Band 
Tome cinquième.
Seite
567
JPEG-Download
 

F AU

FAU 567

Se, U des effets semblables, la race des Fau-c °ns est peu nombreuse, tandis que celled es oiseaux granivores est très multipliée.

même les carnassiers sont moins nom-breux que les herbivores, et les populationsHvant de chasse sont plus faibles que cellesdes peuples pasteurs.

Le nid dans lequel les Faucons déposentleurs œufs est une aire composée de bûchettesP°ur les grandes espèces, et pour les petitesnid de brindilles construit sans grandSouvent, comme la Cresserelle et le Ko-ils s’emparent de nids de Pies et de Cor-billes. C’est sur les rochers élevés que lesderniers établissent leurs nids sur nos côtesb la Manche ; le F. pèlerin dépose ses œufsd ans un trou ou une anfractuosité des fa-sses, et chaque année ils y reviennent, lespet its placent leur nid sur des arbres élevés;burtant aussi quelquefois, comme l’Éme-f 'llon , sur les rochers, ou, comme le Kobez ete Hobereau, dans des creux d’arbres. La^esserelle niche indifféremment dans lesj* nc iens édifices, dans les tours élevées, danses arbres creux, ou sur l’enfourchure des8 r °s arbres. Le Hobereau niche aussi dans les° Ur s des fortifications de Perpignan . Le F.

rverius niche, dans l’Amérique du Nord , à* c îme des arbres les plus élevés , et au Pa-r ^8uay dans les trous d’arbres ou dans les°chers des églises. Le F. rupicolis pose à

Mat

sur la roche même un nid assez négli-

^hnient formé de brindilles et d’herbes.? Hresserellette , très commune en Grèce ,lc he de préférence sous les toits des maisons,j ^es œufs varient pour le nombre et la cou-I r - On ne sait rien de précis sur Faire,^ Nombre et la couleur des œufs du GerfautLanier. Le Faucon commun pond de& quatre œufs obtus d’un jaune rou-

lf oi s

^ât]

Q r e tacheté de brun; la Cresserelle dea tre à c j n q œu f s semblables à ceux desCh édents , mais aussi quelquefois blancs ta-Mia ^ rou ^ e > LÉmerillon, de cinq à six^hcés d’un brun-roux; les œufs du Hobe-

s °nt blanchâtres , piquetés de brun,

Quelques taches noires plus grandes,^A^ouibre de trois ou quatre. La ponted e ^^erillon de Caroline (F. sparverius ),£h? Uatre blancs tachetés de roux aux■ ^"Lnis,

- _

* Ufs §u *y. Le F. rupicolis pond de six à huit

est de deux œufs seulement au

’ **oux

Les œufs du F. columbarius sont

blancs tachetés de roussâtre, et au nombre dequatre.

Ainsi l’on voit que la ponte de ces oiseauxse compose de quatre à six œufs, le plussouvent blancs et toujours tachetés de brunou de rougeâtre.

La durée de l’incubation doit varier aussisuivant les espèces ; mais elle est de trois se-maines pour le Faucon pèlerin et le Hobe-reau, et le père n’y prend aucune part; ilveille sur les petits pour les défendre etchasse pour les nourrir.

Les petits, faibles comme tous les petitsdes carnassiers, ont longtemps besoin del’assistance*de leurs parents qui leur té-moignent la plus vive tendresse, et lesnourrissent même après qu’ils pourraientse passer de leur secours.

C’est à tort que Buffon a accusé ces oi-seaux de barbarie envers leurs enfants ; cesont, d’après des observations récentes, desparents aussi attentifs que dans les autresordres.

Ce qui indique, dans les animaux desti-nés à vivre de proie, une supériorité incon-testable sur les herbivores et les granivores,c’est qu’il leur faut une éducation dont lesautres n’ont nullement besoin; ainsi lesGallinacés, en sortant de l’œuf, courent etdéjà cherchent leur nourriture; les jeunesCanards se jettent à l’eau et barbotent, tandisqu’il faut à l’oiseau de proie, longtemps aveu-gle et faible, des leçons qui lui apprennentcomment il doit attaquer et combattre ;quelles sont les ruses de la victime pouréchapper à la mort ; et, après ces leçons, illui faut la pratique de la vie pour devenirun chasseur habile. Pourtant ces oiseauxsont peu intelligents, ou tout leur intellectn’a qu’un petit nombre de côtés, ceux quitiennent à la conservation de l’individu,à la nutrition.

Quand les petits sont assez forts pourpourvoir eux-mêmes à leurs besoins, lesparents s’éloignent et les petits chassentpour leur compte, ou bien ces derniers vonts’établir dans d’autres contrées. M. Hardya remarqué sur les côtes de Dieppe que lesjeunes passent communément l’hiver dansles falaises et partent au printemps pourne plus revenir.

Leur mue est simple et a lieu en au-tomne. Peu d’oiseaux sont plus soigneux de