474
ETO
quée, déprimée à la pointe, entamant un peules plumes du front, à arête dorsale arron-die ; bords lisses , pas d’échancrure. Man-dibule inférieure droite , un peu plus courteque la mandibule supérieure qui la recou-vre. Narines basales, et recouvertes par uneécaille voûtée. Langue échancrée, pointue.
Ailes pointues , atteignant aux deux tiersde la queue ; l re rémige presque rudimen-taire ; les 2 e et 3 e les plus longues.
Jambes moitié aussi longues que le tarse,et emplumées.
Tarses aussi longs que le doigt du milieu,médiocres, scutellés.
Doigts externe et interne presque égaux :l’externe soudé à sa base ; celui du milieuallongé. Pouce long et robuste. Ongles desdoigts faibles et petits , celui du pouce deuxfois plus fort que celui des doigts.
Queue composée de 12 rectrices, élargieet légèrement échancrée.
Couleurs sombres et métalliques dans lesmâles , agréablement mouchetées de fauveou de gris ; et, dans quelques espèces étran-gères , variées de rouge, de jaune ou deblanc.
Les Étourneaux sont des Oiseaux gracieuxetd’un naturel pétulant ; ils viventen troupesdans les contrées boisées, dans les prairieset les jardins , et se nourrissent d’insectes,d’Annélides , de petits Mollusques, de baieset même de graines. Ils suivent le bétail,dans la fiente duquel ils cherchent les se-mences qui ont échappé à la digestion. LesÉtourneaux des Terres magellaniques s’a-battent sur les champs ensemencés et dévo-rent les grains ; l’Étourneau rouge , plusaquatique que les autres Étourneaux, senourrit d’insectes d’eau et d’œufs de pois-sons.
Ils voyagent en troupes nombreuses, etsont répandus dans tous les pays du monde.Dans quelques contrées, ils sont sédentaires.Ils arrivent ordinairement dans nos contréesau premier printemps, et partent assez tarden automne. Quand le froid n’est pas très ri-goureux, il en reste quelques uns ; du reste,leur éloignement n’est que de courte durée,puisqu’on les revoit déjà en février.
L’Étourneau commun se tient de préfé-rence dans les marais , où il se retire surla fin du jour. M. Knapp [Journal of a natu-ralist , pag. 195 ) a remarqué que les Étour-
. et
ETO
neaux, avant leur retraite du soir, se livrentà des évolutions fort intéressantes à observer-Ils se forment en triangle, en sphère, en qua*drilalère, ou décrivent une figure ovale ré-gulière. Pline avait déjà consigné dans sonhistoire que dans leur vol ils se réunissenten cercles ou en boules, chacun cherchant àse placer au centre. Le St. militaris a Fb a 'bitude de s’élever perpendiculairement enl’air, en chantant à la manière des Alouettes.
Au premier printemps, les bandes d’Etourneaux se séparent pour s’apparieraprès avoir combattu pour la possession desfemelles, ils se retirent avec leur compag nedans le creux d’un arbre ou d’un mur, sousles toits, dans les clochers et même dans le 5colombiers, où ils disposent négligemmentun nid de paille, d’herbes fines, de mousse»ou de matières à leur portée. Ils y déposentquatre ou sept œufs gris nuancés de vert cen'dré. Les petits , lors de leur éclosion, s° ntde couleur brune; les St. militaris dép 0 'sent, dit Molina, dans une petite fosse creU"sée à la surface du sol, trois œufs cendre 5tachetés de brun. Les Étourneaux de nospays font deux couvées par an, quand l apremière a été détruite ; et le mâle partag eavec la femelle les soins de l’incubation.
Les mâles diffèrent peu des femelles » slce n’est par des taches plus nombreuses*Quant aux jeunes, ils ont le plumageet ne prennent leur livrée d’adulte qu aseconde mue. Ils n’éprouvent qu’une seumue, et leur changement de plumage» a J*printemps, a lieu par suite de l’altératmsuccessive de la plume.
On trouve plusieurs variétés accidentellesmais le plus souvent albinesde l’Étourne aUcommun.
Quoique les Étourneaux aient l’habit^de se réfugier dans les trous , et s’y réumjsent eu troupes comme les Moineaux . en ^disputant la meilleure place, cela n empche pas que quelques uns ne succomsouvent à la rigueur du froid. Les Etoneaux de l’ancien monde sont plus perc eque ceux d’Amérique , qui se tiennent P rque constamment à terre. ^
On les prend au piège, au filet ou au ^sil ; et l’on peut en tuer plusieurs a prj^ eavoir abattu un seul, par suite de rhabi ^qu’ils ont de voler en cercle, et en crian ^tour des individus morts ou blesses-