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Tome cinquième.
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leur plumage : aussi ne peut-on pas, quandon a un oiseau de chasse, lui froisser lesplumes; car il ne fait rien sans une longuetoilette, et sans avoir remis son plumageen état.

La plupart des Faucons sont des oiseauxde passage, coutume qui s’explique assez ,pour quelques uns, par le départ des oiseauxdont ils font leur nourriture : cependanti’arrivée des oiseaux qui descendent duNord et viennent passer l’hiver dans nosclimats pourrait leur offrir encore un assezample dédommagement. Le Gerfaut habiteen été toutes les contrées circumpolaires,et en hiver ne descend jamais plus bas quele 60 e degré de latitude Nord. Le Fauconïommun vient chez nous ; mais il y en aqui sont voyageurs et nous visitent àdeux époques, en octobre et novembre, eten février ou mars. La Cresserelle, séden-taire chez nous, est de passage en Suède où elle ne séjourne qu’en été et elle s’a-vance dans le Nord jusqu’en Sibérie . Elle neparaît pourtant pas craindre le froid : carelle hiverne en Suisse et s’élève jusque dansles plus hauts sommets des Alpes .

L’Émerillon est aussi de passage ; il part auprintemps pour le Nord , où il niche, et re-vient habiter les contrées méridionales lors-que le froid se fait sentir. Le Hobereauquitte l’Europe en hiver ; pourtant il passecette saison sur les frontières d’Espagne . LeLanier, jadis commun dans nos pays, s’estretiré vers le Nord et a complètement disparulie chez nous. La Cresserellette arrive auprintemps en Grèce et part en automne.

La distribution géographique des oiseauxde ce genre est très étendue puisqu’elle vade la ligne aux pôles, et l’on en trouve desreprésentants dans toutes les parties dumonde. Je ne m’occuperai ici que des espè-ces dont l’habitat embrasse de vastes con-trées, les espèces étrangères se trouvantgroupées géographiquement à la fin de cetarticle. Le Gerfaut s’étend de l’Islande enAllemagne, et il en fut tué un en Suisse en1644; depuis cette époque il ne paraît pass’y être montré. Le Lanier est commun enHongrie, en Pologne, en Russie, en Autri-che et en Styrie ; il est rare en Allemagne ,en Ecosse , en Suède, en Norwége , enFrance et dans l’Europe méridionale. Il ar-rive en Grèce en automne par troupes de

30 à 40 , à la suite des oiseaux d’eau. Lh*le trouve jusqu’en Sibérie et en Tartarie*mais sa patrie paraît être l’Europe orientale et l’Asie septentrionale. Le Faucon pèlerinest commun en Allemagne et en France ,et se trouve en Angleterre , en Hollande eten Suisse . Ces oiseaux habitent un grandnombre des îles de la Méditerranée, et l eSanciens rois d’Aragon aimaient surtout lesFaucons de Sardaigne . Ils étaient mêmeprotégés par une disposition spéciale de ! aCarta loghu , constitution du royaume P 11 'bliée par la duchesse Eléonore. On les re-trouve dans l’Amérique , méridionale. ^eHobereau est répandu dans le nord de I ^sie, de l’Afrique et de l’Amérique et mêm edans toutes les parties de l’Europe , ma^il ne s’élève pas dans le Nord plus hautq u ®la Suède, et est très commun en Sibérie » 1se trouve aussi dans l’Amérique du Sud - k aCresserelle se rencontre en Europe , dans 1 ^

mérique septentrionale , dans toute

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que; elle est remplacée dans le ^ ord JLcl’Émerillon , qui se voit dans les contre*^tempérées en automne et au printemps -n’y séjourne que quand l’hiver est doux*Cresserelette est plus commune dan»midi de l’Europe , surtout dans le roya u ^Jde Naples , dans la Sardaigne , eD ^cile et en Grèce. Le Kobez , commun ^Russie, en Pologne, en Autriche , au 1et en - deçà des Apennins , est rare ^France , et ne se voit jamais en ^lande. En Grèce , il est très commun ^passage du printemps ; il y arrive ende 20 à 30 , et se laisse facilement apPcher.

Le naturel sauvage de ces oiseaux

rejeter des volières, à moins qu’on ne les ^

par curiosité; en effet l’on ne trouve en t. - nous ton

aucune des qualités aimables qui - ^

rechercher les Passereaux ; pourtant cestites espèces s’apprivoisent facilement;eu une Cresserelle qui était deven^promptement familière, mais sans % en ^lesse. Anderson avait accoutuméà faire vie commune avec desmais il est permis de douter que cet OI ^ esoit devenu granivore et ait pris lanourriture que les Pigeons ; car SpaH an ^a prouvé expérimentalement que ^ments végétaux ne subissent aucune ^de digestion, que leur séjour même