, du m agnétisme et des influences catalytiques.
5° La translation d’une quantité quelconque d’Ether à travers les sphères. .
6° L’inégal partage de l’Éther au morïI ^ toù les molécules d’un corps se sépar ^brusquement, soit qu’elles fassent partiedeux portions solides, ou d’une portion Psant à l’état liquide, ou d’une portion P asant à l’état de vapeur. ^
(i) Pour plus de détails, voyez le mémoire quenou^^^
présenté sur ces divers sujets à l’Académie royale ^ c ait'
les, le 6 avril i844, intitulé: Essai de coord in at '°' f \ nülH eii
ses qui precedent, produisent et accompagnent les P
électriques.