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contenus dans la cavité du pistil développentdans, leur intérieur, sous l’influence dupollen (matière fécondante) renfermé dansles étamines, un embryon ou germe capablede produire un nouveau végétal par son dé-veloppement.
Le phénomène de la Fécondation a été, de-puisun certain nombre d’années, Pobjetd’ungrand nombre de recherches, et aujourd'huides opinions très divergentes ont été émisessur cette importante question. La théorie dessexes dans les plantes, admise depuis plusd’un siècle par l’universalité des botanistes,a été, dans ces derniers temps, mise en doutepar quelques uns; et après avoir, pendantsi longtemps, considéré les étamines commeles analogues des organes mâles des ani-maux, et les pistils comme représentant lesorganes sexuels femelles, plusieurs phyto-tomistes, entraînés par quelques idées quise sont fait jour dans la physiologie animale,nous présentent une théorie dans laquellel’embryon serait fourni par le pollen, quideviendrait, en réalité, le véritable organefemelle, dont le caractère, comme on sait,est de contenir les germes. Mais pour mettrede l’ordre dans cette importante question,nous allons d’abord en exposer successi-vement les différents phénomènes, * aprèsquoi, nous ferons brièvement connaître lesthéories diverses qui ont été émises, pour endonner l’explication.
On peut partager en plusieurs stades oupériodes les phénomènes qui se rapportentâ la Fécondation. Les diverses parties de lafleur éprouvent des changements souveutfort remarquables au moment où la Fécon-dation va s’opérer : ce sont ces changementsque nous allons successivement examiner.
Nous distinguerons trois périodes dansl’acte de la Fécondation : l°les phénomènesqui se passent au moment où elle va s’opé-rer, mais qui la précèdent et la préparenten quelque sorte: ce sont les phénomènesprécurseurs ; 2° ceux qui la constituent,c’est-à-dire accompagnent l’action des or-ganes mâtes sur les organes femelles; cesont les phénomènes essentiels ; 3° enfin, lesphénomènes consécutifs , qui se manifestentaprès que la Fécondation a eu lieu.
Nous étudierons la Fécondation unique-ment dans les plantes phanérogames, c’est-à-dire dans celles où les organes sexuels
sont bien évidents et bien distincts ; maiscette fonction a également lieu dans lescryptogames, bien qu’elle s’y exécute d'unemanière un peu différente. En effet, toutesles recherches des observateurs modernestendent à prouver que les cryptogames sont,comme les phanérogames, pourvus d'or*ganes sexuels : seulement, ces organes Tsont, en général, à un état imparfait de dé-veloppement. Ici se présente encore uneanalogie nouvelle entre les végétaux et I« sanimaux. Quoique l’existence des sexes dansles animaux puisse être considéré®commegénérale, cependant il y en a quelques unsparmi ceux dont l’organisation est la pl uSsimple, qui en paraissent complètementdépourvus : tels sbnt les Hydres ou Polyped’eau douce et plusieurs autres animaux dela même classe. Si l’on s’élève graduellementde ces animaux privés de tout organe spé-cial de génération, jusqu’à ceux qui ende bien développés et distingués en mâleset en femelles, on passe par des êtres chezlesquels un seul de ces organes existe. l>a° stous ceux où apparaît ainsi un seul organesexuel, c’est toujours celui qui contient lesgermes, c’est-à-dire l’organe femelle, <I fllse montre. Ainsi, certains polypes des 3ie-dusaires n’ont que des ovaires sans aucuneapparence d’organes mâles. Il en est demême parmi les végétaux. Quelques u 11sont véritablement agames, comme cer "taines Gonferves, dont toutes les parties P eU ~vent, en quelque sorte, servir immédiate-ment à la reproduction. Mais, entre cesgétaux et ceux où les deux sexes sont b*e°évidents, nous en trouvons dans lesqu eison n’observe réellement qu’un seul org* nesexuel, et cet organe est constamment celu*qui contient les germes: c’est ce que montre* 1plusieurs familles végétales, comme lescacées, les Champignons, les Lichens,Étudions maintenant les phénomènes*^la Fécondation dans les plantes phaneragames.
I. Phénomènes précurseurs de la*Fécondation.
Comme toutes les autres fonctions, JaFécondation ne s’opère que quand les diffé-rentes parties de la fleur ont acquis to«leur développement. C’est, en général,de temps après son épanouissement que