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Tome cinquième.
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VQporation forment deux ordres bien dis-tincts : l'agitation de l'air et la pression at-mosphérique , sans être cause purementmécanique ; tandis que la température et^influence électrique sont des causes chi-miques. En effet, l’air par son agitation fa-cilite l’évaporation, en déplaçant les couchessaturées qui sont superposées au liquide, etmet ainsi en contact de nouvelles couchesdépourvues de réactions dues aux vapeurs;la pression atmosphérique s’opposant mé-caniquement à l'expansion rapide de latapeur, sa (diminution atténue la résistance,et l'Evaporation en est accélérée. La tempé-

mture, au contraire, ainsi que l’électricité,augrnenteJ’Évaporation , la première, en«Augmentant la discordance des mouvementséthérés qui constituent l’affinité ( voyez£ niER) ; la seconde, en augmentant l’attrac-tion des corps voisins pour les sphères éthé-r ées périphériques du liquide. Il résulte deCe qui précède que l’évaporation cesse dansle vide et dans l’air lorsque la réaction desVa Peurs seules de dehors en dedans fait équi-libre à la puissance perturbatrice qui sé-pare les molécules superficielles du liquide,en agissant de dedans en dehors.

Hans les corps organisés , l'eau ou lesGuides étant renfermés dans des cellules,he peuvent éprouver de perte liquide que^ ar la transsudation à travers les pores,comme celle qui a lieu pour l'eau renfer-mée dans les alcarazas. Aussi la moyennel’Évaporation dans les zones tempérées,Am est d'environ 0 m , 8 , par année , n’estpi us pour la terre humide que de24 à 0 m ,27 dans le même espace de

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e,n ps ; elle n’est plus pour l’homme queA environ 0 ,n ,18. quoique la transsudations °*t facilitée par une température élevée;

est moindre encore pour les végétaux,a surface égale, l'Évaporation n’ayant lieuUrie manière sensible que pendant le jour

V 1 Pendant le temps qu’ils sont pourvus de*ec ’*

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miles. (Pour ce qui concerneja tension de

vapeur suivant la température, nous^Voyons aux ouvrages de physique çt au* ot vapeur.)

seconde cause qui facilite et accélèreévaporation de l’eau à la surface du globe^ celle des fluides renfermés dans les corpsj’ganisés, estl 'électricité. Nous avons prouvéeurs > par des expériences incontestables,T v.

que le globe terrestre est un corps chargéd’une puissante tension d ’ électricité rési-neuse, tandis que l’espace céleste, qui nepossède pas cette tension, joue, par rapportà lui, le rôle d’un corps chargé d’électricitévitrée. Nous avons dit aussi que la matièrepondérable avait seule la puissance de coërcer l’électricité , et qu’il n’y avait jamais dephénomène électrique sans elle, qu’il n’yavait aucun rayonnement électrique, aucuntransport d’électricité, sans qu’il y ait trans-port de matière pondérable. Il résulte desobservations et des expériences que nousavons faites, qiie lous les corps attachés ausol;ou reposant sur lui, sont résineux commelui ; que tous, en s’élevant au-dessus de sasurface, présentent une pointe résineuseye rsl’espace vitré , dans les temps normaux, etqu’en conséquence, les animaux etl’homme,mais principalement les plantes qui sonttrès élevées et qui ont de nombreuses rami-fications , rayonnent leur électricité versl’espace et perdent en même temps unepartie de leurs fluides. Nos expériences ontfait voir qu’avec une tension électrique unpeu notable, on peut sextupler l’Évapora-tion d’un liquide libre, et que sous des ten-sions considérables, comme celles qui ac-compagnent les météores orageux et trom-biques, l’Evaporation des fluides chez lesvégétaux est telle que les feuilles se dessè-chent, se racornissent; des faits nom-breux ont démontré que plus des troisquarts de leur sève peut leur être enlevéedans certaines circonstances. La vapeur quis’élève du sol et des corps organisés est tou-jours résineuse dans les temps ordinaires ;il n’y a que celle formée sous l’influencedes nuages gris et ardoisés qui est vitrée oupositive , parce qu’ils sont chargés d’uneprodigieuse tension résineuse.

Nous rappellerons à ce sujet les observa-tions de M. de Gasparin : il constata que sousles gros nuages orageux, l’Évaporation del’eau contenue dans son évaporatoire, dou-blait et triplait en quantité dans un tempsdonné. Nous rappellerons aussi les ra-vages que la trombe du 18 juin 1839 fit dansla commune de Chatenay , département deSeine-et-Oise : on vit des champs entiers deblés roussir et dessécher, ainsi que les vi-gnes ; les arbres placés à quelque distancede la route du météore eurent toute la68