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leur permet de lutter avec avantage contredes adversaires d’une taille bien supérieureà la leur. C’est ainsi que le Gerfaut ne craintpas de se mesurer avec l’Aigle ; et lesfauconniers dressaient l’Autour à attaquercet oiseau. Le Gerfaut attaque aussi la Ci-gogne , la Grue, le Héron , la Buse, le Mi-lan , et il est d’un naturel si ardent qu’ilquitte souvent une victime qu’il vient d’a-battre pour en poursuivre une autre.
Malgré le courage du Faucon commun, ilne sort pas toujours vainqueur de ses com-bats avec des adversaires plus faibles : c’estainsi qu’un de ces oiseaux fut tué sur noscôtes par un Corbeau d’un coup de bec quilui fendit le crâne.
La nourriture des diverses espèces variesuivant la taille de l’oiseau et la contréequ’il habite. Le Gerfaut, le Faucon , et lesespèces fortes et bien armées, vivent de Pi-geons, d’oiseaux d’eau, de Perdrix, etc. ; lepremier est l’ennemi le plus impitoyable desLagopèdes. Le Faucon prend aussi à l’occa-sion des Alouettes quand il n’a pas d’autrenourriture ; dans son audace, il attaque l’Ou-tarde, cependant il ne peut s’en rendremaître. La Cresserelle chasse aux Souris,aux Mulots, aux petits oiseaux, et ne dé-daigne pas les insectes et les Lézards; lesCailles, les Alouettes et même les Perdrixforment la base de la nourriture de l’Éme-rillon, du Hobereau et du F. aurantius ;en été, ces oiseaux vivent de gros Co-léoptères. La nourriture du Kobez consisteprincipalement en insectes , qu’il enlève deterre en volant ; quelquefois il attaque lesoiseaux. Le F. semitorquatus , commun dansl’Afrique australe , vit de petits oiseaux , deLézards et de Coléoptères . La Cresserellettevit de Sauterelles, dont elle arrache, avant ide les manger, les pattes et les ailes ; elle Ichasse aux Lézards et aux Taupes , mais ne 1paraît pas toucher aux Grenouilles. L’Éme- *rillon de Caroline, F. sparverius , chasse 'aux Lézards et aux Sauterelles, et s’atta-que quelquefois aux jeunes Poulets ; maiscomme il est faible et petit, la Poule luifait quelquefois lâcher prise. Le F. rupicolisvit de petits quadrupèdes , de reptiles etd’insectes. Les Pigeons forment, comme sonnom l’indique, la base de la nourriture duF. columbarius . Le F. piscaior vit de pêche.
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l siers par excellence, qui ne vivent pas dej chair morte , mais donnent eux-mêmes laI mort aux êtres dont ils se nourrissent-! Comme tous les Rapaces , ils se cachent gé-néralement dans un coin pour dévorer Ie urproie ; et quand on s’approche d’eux, ils de-viennent inquiets, se hérissent, et en déro-bent la vue sous leurs ailes étendues. Ilsment presque en entier les oiseaux avant deles manger, et en avalent à la fois des mor-ceaux très volumineux.
Ils boivent sans y être invités, sanspa^jftre pourcela être souvent sollicités par la soi »mais ils se baignent très volontiers, et P a 'raissent en été prendre plaisir à cet exercise*
Ces oiseaux rejettent en pelotes les pim* 168des oiseaux qu’ils dévorent, ainsi que toutesles parties cornées qui ne sont nulleme 0digérées; mais, malgré sa voracité, leFa ücon ne mange dans le Pigeon ni lestrailles , ni le bout des ailes , ni le bec.faut un jour à un Faucon pour digérer com-plètement un Pigeon entier; car au b° üde ce temps il en mange volontiers onautre ; toutefois il peut rester plusieurs joo rsans nourriture.
Les excréments de ces oiseaux, comm eceux de tous les oiseaux de proie, sont ta&'jours à demi-fluides, et jamais moulés.
L'époque de la pariade est dans nosmats vers le mois de mars. Monogame®solitaires, ces oiseaux n’ont pas, conEin J gceux qui vivent en troupes, de sangla®^combats à livrer. Us forment avec leursmelles une union étroite, et dans
on trouve empressement et tendresse, npas de cette tendresse délicate qu’on ad® 11 ^chez les Tourterelles et les Pigeons ; P aS .ces baisers amoureux, de ces petitsqui ont fait consacrer à Vénus ces cmants oiseaux, bien que cette ten ^si vantée ne soit, comme tous les amdu monde, fondée que sur le besoin P^f a|J ,moins vif de la reproduction. Chez les tcons, ce sont des amours moins effémiplus sérieux ; car ils n’ont pas , coinme^Pigeons, qu’à roucouler, et à aller P re ^aux herbes des champs et aux buissongraines ou les fruits que la saisonleur nourriture à eux ma
il la leur faut chefcb
croître ;court, vole,
— , »uic, ci ii ia leur iau» ^
Ainsi, comme dans la nature tout s’encha^et se lie, et que les mêmes causes P r0